226 LA FORTIFICATION165)7. )> à tous les avantages qu’elle pourroit acqué-
' 5) rir en la troublant» ! Un Roi aufíì puissantpar Tétendue de ses Etats Sc par ses nombreusesarmées, est bien grand , quand au lieu de seprévaloir de sa supériorité, il cède à la seuleconsidération de la tranquillité publique. Peut-on douter qssune telle conduite n’eût effacétoutes les impressions défavorables que l’Europeavoit prises contre lui, d’après ses deux guerresconsécutives de 1666 Sc 1672? On les eût at-tribué aux effets d’une bouillante jeunesse ,* oneût attribué de même cette différence de con-duite à la maturité de son esprit A à la droiturede son cœur ; sonRoyaume, pendant cette lon-gue paix, ce seroit repeuplé Sc enrichi; il eûtété adoré de ses sujets, redouté de ses voisins ;Sc lorsque son petit-Fils se seroit vu appellé à laCouronne d’Espagne, par une disposition testa-mentaire auílì libre, toute l’Europe eût vu sansjalousie ce grand événement. En vain l’Empereureût-il voulu répandre des manifestes pour prou-ver que cette grande succession ne pouvoit re-garder que lùi, ou un Prince de fa Maison, lasécurité régnant chez toutes les Puissances, il