312 LA FORTIFICATION
1706. léans étoit doué, il n’avoit aucune connoissance' du pays ,* le Maréchal de Marsin ne le connoissoitpas plus que lui ; le moment étoit des plus cri-tiques ; la plus petite erreur dans les combinai-sons, ne pouvoit être réparée. II falloit empê-cher fennemi de pénétrer dans le Mantuan, leCrémonois, le Milanois, Sc c. II falloit s’op-pofer à la marche d’une grande partie de l’arméedu Prince Eugène qui traversoit, le Parmesan,le Plaisantin, pour pénétrer en Piémont. Peut-être M. de Vendôme eût eu des ressources quela connoififance du terrein lui eût suggérées,pour attaquer le Prince Eugène dans fa marche ;mais le Duc d’Orléans n’eut point d’autreparti à prendre que celui de gagner quelquesmarches fur l’armée Impériale, Sc réunir les trou-pes qssil put tirer du Milanois, à celles faisantle liège de Turin. Alors, cette réunion faite, ilprojettoit de s'avancer fur le Pô, au-devant duPrince Eugène, Sc le combattre à son passage.11 effectua de ce plan ce qui dépendoit de lui,d’arriver devant Turin deux jours avant les trou-pes Impériales ; mais il fut forcé d’y rester, ainstque nous le dirons - après avoir parlé de toutes
; les