258 LAFORTIFICATIONt 702. remporté dans de telles circonstances, où les" ' armes du Roi avoient été st malheureuses en Flan-dre, étoit un service important rendu à FÉtat;il en fut récompensé par le Bâton de Maréchalde France, que le Roi lui envoya sur le champ.
Cette victoire fut remarquable , non par lascience de la disposition qui savoir préparée -mais parce qu’elle fit connoître Faudace dont leMaréchal de Villars étoit capable , & Faudaceest le premier des dons qu'un Militaire puisterecevoir de la nature. Pour une occasion où lesFabius servent utilement, il y en a cent où ilfaut des Annibal. D’ailleurs la première de cesqualités n’exclut pas la seconde. Ce que nousappelions audace, n’est pas témérité,* il faut,fans doute, des apparences de succès pour sedéterminer, mais on manque rarement à les réa-liser, quand on y sçait employer Fimpétuositéde ses mouvemens. En un mot, on n'est pointGénéral, si Fon balance en présence de Fennemi,*l’éviter si Fon n’est pas dans Fintention d'enga-ger une affaire, mais se précipiter sur lui, dèsqu’on s'est mis à portée de l’attaquer. De-là Fonpeut juger combien est essentiel le choix d’un