3< $ LA FORTIFICATION
vaisseau vienne se placer dans l’étendue duchamp d’une semblable batteries’il veutentreprendre ssen démonter les canons. Iln’importe donc point pour l’objet défensif,que ce champ ait plus ou moins d’étendue ;il importe d’être couvert le mieux qu il estpossible, & la batterie Q a de ce côté toutesfortes d’avantages , tandis que la batterie Pen est totalement dépourvue.
Examinons maintenant comment l’objetoffensif est rempli dans les différentes dispo-sitions de ces deux batteries. Le champ de labatterie Q ne s’étend que de V en X, à trentedegrés d’obliquité à chaque extrémité de lapîandic iy, batterie, Planche IV, fig. 2. Celui de la bat-terie P s'étend, comme on l’a dit, de R en T;mais dans la premiere, les Canonniers à cou-vert du feu des hunes ne peuvent être frap-pés que d’un boulet, que le hasard aura dirigédans le vuide d’une embrasure, presquentiè-rement remplie par son canon & son affût ;ils ne tireront que des coups certains, tandisque dans la batterie P, les canons & les Ca-nonniers exposés à tous les coups du vaisseau ,