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4 (1778) Des retranchemens de campagne & des lignes en général / [par Marc-Réné Montalembert]
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zz6 LA FORTIFICATION170^. une Ville. Ainst, il est démontré que rien de cequi arriva n’avoit été prévu. II ne faut point don-ner à M. de Chamillard ce qui ne lui appartientpas; il ne fut que trop riche d’ailleurs.

Cette défense de nos lignes, st mal préparée,n’en fut pas moins des plus vigoureuses de lapart de nos troupes. Elles y strent des prodiges.Huit à dix mille hommes, attaqués par trente-cinq à quarante mille, semblent ne pas devoirtenir un instant. Elles n’étoient point assez nom-breuses pour garnir tout l’efpace ; la droite n’al-loit point jufqu’à la rivière; les ennemis repous-sés de tous côtés, apperçurent cet intervalle, yportèrent une colonne d’infanterie, suivie de laplus grande partie de leur cavalerie, qui prit enstanc A à dos, les brigades qui réststoient avectant de succès, à ceux qu’ils avoient en face. Iífallut céder. Le Duc d’Orléans y reçut deuxblessures, & le Maréchal de Marsin s’y fit tuer.La valeur ne suffit pas dans les Généraux ; il fautde la tête, fçavoir disposer avec prudence Scexécuter de sang froid.

Cette première défaite étoit cependant sus-ceptible des plus grandes ressources ; nous n avions

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