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ìrè, les Pifans Payant brûlée en 1175* Les Latins 1 appellentAlbmgaunum', & c’est un nom qu’elle a pris des Alpes queI on nommoit autrefois Albïi montes- Les toiirs dont on voitencore quelques vestiges, & qui ont été bâties par des Ca-pitaines de vaisseaux , marquent ion antiquité. Quoyqu el-le parodie avantageusement située dáns uné plaine agiea-Lle, qui a dç l’étenduë avant qu elle se joigne aux monta-gnes , & qu’elle soit à cinq cens pas de la mer , ion aïsft est pas sain, ce qui fait dire en Proverbe- Albengà Plana , jefo sse fana, fi démanàtì/ebbe Diana. Ses environs font tout Cou-verts d’oliviers- & la terre y est, cultivée plus que dans toutle reste de la côte. A un rïiìlle d’Albenguë,est Cerial,& à unautre mille,Borghette. Ces deux bourgs qui sont fur le bordde la mer de Genes, furent ravagez par les Turcs, il y aenviron cinquante ans. Ils en emmenerent les habitans eí-claves, & la soepublique les racheta. * fournald'un voyage deDrame & d’Italie _
II y a vis-à-vis de la ville d’Àlbeftgué , une petite Ifle quiporte le même nom , & què ceux du Pays appellent IJlettod’Albenga, à cause de fa petitesse. Son circuit n’est pas toutà fait d’un mille-. Ce n’est qu’une petite montagne à cin-quante milles de Genes du côté de l’Occídént, L presquejoignant là côte.Cette Isle est appellée proprement Gaïl nara.
ALBERCHE. Petite rivière d’Eípagne qui a son coursdans la Nouvelle Castille. Elle tire fa source de la SierraTablada - & coulant à l’Orient elle arrose Tiemblo , Zebre-ro, & Almofox. Ensuite accrue des eaux de Rio-Septe ,elle tourne du côté du Midy , prés d’Efcalone, de Buxel,& de Catalegas, Sc va de là tomber dans le Tage un peu audessus de Talavera. , ,
, ALBERSTROF. Bourg de Lorraine dans 1 Evêché deMetz. Les Latins le nomment Albeffirophia , & il est situe àquatre lieues de Mariai vers le Septentrion Oriental, entre
Dieuse & Sar - Albe , à deux lieues de la Sarre au Cou-chant.
ALBERTON ou Part du Soudam Petite ville d’Afriqueavec un Port sor la mer Mediterrannée , dans le Royaumede Barca vers la Numidie, en Latin Paratoníum , 8c Alberto-n-’tttn. Cette ville est située dans un Pays peu fertile,.a centcinquante milles pas d’Alexandrie vers l Occident. L enti eede son Port est étroite ; mais ìl est grand & fort affeure. On1 appelloit autrefois Port Selwi. Les François luy donnent lenom de Port Albert. * Davity , Barca.
ALBESAN. Petit Pays dans le Montferrát aux environsde la ville d’Albe. II fut cédé au Duc de Savoye avec cetteville ^ pár là paix de Quierafque. Ce Pays est le long duTanarò sor les frotttiefes du Piémont. ,
. ALBI. Ville de France dáns le haut Languedoc, capitalede l’Albigeois. Les Latins la nomment Alba , Albiga , ou C m-Albigentium. Elle est située fur le Tarn,& close de bonnesMurailles & de sossez. La rivière qui passe fous un beaupont proche des murailles, aide à son trafic, & la rend ri-’Cne Le Marchande,outre que son terroir est fertile en bleds,en vins & en pastels. L’Eglife Cathédrale,dédiée à sainte Ce-este, est sort remarquable, & a un des plus beaux Chœurse France. II y a plusieurs autres Eglises,& divers Convens-»ans compter fLglife Collégiale de saint Michel. Cette ville| été d’abord le siégé d’un Evêché suffragant de Bourges.
Chapitre étoit régulier de l’Ordre de saint Augustin; &tLu le Pa P e Boniface VIIÏ. qui le sécularisa, le xcj. Sep-tembre i4 9?i Qn prétend que saint Clair Martyr a ete leP naler de ses Evêques. Grégoire de Tours fait mentionde iaint 8alvius, qsii vivoit dans le sixième fiecle. Gaspard«e Dailly du Lude , en a été le dernier. La ville d Albifut érigée en Archevêché l’an 1676. par Innocent XI. 6 cruacinte Serroni, Gentilhomme Romain, fut son premierArchevêque. Elle a f avantage d’avoir vu treize de ses Lve-ques élevés au Cardinalat; Ravoir, Bertrand de Bordis, quiVrvoit en 1310. Bertrand de Castanet, qui selon Catel, fut°n successeur quoy que Messieurs de sainte - MartheP rangent fous l’an 1276. Guillaume Curti,Neveu duPape«enoît XII. & qui aVoit été nommé Evêque de Nîmes ,poitevin de Montesquieu ; Pierre, surnommé Nepos, queV?tel a confondu avec Casillac ; Jean Geofroy , appelle parT°nstrelet, Cardinal d’Abbevílle ; Gabriel Rangonius sonu ceesse ur , qui avoit été de l’Ord^e des Frétés^ Mineurs;^elques-uns doutent pourtant qu’il ait été Evêque d Aî-c j h Louis d’Amboife; Adrien de Colistier - connu ou tempsdu u L sous le nom du Cardinal de Boise. Antoinesoc a-'’’ P U1 avoit été Chancelier de France , & f es troisCe se'urs immédiats, Jean de Lorraine * Louis de Lorrai-Tmt h
ne - fils de Claude > Duc de Guise ; & Laurent $tròzzi,d’uneillustre Famille de Florence. . ... ......
Le Diocèse d’Aibi comprend 327. ParoiíIeV. 11 étoit divi-sé anciennement en onze Claveries - qui étoient celles d’Ai-bi , Gaillac, l’ísle, Rabasten's, Cordes, Mbnestiez, ValencesAlba n, Realmont, Montrriiral, & Puybegom II à été parta-gé depuis en vingt Détroits - à chacun defquels présidé uriVicaire Forain. Ces Détroits forrt Albi , Guillao, l’Isle , Ra-bastens, Girousseíis, Cadalens, lá Bcfliere, Realìtiúnt, Vil-lefranche-. Alban, Valens, Moularez, Pampel.onne, Mort esttiez , Cordes - Pennes, Puiseley, Montmirál , Cahuíàc &Villeneuve. Plusieurs Paroisses-sont contenues dans chaqueDétroit ì les únes gouvernées par des Curez-Prieurs ; lelautres par des Vicaires perpétuels ; & quelques autres pardes Vicaires Amovibles. Ces derniers font des Eglises anne-xées qui dépendent de la Páró.iffiale. II. y a trpis Abba.yeidans ce Diocèse. Le Chapitre est compose d’iìn Prévôt,d uiiÇhantre , d’un Sous-chantre, de trois Archidiacresssçayoirid’Aibi, duPuy-faint, de Lantres - & de Montmiral ; d’uiiThéologal, & de vingt Chanoines. L’Archevêque a pouffuffragansi les,Evêques de Cahòrs , de Castres, de Mende -de Rodez & de Vabres» ......
C’est de la ville d’Aibi que les Albigeois, descendus deáVaudois,ont pris leur nom, à cause que leur doctrine futcondamnée dans un Concile qiii y fut tenu l’an iijói &non pas de ce que leur herefie y étoit née,cohirne quelques-uns r ont erû. La ville d’Aibi n’est pal connue dans les an-cien § Auteurs ; & André, du Chêne se trompe - lors 'qu’ilconfond les Peuples de l’Albigedis avec les íE-/v«,dont parléJulesCefar.Sa méprise vient de ce tpi’ilnra pal songé qu’T-ba He!vioruni,dont Pline fait mention,est la ville de Viviers,& non pás celle d’Aibi,qui n’est déíìgnée fous le nam d ’Alùaìque dans l’Histoire de Mathieu Paris, St dans celle d’Efpa-gne, de Roderic, Archevêque de Tolède. II se peut faireque. quand les Rortìains se rendirent maîtres de la GauleNarbonnoifë, lá ville d’Aibi tomba fous leuf domination;Ce qu’il y a de certain, c’est. qu’elle a été.foiil celle desGots, qui furent chassez de l’Albigeois par Theodebert,filsde Clovis, aprés la mort du Roy Âlaric, & aprés que Clo-vis eut conquis l’Aquitaiqe. Elle fut par ce moyen sous l’o-béïssance des Françqiss L’Histoire nous fait connoître qttéGontran la rendit à Childebert son neveu,par le traité qu’ilsfirent, .erttr’eux eh 590. Dans la fuite des tenìp*$. Waiíìere;Dut d’Aquitaine, s’en empara, & Pépin la prit à son tdut 1 »aprés qu’il eut défait ee même Duc en 7Cfiarlefriagne -ayant érigé le Royaume d’ÀqUitaine pour son fils Louis leDébonnaire, y laissa dans les principales villes, des Comtesqui en étoient Gouverneurs, & qúi dévoient avec les Evê-ques - assister le Prince qui étoit sort jeurie. Àimón futComte d’Aibi; Ces Comtez étant devenus héréditaires, onvoit par l’Histoire , que Bernard d’Atho , Comte de Çar-cassonne & de BezierS, en disposa pâr lé Testament qu’il fiten 1124. & que la ville d’Aibi appârtint à ses. Defcendàns,jufqu’en l’an 1210. que le Pape Innocent III. en fit don 2Simon,Comte de Montsort, ainsi que de tous les autres Paysconquis fur les Albigeois - contre lesquels ee Comte avoitcombattu si heureusement à la tête del Croisez. Albi futuni à la Couronne de France - tant par la cession qu’eniìtau Roy Louis VIII. Am'aulri, fils de cé Comte de Ment-sort, que par de pareilles cessions qu’en firent à Saint Louisson fils Trincavel en Ì247. & Jacques Roy d’Aragon eil1298. les uni & les autres en ayant disposé de cette sorte ,comme ils avoient fait du Comté de Gareassonne, de la Vi-comté de Beziers , & de plusieurs autre! Seigneuries. * Da-vity, Languedoc. Audiffret, Geogr. anc. & mod . tofn. 2. Abrégédes 22. Villes, Chefs des Diocèses de Lav.guedot par F. GraveroíAcadémicien de Nifmes. , ,
Albi est le lieu de la naissance de Meffieufs Boyer Sc ìéCler. Ils étoieht tous deiix de l’Académie Françoise * & sefont rendus reeommandables par l’heureUX talent qu ilsavoient pour la Poésie. Michel le Cler a traduit eii Stances!Françoise! lés cinq premiers Chants de la Jérusalem délctyrée du fameux Torquáto Tassû , & a fait quelques Tragé-dies. II mourut en 1692. dans un âge assez avancé. . .
Claude Boyer étoit d’une des meilleures familles d Albi;Nous avons de luy un grand nombre de Pieccs de Théâtre^qui luy ont acquis beauCoup de réputation - & il a fini glo-rieusement cette Carrière par la Tragédie de Judith , driritle fuccez a égalé celuy deS plus beaux Ouvrages» II mourus
deux ans aprés, âgé de 79. ans, 1 an J698; ■ . . ,
Antoine Rossignol Maître des Comptes nâquit dáns 1 i1 H ij