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que leur présentait le placement de ces bas-reliefs, dans la juxta-position qu’exigeait le galbedu fût : ils ont imaginé des calibres composés de plusieurs pièces de charpente formant des por-tions de tambours de même diamètre que la colonne : ces calibres, qui se divisaient en deuxparties mobiles sur des arbres , les uns dans une direction verticale, les autres horizontalement,recevaient chacun leur plaque; ensuite , par l’effet d’un contrepoids, ces parties se rapprochaientou s’éloignaient à volonté , jusqu’à ce que les plaques suffisamment ajustées et jointoyées, setrouvent entr’elles dans une juxta-position : assujetties de la sorte, elles s’adaptent si parfaite-ment sur le fût, et de l’une à l’autre, qu’il n’est pas possible d’en apercevoir les joints', et queles morceaux supérieurs forment clefs aux inférieurs : on ne pourrait enlever aucune pièce inter-médiaire, sans démonter celle qui est posée au sommet, et ainsi de suite.
Le piédestal est décoré , comme celui de la colonne Trajane à Rome , de bas-reliefs remplisd’armures sur trois faces, et du côté de la porte, d’une table soutenue par deux victoires ailéessur laquelle on lit cette inscription.
NEAPOLIO. IMF, AU G.
MONUMENTUM . BELLI. 6EKMANICI.
ANNO. M. DCCC. Y.
T RI M E S TRI. S PATI O. DÏÏCIC. SUO. PROFLIGATI.
ÉX. AERE. CAPTO.
GLORIAE. EXERCITUS. MAXIMI. DICAYIT.
Cette colonne est surmontée de la statue pédestre de sa Majesté l’Empereur, portée sur unpiédestal et une calotte sphérique.
On arrive sur le tailloir du chapiteau par un escalier en spirale, ménagé dans le centre de lacolonne.
Les 276 plaques'de bronze retracent, ainsi que nous l’avons dit plus haut, les étonnantesvictoires de la campagne de i8o5. Nous allons les détailler selon l’ordre chronologique qu’ellesoccupent sur le fût.
La première plaque commence en pointe, et représente lamerà l’horison ; parlantainsiazerode hauteur, elle prend la figure d’un triangle; on voit d’abord de petites .vagues, ensuite de plus,fortes, enfin, la flottille de Boulogne, et le départ des troupes du camp de Boulogne ; leurpassage sur le Rhin, et leur arrivée en Bavière 011 distingue le jeune Dubois, célébré joueurde flûte en cristal, à la tête de sou corps. — Le passage du Rhin, sur tous les points, parl’armée, les 25, 26 et 27 septembre i8o5. L’Empereur, revêtu de ses habits impériaux,adresse la parole à ses braves ; plus loin, on voit encore Sa Majesté avec le roi de Wurtemberg,et un dragon recevant la croix d’honneur des mains du Souverain. — Prise du pont deDonawerth, 6 octobre. — Prise du pont de Lech, 7 octobre. —Combat de Wirtinghen : prised’une division ennemie, 8 octobre. — Entrée des Français à Ausbourg , 9 octobre. — Passage-du Danube à Neubourg, 9 octobre. — Combat de Guntzbourg ; le pont emporté de vive force,xo octobre. — Affaire de Laudsberg, 11 octobre. — Entrée à Munich , prise du pontd Elchin-