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4 (1778) Des retranchemens de campagne & des lignes en général / [par Marc-Réné Montalembert]
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548 LA FORTIFICATIONces - c'est que c’étoit lui qui préparoit les moyens ;il en jugeoit mal, & ils furent toujours insuffi-sants. Le Roi parvenu à Utrecht le 20 de Juin,s’y trouva à la tête d'une armée peu considérable.Louvois n’avoit pas pourvu aux troupes de garni-son - nécessaires à laisser dans les Places. Ces trou-pes eussent dû être à la fuite de Farinée conqué-rante. Une grande partie de cette armée fut obli-gée d’y suppléer. Elle fe trouva très-affoiblie aumoment où il eût été nécessaire quelle fût la plusforte. L’avis de M. de Pomponne au Conseil, sup-posé vrai,n’étoit pas praticable. Raser les enceintesdes,Villes conquises, & n y point tenir de trou-pes ,* comment soutenir une armée à cette dis-tance des frontières, fans aucun point d’appui?Comment communiquer? Comment subsister?On nest maître d'un pays, que quand on y a desétablissemens solides. Les Tartares ont traverséFAsie de tous les sens, Sc n’ont jamais soumisl’Aste. Les forces du Roi n’étoient pas suffisantes:c’est-là le vice fondamental du projet ; mais Lou-vois, emporté par des idées auffi vastes que peuréfléchies, ne connut pas le danger de la situa-tion. II fut insensible aux soumissions des Hol-