1702.
PERPENDICULAIRE. 247velíes, le Duc de Vendôme se mit en marche àdeux heures après midi, avec seize escadrons Scvingt-quatre compagnies de grenadiers. II trouvaen effet les ennemis campés, la droite à la Vit-toriasur le Crostolo, ayant derrière eux le Tesson,sur lequel ils n’avoient que deux ponts. II formafur le champ deux colonnes - composées d’infan-terie Sc de cavalerie, & se porta sur eux, sansleur donner un instant pour leurs dispositions.Ils firent ferme pendant quelque te m 5 ; mais ilsfurent poussés si vivement, qu'ils furent ren-versés & précipités dans le Tesson dont les bordsétoient hauts Sc escarpés. Les trois quarts de cecorps furent tués, noyés ou pris prisonniers. LeDuc de Vendôme n’eut pas plus de cent vingthommes tués ou blessés. Le Roi d’Espagne vintcamper le lendemain 27 à la Vittoria.
Ce font>ces sortes dictions, que le hazardfournit à la guerre, & dont on sçait profiter surle champ, qui caractérisent le véritable GénéraisCelui qui ne l’est pas, tâtonne : est indécis : Toc-casion lui échappe : il ne trouve jamais que cesoit le moment d'opérer ; tandis que l’autre,toujours prêt, se confiant dans son talent, profite