PERPENDICULAIRE. 341de Naples, ainíì que le ravage du Dauphine, de 1706.la Provence, qui finit par le siège de Toulon. Il "
fallut une armée plus forte pour chasser les enne-mis hors du Royaume, qu’il n’en eût fallu pourfe remettre en Italie fur le même pied, où le Roiétoit au commencement de la campagne précé-dente; mais la constance n’étoit pas la vertu desMinistres de France.
Les détails dans lesquels nous venons d'en-trer, fur les lignes de Turin, & fur le malheureuxcombat qui en a été la fuite, font appercevoirévidemment que si le siège eût été bien conduit,ou du moins que les lignes de circonvallationeussent été d’une bonne défense, nous eussionseu des succès brillants, à la place des plus fu-nestes revers. A l’égard de la réduction de laPlace - c'étoit une grande Sc difficile entreprise.
Par le côté où on l'a attaqué, elle réunissoit tousles avantages connus, dans Fart de fortifier, misen usage jusqu’à nos jours. Elle avoit une garni-son nombreuse qui fe défendoit comme il estnaturel de défendre la Capitale des Etats de sonSouverain. Toutes les fortifications en étoientrasantes, nous Pavons déja observé; on ne peut