204 LA FORTIFICATIONembarrassé pour trouver de quoi les payer. Les
-autres goûts du Roi qui le dominoient, peut-être
encore plus, n’étoient satisfaits qu en partie, parl’épuisement où se trouvoit toujours son trésor.C'est ainsi qu'après quelques campagnes , ildesirbit la paix avec autant d’ardeur qu il avoitdésiré la guerre, étant, dans le vrai, peu en étatde la soutenir long-tems contre tant de Princes ;mais ne falloit-il pas être moins disposé à fen-treprendre?
16^4. Les propositions de paix que le Roi avoit faitfaire à différens Princes, n'ayant eu aucun effet,il fut obligé de faire de nouveaux efforts pourles contraindre à l’accepter. Le Prince d’Orangeavoit les mêmes objets à remplir cette campagneque la précédente,* la Flandre à garantir, & laVille de Liège, qu’il importoit toujours aux Alliésde conserver. II prit donc à-peu-près la mêmeposition. Le Maréchal de Luxembourg comman-dent en Flandre, fous Monseigneur le Dauphin,qui vouloir toujours servir. Il fit marcher farinéevers Tongjres, pour faire craindre au Roi d’An-gleterre qu'il attaqueroit Liège, s'il tentoit deRapprocher de la Flandre Françoise. Ce Prince