35^ LA FORTIFICATIONhuit à neuf ans, & ne se trouvoit pas en état dela faire ; il ne put opposer à ses ennemis, pourempêcher leur progrès, que l’incendie du Pala-tinat. Toute son argenterie SC les meubles pré-cieux, de ce métal, qui décoroientVersailles, fu-rent envoyés àlaMonnoie. Rien ne peut indiquerplus certainement une mauvaise administration.II reprit, la supériorité les campagnes suivantes,*mais ses succès furent toujours accompagnés deses instances pour obtenir la paix. Le Duc deSavoie su r-tout eut lieu de connoître le peu derisques qu il courroit, en se déclarant contre laFrance. Malgré toutes Tes défaites, le Roile faisoit solliciter continuellement ; il luiofsroit, chaque année, les plus grands avanta-ges , pour l’engager à faire une paix particu-lière. Ce Ducs’y détermina enfin en 1695, quoi-que le traité soit daté du 4 de Juillet 1 696 -II portoit une restitution entière de toutes lesconquêtes faites fur lui, pendant huit campa-.gnes, & assuroit le mariage de fa fille avec M. I eDuc de Bourgogne, héritier présomptif de laCouronne. On lui cedoit Pignerol, Sc on ac-cordoit à ses Ambassadeurs, le rang de ceux des
Schliessen