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4 (1778) Des retranchemens de campagne & des lignes en général / [par Marc-Réné Montalembert]
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PERPENDICULAIRE. 331tine à s’introduire dans la Place, à moins de laisserdes forces suffisantes pour pouvoir la tenir exac-tement investie. Alors c'est le cas de deux armées :Lune de siège Sc Tautre d’obfervation, 6c c’estleplus sûr, fans contredit ; mais quand on n’en aquune,est-il sage de la diviser, partie pour conti-nuer le siège, partie pour aller au-devant de l’enne-mi? Si Tune est battue, que devient l’autre ? Le plande campagne que le Roi avoit fait pour cette annéeen Italie, étoit fort au-dessus des forces qu’il yavoit fait passer. i°. Parce que celles de l’Empe-reur étoient plus considérables qu'elles n’avoientencore été les années précédentes ; 6c 2 0 . Parce quele siège de Turin demandoit à lui seul une arméeplus forte que n’étoient celles de Piémont 6c duMilànois réunies. Celle du Milanois avoit en-core à fe diviser, d'une part, pour garder le hautMinciò Sc couvir le Milanois > Sc de l’autre pourempêcher la marche du Prince Eugène, par delàle Pô, qui devoit aller en Piémont. On ne peutgarder une auffi grande étendue de pays, qu'aumoyen d'une armée très-nombreufe. De mêmepour une grande Ville assiégé, il faut une arméed’obfervation supérieure, Sc une destinée uni-

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