zz8 LA FORTIFICATION1706”. frapper de pareils coups. II n’imagiria point autre' chose que de se retirer, en abandonnant tout:
cent quarante pièces de canon , dont cent devingt-quatre, soixante mortiers, trente-cinq milleboulets, cent soixante - douze mille cartou-ches , cinq mille bombes, &c. II marcha à Pigne-fól, où il arriva le 8, ainsi que le Comte d'Al-bergotti qui s’étoit retiré entrès-bon ordre:ileut à passer le Pô, la Stura & la Doire. Le Ducde Savoie le fit observer dans fa marche, mais iln’y fut point inquiété.
On fait encore de cette retraite du côté desAlpes, un grand sujet de critique. Qu’on eûtcritiqué la retraite, cela étoit juste; mais qu’onâit condamné de Pavoir fait du côté de nos fron-tières & non en descendant le Pô, pour aller dansle Milanois se joindre à M. de Médavi, c’est encoreun jugement qui ne part d’aucune raison solide.II est, au contraire, Fesse t de la préférence qu’onest toujours disposé à donner à ce qu’on rsa pasfait, quand òn a fait mal : il est encore l’esset desespérances non réfléchies, de pouvoir se main-tenir en Italie, qu’avoit fait naître la bataille deCastiglibnne, gagnée par le Comte de Médavi