228 LA FORTIFICATION
1700. de force ! Le Roi accepta le testament par un sen-timent digne de la grandeur de son ame; car,quoiqu’il fût en faveur de son petit-Fils , il n’endevoir résulter aucun avantage pour lui ni pourson Fils, ni pour son Royaume. Il étoit mêmecertain qu’il alloit être forcé de recommencerune guerre sanglante ; mais son honneur & ladignité de fa Couronne, lui en faifoient unenécessité. Ce n'est donc point cette noble résolu-tion qui peut être susceptible d^aucune censure ;elle mérite au contraire, toute sorte d'éloges:mais il n’en est pas de même des mesures quifurent prises pour assurer l’exécution de ce grandprojet.
i7 OI « L’Empereur avoit fait faire à Madrid, le 17Janvier 1701, par son Ambassadeur le Comtede Harac, une protestation contre le testamentde Charles II, & il avoit déclaré au Marquis deVilíars, Envoyé de France a Vienne, qu’il regar-doit comme la cause de presque toute l’Europe,d’empêcher que la Monarchie d’Espagne fût pos-sédée par un Prince de France.
Lorsque l’Ambastadeur du Roi à Londres, leComte de Tallard, avoit fait part à Guillaume