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RECHERCHES
toute la substance colorante, et que sa partie ligneuse n’en contientguère plus que les tiges de la plante.
» Ces différentes parties de la Garance, étant employées parfaite-ment fraîches, ont toujours produit des couleurs moins nourries queles mêmes parties desséchées avant la teinture ; quoique ces dernièresaient avant leur dessiccation le même poids que les premières.
n Ces essais ont été répétés plusieurs fois et ont toujours donné lesmêmes résultats.
» En examinant la racine au microscope, on ne peut distingueraucune trace de substance colorante séparée; sa partie ligneuse esttrès-poreuse, comme dans tous les végétaux , et sa partie charnuesemble composée des parties mucilagineuses liquides, contenues dansun réseau de filamens ligneux, sans offrir aucun indice de porosité.
» Les alizaris d’A.vignon se composent de tiges et de racines; lestiges de la plante, étant recouvertes de terre, prennent l’apparencede la racine, sans en acquérir les propriétés tinctoriales, et le culti-vateur qui augmente ainsi sa récolte, en altère nécessairement laqualité. Comme ces tiges ne contiennent que très-peu de partiescolorantes, on peut supposer que c’est là un moyen employé pourfalsifier la Garance, et que sa qualité dépend beaucoup de la tige en-terrée pendant la croissance de la plante et récoltée avec la racine. »Néanmoins les auteurs qui ont traité le plus complètement de cettematière regardent les racines comme ayant déjà pendant leur vie lacouleur rouge, et n’éprouvant aucun changement par les opérationsqu’elles subissent ultérieurement \
Plusieurs fabricans ignorant ce fait, et à qui j’ai soumis mesobservations et montré les racines passant par tous les degrés decoloration jusqu’à celui qu’elles atteignent, réduites en poudre, tan-dis qu’auparavant elles n’offraient aucune trace de couleur rouge,