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Pour lie point confondre ces signes numériquesavec les lettres, on les chargeait d’un accent aigu ,précaution qui devenait inutile dans les opérationsd’arithmétique. Les chiffres les plus forts se plaçaientà la gauche des plus faibles.
Les Grecs nommaient TtvQpivzç, ou les fonds , tousles chiffres de la première rangée, qui expriment lesunités simples ; quant aux chiffres des deux dernièresrangées, c’étaient les analogues des premiers; et, aulieu d’effectuer certaines opérations sur les analogues,le calcul s’opérait sur les fonds, après quoi l’on pas-sait aux analogues à l’aide de plusieurs théorèmes.
Comme les Grecs avaient des mots pour exprimerla dixaine (Slza), la centaine (Larov), le mille(;AW.), et la dixaine de mille ( fGpta) , ils avaientformé une quatrième rangée de chiffres pour expri-mer les mille, à l’aide des chiffres de la premièrerangée, ayant tous un accent placé en-dessous. Ainsia représentait 1000, et ■/, représentait 8000.
Alors on considérait deux classes de nombres, lespetits nombres, ou nombres ordinaires , inférieurs àla myriade ou dizaine de mille, et les grands nom-bres, composés de myriades, celles-ci étant prisespour de nouvelles unités.
Il y avait trois manières de noter les myriades.D’abord , on pouvait écrire à la manière ordinairele nombre des myriades , et mettre à la droite de cenombre les initiales Mu du mot g-jpax , comme ttoMupour représenter 84 myriades. En second lieu, oninscrivait le nombre des myriades au-dessus de l’ini-tiale M, comme
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