i*4 LA FORTIFICATION
Ce Prince paroît n avoir été informé que d’unetrès-petite partie de tout le mal qu il s’étoit fait,en en faisant autant à son Royaume, l/amour deF adulation étoit son défaut : nous l’avons déjaobservé. Tout ce qui F entouroit avoit trop ledésir de lui plaire , pour ne pas employer unmoyen si certain , 8c si analogue à l’ame vile dela plupart des Courtisans. Le Maréchal de laFeuillade enchérit fur tous les autres. II fit éle-ver, à fes dépens, la Statue pédestre du Roi, aumilieu de la Place des Victoires, qufil fit bâtir àcet eífet. On y voit la Victoire lui placer unecouronne fur la tête. Quatre Esclaves enchaînésaux quatre coins du piédestal, ont été pris pourquatre Puissances de l’Europe, tremblantes à lavue de leur Vainqueur : l’Espagne, F Angleterre, laHollande & FAllemagne. Quelques Auteurs ,M. de Voltaire entr’autres, cherchant à effacercette tache à la mémoire du Roi, ont prétendu queces figures n’étoient point des esclaves, mais desvices domptés. La meilleure justification que cemême Voltaire en donne, est lorsqu"! 1 dit quec’est le Maréchal de la Feuillade 8c non le Roiqu'il l’a fait bâtir ; onpourroit lui répondre qu’ií