PERPENDICULAIRE. 289contra le 24 d’Août vers Malaga. Le combatfut fort vif. Les ennemis íe retirèrent très-mal-traités; mais le Comte de Toulouse l’ignoroit,& ne les suivit pas ; ce qui rendit Passa ire in-décise. L'on n’en tira aucune utilité, de part nid’autre, ainíì qu’il en arrive souvent des com-bats de mer. Les Portugais ayant reçu quelquesrenforts, recommencèrent leurs opérations,après la saison des grandes chaleurs passées. LeDuc de Berwick, quoique très-assoibli, agit con-tre les ordres du Roi d’Efpagne. II manœuvrasi bien, qu’il couvrit Madrid, & rompit tousleurs desseins. Ainsi se termina cette premièrecampagne où le Duc de Berwick eut à luttercontre des intrigues de Cour qui occasionnè-rent son rappel. Ce Duc étoit ferme dans ses ré-solutions. La Reine vive, aimable, adorée deson mari, le gouvernant souverainement, vou-lut ravoir la Princesse des Ursins fa favorite,dont Louis XIV avoit exigé Péloignement. Elledésira un Général qui pût la seconder dans sesvues. Le Duc de Berwick n’y étoit nullementpropre. Elle engagea Philippe V à écrire au Roipour lui demander le'Maréchal de Tessé, pre-Tome IV . O o
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