282 LA FORTIFICATION1704. à la place d’une honteuse défaite : mais l’Elec-teur Sc le Maréchal ne songèrent qu’à faire laretraite la plus prompte qu'il fut poílìble, Scconsommèrent par cette pitoyable manœuvre,le désastre de cette malheureuse journée.
De-là, Sc comme fur un théâtre où la déco-ration change, d’un coup de sistet, FEmpereurqui trembloit pour fa Capitale, fe vit maître detoute la Bavière, Sc l’Empire délivré de tous fesennemis. L’Electeur, le Maréchal de Marfin, Sctout ce qu’on put rassembler de troupes Fran-.çoifes, fe retirèrent derrière le Rhin: retraitequ’aucun détachement de l'armée victorieuse nesongea à troubler, ayant adopté, fans doute, ceprincipe, ‘qu il es sage de faire un pont £or à sonennemi.
Le Maréchal deVilleroy, qui étoit resté im-mobile , près de Strasbourg fur la Kinche , en. attendant ce que le fort ordonneroit de ces gran-des opérations, recueillit les débris de ces armées.II avoit été destiné à contenir le Prince Eugène,chargé de défendre les lignes de StolhofFen ; maisce Prince en étoit sorti avec la plus grande par-tie des troupes qui y étoient, & s’étoit joint au