z84 LA FORTIFICATIONtravail - puisqu il n’eft pas la moitié de celui faiten 1734 ; Sc si on alléguois que ce seroit encoretrop, si l’armée étoit foible, Sc qu’on eût peu detems à disposer avant sarrivée de l’ennemi, il Yauroit à répon dre définitivement: si votre armée desiège est petite : que vous ne puissiez point avoirà fa fuite un nombre suffisant de paysans pion-niers : que l’ennemi soit à portée de vous atta-quer promptement, A que vous n’ayez pointcfarmée «^observation, ^entreprenez pas desiège, ou bien attendez-vous à être battu. L'en-treprise seroit alors du nombre des entreprises ex-travagantes , dont il est juste de porter la peine.
Mais ce moyen de résister à tous les effortsd’un ennemi très-supérieur, quel est-il intrinsè-quement ì Un ordre ni étendu ni continu ; c'estun ordre partiel, rapproché, refusant des partiesdans la ligne même : ne présentant que des pointsou toutes les forces font réunies ; Sc cette dispo-.sition qui forme notre ordre défensif dans deslignes de circonvallation, est générale ; elle estapplicable à tous les cas. Toutes les fois qu’unearmée aura une position à conserver : toutes lesfois quelle aura le combat à recevoir Sc non à