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donnant passage autour de cette tannée A, ( planche 16e. ), et la place nécessaire B, pourconstruire les tuyaux de chaleur C, qui doivent l’échauffer.
La hauteur des vitrages du côté du midi doit être telle, que les rayons du soleil éclairentpresque tous les jours de l’année toutes les faces intérieures de la serre : sa hauteur et salargeur se déterminent par la hauteur méridienne du soleil au solstice d’été ; car si au jourdu solstice il éclaire toute la surface intérieure de la serre à l’heure de midi, il l’éclairera né-cessairement tous les jours de l’année.
On sait que les solstices sont les poins de l’écliptique où le soleil est le plus éloigné de l’é-quateur , et où il semble pendant quelques jours ne s’en éloigner ni s’en rapprocher , cequi arrive vers le 21 juin pour le solstice d’été.
Plus le degré de solstice est élevé, et moins le rayon du soleil est oblique 5 au contrairemoins le solstice est élevé , et plus le rayon est oblique et donne conséquemment de largeur hune serre. Par exemple , dans un climat plus septentrional que celui de Paris , où la hauteurdu solstice serait de 58 degrés, si le vitrage vertical A B d’une serre (figure 1 , planche 17 )était de 18 p., le rayon du solstice tombera sur l’aire horisontale à 11 p. , sur lequel on peutretrancher 3 p. ; restera 8 p. pour l'intérieur de la serre, mesure que l’on peut augmenter àvolonté, en observant de remonter le vitrage ; alors le soleil frappera le fond de la serrepresque tous les jours de l’année , ce qui est indispensable dans les climats où on ne peutexposer en plein air qu’un très-petit nombre de plantes.
Si la serre n’est destinée que pour les plantes comprises entre le 22 e et le 36 e degré , commela plupart passent l’été en pleine terre , dans le climat de Paris , il n’est pas nécessaire quele rayon du solstice s’étende jusqu’au fond de la serre, puisque ces plantes en sont sortiesavant le solstice ; ainsi la hauteur et la largeur de cette serre pourront être réglées par la hau-teur méridienne du soleil ( environ 62 degrés ), du 20 au 25 mai, époque de la sortie desplantes , pour y être replacées du i 5 au 20 septembre.
S’il n’y a point de plantes contre le mur du nord, il suffira que le rayon solsticial s’étendejusqu’au bord septentrional de la tannée.
Supposons la hauteur du solstice à 62 d. i , et soit donnés 9 p. pour la largeur de la serreproposée, dont 2 p. pour le passage du fond : je tire le rayon solsticial du point A , bord dela tannée ( fig. 2 ) , jusqu’en B , qui fait avec la base ou ligne horisontale un angle de62 d. i, pareil au solstice de Paris . Je prends de A en E 7 p. pour la largeur de la tannéeet du passage, et de A en C 2 p. pour le passage, côté du nord, ce qui produit 9 p. pourla largeur totale de la serre. J’élève la ligne verticale E B ; le point où elle coupe le rayon ,donnera la hauteur des vitrages du devant. J’élève une deuxième verticale C F , qui sera lemur du nord , dont je trouve la hauteur en décrivant du point B un arc de 45 d., pourl’inclinaison du comble.
Ces principes généraux pour l’exposition et la construction d’une serre, sont pris dans le Coursde M. l’abbé Rozier ; mais comme ils pourraient forcer à faire le vitrage du devant trop haut,les exemples que nous donnons remplissent le même but, quoique moins élevés , afin quele vitrage incliné n’intercepte en aucune façon les rayons du soleil, qui doivent échauffer toutesles tannées 5 ainsi, quand on aura suivi les principes ci-dessus } c’est- à-dire qu’on aura tracé la