3 66 LA FORTIFICATION
II faut, par l’attention la plus suivie fur l'espècedes services, distinguer le bon Officier : il fautsaisir le premier indice & le mettre à même d’enfournir un second : de-là à un autre. Si f étendueest courte, on en atteindra bientôt s extrémité.En comptant tout, on ne peut manquer de con-noître si le total est considérable ; mais dans cetteeípèce d’arithmétique, il faut que la plus grandenaissance soit comptée pour zéro. A mérite égal,elle doit avoir la préférence ; mais c’est une erreurde croire que son éclat puisse inspirer aux hom-mes un degré de soumission plus grand, quecelui qu’obtient le mérite distingué. Une arméequi a confiance en son Général, exécutera surle champ tout ce qu'il ordonne. Le Roi lui-même ne pourroit espérer d’être mieux obéi. Quela Noblesse qui a servi toute sa vie de son mieux -avec zèle & avec courage : que celle de la Cour,agréable au Roi qui a servi de même, parvienneau dernier grade militaire, rien n’est plus con-venable. Ils font faits pour être décorés des plushautes dignités. Il faut quelles soientîarécom-pense de leur zèle ; mais que jamais le comman-dement des armées ne soit confié qu à ceux qui