20 6 LA FORTIFICATION
1^4. subsistances fur le chemin qu il devoit tenir;
-pour se porter sur TEscaut ; de manière qu’auílì-
tôt qu’il fut averti, par les partis qu’il tenoitenavant, que Tarmée des Alliés étoit décampée,il fit tirer les trois coups de canon, qui étoientun signal convenu pour rappeller tout ce qui setrouvoit hors du camp, & fit partir, diaprés les.ordres que Monseigneur le Dauphin donna fur lechamp , la cavalerie de la première ligne ; cePrince & lui íe mirent en marche à quatre heuresdu soir, avec la cavalerie de la seconde ligne. Lereste de farinée ne put partir, avec le Maréchalde Villeroy, que le lendemain ip, à quatre heu-res du matin, de manière que le Prince d’Orangegagna vingt-quatre heures fur Farinée du Roi.Cette armée avoit douze à quinze lieues de plusà faire : elle étoit obligée de passer deux fois laSambre, Sc de faire un grand tour par Maubeuge ,Condé Sc Tournay. Cependant le Maréchal deVilleroy, avec un détachement de Tannée, ayantmarché dix-fept heures, fans s'arrêter, joignitl’avant-garde. Il arriva au Pont-des-Pierres le 23òù il trouva le Marquis de la Valette, qui y étoitcampé avec quinze bataillons, neuf régimèns