1701.
PERPENDICULAIRE» 137avoit contre lui, çe qu’on appelloit la cabaledes dévots. Il avoit de plus, osé mander qu’il fal-loir qu il fût trahi, 6c que quelques-uns de ceuxqui avoient entrée dans le Conseil, avertissent lesennemis de tous les projets qu’on y arrêtoit.Quand ces plaintes n’auroient regardé que lesOfficiers du Duc de Savoie, il n’étoit pas permisalors de soupçonner leur fidélité, sans offenserMadame la Duchesse de Bourgogne ; mais lereproche ne pouvoit évidemment regarder quele Roi son Pere, 6c cette Princesse toute puissantealors à la Cour, en témoigna un si vif méconten-tement, que le rappel de M. de Catinat fut ré-solu, 6c les ordres envoyés au Maréchal de Ville-roy, qui commandoit Tarmée qu’on assembloiten Allemagne, d'aller prendre le commande-ment de celle d’italie.
J'ai cru devoir tssétendre un peu fur cet évé-nement, du commencement de la campagne de1701 en Italie, parce qu’il me semble qu'aucunÉcrivain de ce tems,n’a rendu la justice quiétoitdue à M. de Catinat. Son rappel l’a supposé jugédéfavorablement par la Cour, 6c le Public nemanque guères de regarder comme coupables,