Band 
Tome I. [A - D.]
Seite
79
JPEG-Download
 

■fieurs villages. Les hàbitans son Africains rtôírs , vilains &aVa ss es ’ quoyque riches. Ils ont un Commandant, à qui ilsobéissent, comme à un Roy. Ils ne laissent pas de dépendredes Arabes, qui font maîtres de la campagne, & si puiíláns,qu ils peuvent faire une armée de trente milles chevaux. *De la Croix. Hifl. d*Afrique , Tonte 2.

Plusieurs croyent que ce Pays y appelle par les LatinsAlguecììètmn & Alg íchetum , est celuy que les Anciens ontnommé Oasis Magna. Maty, dans son Dictjonaire , dit quelimier le place à Gaderhez, Defert du Biledulgerid avecune ville de ce nom.

ALGUÈL. Ville d’Asriqite dans la Province de Hea auRoyaume de I^aroc. Elle est fermée de murailles, & a étéatie par les Africains de la Tribu de Muçamoda fur uneMontagne d’accez difficile, & environnée d’autres qui lelont encore plus. Au pied passent deux petits ruisseaux quiviennent de ces montagnes, & aux terres d alentour il y ades jardinages où font des treilles, des figuiers & des noyers.Cette ville habitée de Laboureurs, & autres gens de cam-nourrissent une infinité de chèvres, âppartenoit3 U (T u Ure Nommé C idi-Bugima de là Tribu de Muçamoda,vailal du Roy de Portugal, & ennemi des Cherifs. Ceux-Cyayant représenté aux habitans le tort qu’ils avoient de re-f? n q°. ltre pour Seigneur un homme qui protégeait lesChrétiens Contre les Mahométans, firent si bien qu’iîs leursivrerent la ville. Ainsi ces Cherifs y établirent leur demeu-re, tenant leurs gens fur la frontière pour résister aux Chrê-lens, qui accompagnez de leurs Alliez, falsifient des cour-

ies fur les terres voisines.

. yernandez qui commândóit dáns Safi,ayant íçû ques CS u m Noient dans la place , résolut de l’aineger ; maison dessein' ne réussit pas, & il fut contraint de retourner àoah, ayant appris que le Chéris Hamet, averti de fa venue,etoit sorti de la ville avec tous ses gens de guerre. Huitjours aprés Nuno Fernandez, qui fçut que le Chéris étoitretourne dáns Alguel avec ses troupes , commanda à Lòpezair:ga de 1 y aller assiéger. Barriga ayant rencontré de laavalerie ennemie prés de Miatbir, donna dessus, la défitâpres un long combat, & poursuivit les fuyards plus derois lieues juíqu’à Alguel , toûjours tuant & blessant. Ceuxte la ville les voyant venir ainsi en désordre, sortirent enS 1 °s pour les secourir. CeuK qui suyoient, animez par ceecours, tournèrent tête , & áyant environné les plus pro-c os, sis en laissèrent quinze fur la place. Barriga * qui avbiteu 'on cheval tué sous luy, fut fait prisonnier, & fans quel-ques Maures , alliez des Chrétiens, qui accoururent, ilslYroient été tous tailler en pieces. Barriga, quoy qu un peu. ossé, fit ce jour là des choses prodigieuses. 11 arracha laà un desMaureS qiíi íe conduifoient,& sien áyant tué,yOarta les autres, puis montant fur le cheval du Maure, il feìkY a a quelques-uns des siens qui survinrent, ral-

le rf Ie ^ e 5 à retourna joindre Cidi Bugima. II marcha leen a Àlguel ; & aprés avoir pillé quelques hameaux

jj P^Uant, il fit dresser ses tentes un peu loin de cette ville.afi --dit là trois jours, pour voir si les Cherifs sortiròient,

Al ^P^oonoître le monde qu’ils pouvoient avoir,siui f àn d en sortit deux cens chevaux qu’il attaqua, &prind reílt Contraints de rentrer, aprés avoir perdu huit desd e l a ra 111 ** j°ur suivant , Barriga vînt camper si présgne /v ace ’ qu il n’yavoit entre deux qu’une petite monta-que les”f lU -d' cau ‘ Dans ìe temps qu’il fe-difposoit à l’atta-Cávale ' ent 'P e des découvrirent un étendart avec quelquele riipj sie dui defeendoit de la montagne ; ce qui fit lâcherp 0 j_ t a . ux 4 ‘d' e 2 ,qui crurent què c’étoit le Chéris. LeS& fe h IS -’ N'EN loin de les imiter, monterent tous à cheval,fe v battlrent jufqu’à la nuit contre cette Cavalerie ; maist ent °y ánt jdmndonnez parleurs Alliez, ils enlevèrent leursà Sss S ’ ? U à avoient laissées dans la frayeur, & fe retirefent£ r j‘ t y* Leurs Alliez furent bien honteux, quand on leur ap-c hev^ U£ C£ ^ êmndart n’étoit qu’une Compagnie de centaccompagnoit Muley Idris l’Henteti,SeigneurV 0 ; e lmm A e y , & que ce n’étoit pas le Chéris comme ils fa-d).q> ^ Cr ^‘ * Alarmol, Royaume de Maroc , Tome ï. livre, 3.

kfiâ^OflRR ou Algteri. Ville de Fille de Sardaigne , située

rnfra c\.a i ° , — * « ° ^

Sui f e P e ooerie de corail, la plus estimée de toutes cellesdei W rouvent en la Mer Mediterránnée.*Tavernier,fs>îAi.gher.

- ^'O^- Me de l’Oceah, l’une dès Orcades, aur iorí de l’Ecosse. Elle est située dans 1e canal qui sc-

cote Occidentale. Cette côte est renommée à cause

fâre les Isles de Mainland & de Roous. * Àudiffret, Gtogr.dite. & tnod.Tome 1. . .. .

ÁLHÀMÀ. Ville d’Eípaghe, à sopt gfándeSîíeUe's deGrenade. C’est la premiere que prirent Ferdinand & Isa-belle. Elle est située fur une croupe de rocher, autour du-quel roule entre des précipices une petite rivière,ou un tor-rent,qu’ils nomment Motnl. Au haut, il y a beaucoup d’eau,que les Maures avoient conduite au château pàr un aque-duc i qui est demeuré en son entier, & qui sert encore pré-sentement a conduire l’eàu dans la ville. Â un quart de lieu?de là, vers le chemin de Grenade,On trouve lá fontaine desbains .chauds. Ce font trois grandes voûtes toutes pleinesd’une eau fort bouillante. La source de ces bains est daìis látroisième voûte,& l’on ne s’y baigne p'oitlt à cause que f eàúy est trop chaude.Il y en a un peu plus haut que la ceinture.On croit qu’Àlhama est ïArt gis deísiolemée & de Pline. *foùrnal d’un Voyage d’Ejpagnei

Davity, lors qu’il parle d’Álhamá , dit que c’est urt lieusi agréable, que les Rois Maures avoient accoûtumé de s’yretirer pour s'y divertir , & pour profiter des bains qui enfont si proches II marque âusli que la petite rivière qui cou-le prés de ce lieu-là, vient de la Sierra Nevada, & qu’elleest extrêmement froide,ce qui la fait appeller par quelques-uns Riofrìo. .

ALHAMA. Petite, ville d’Efpagne dans l’Andalousie.f* Elle est située vers les confins de l’Estremadure, & de láCastille,à sept lieues de Cordouë du côté du Nòrd. Quel-ques-uns prennent cette ville pour celle que les ÀncienSnómmoient Vhomaús. * Maty, Diss de Holl. íyoi.

ALHAMBRA. Bourg de la Nouvelle Castille. II est si-tué au pied des montagnes dan? le quartier appellé CantpoMorìtiel , &peu éloigné de la riviere de Roideira. On croitque l’ancienne ville de Tlavíum Lammuanum , avoit été bâtis.en ce lieu-là. * Maty , Diési de tioll. Í701.

ALIACMON. Rivière de la Macedoine. Elle est nom-mée auiourd’huy P décos Ou Plota Nova.

AL 1 ÁNUS. Nom Latin du Bourg de Fíaccone dans l’E-tat de Genes. #

ALIARTE ou tíalidrte. Ville ancienne de la Beotie,doníparle Plutarque en la vie dè Lyfander. Elle étoit assise furle bord du lac Copaïs,du côté du Sud. Eusthatius Archevê-que de Theílùlonique, témoigne que de son temps cetteville étoit détruite. D’autres disent qu’il y a présentementunë Place nommée Niocaflro , dans l’endroit Ou elle étoit si-tuée. * Le Pere Lubin, Tables Géographiques.

ALIBALUCH. Isle de la mer Caspienne ou dé Sala. Êìleest située vis-à-vis de l’embouchure de l’Araxe, à côté duDefert dè Móxan , dans la Pfovince de Taristan. Cette Isleappartient au Roy de Perse. * Olearius, V. de P.

ÁMpANALI. Petit Etat dans f Arabie heureuse,qu’onnomircèn Latin Alibinalú Prmcìpam. II est entre les Prinei-pautèz de Fartacx d’Amanzirifdin , de Gemeny, & la merd’Arabie. Cet Etat a pris son ntìm de fa ville capitale ap-pellée aussi Alïbanïi & en Latin Alibanalium. Elle est situéeprés de la riviere de Prim, environ à soixante lieues de laville d’Amanzirifdin , & a un peu davantage de celle deFartacx. Gebelhaman est un des principaux lieux du Paysd’Albin ait. * Maty, Dtcl. de Holl. 1701.

ÁLICAN. Ville maritime de l’isle de Ceylan. Ëllé est si-,tuée à neuf lieues de Punto de Gallo, & à une de Verberin.

* Mandeslo, Voyages des Indes , li. z..

ALICANTE. Ville d’Efpagne dans le Royaume de Va-lence. Elle est située fur la côte de la mer Mediterrannée*à trois lieues de la ville d’Elçhe du côté du Levant, à dixde celle de Murcie vers le Midy, & à dix-huit de Valence.QuelqueS-uns tiennent que c’est l’ancienne lllice ; mais liplupart assurent que c’est \*Aloha de Ptolemée,& de Porripo-nius. Son Port, fort renommé dans toute l’Europe j est áupied d’une haute montagne, avec un château au dessus bâtiparle Roy Philippe II. II y a quelques plate-formes à 1 en-trée de ce Port, munies de plusieurs pieces de canon pouren défendre fentrée. Comme il n’a point la profondeur'nécessaire , les vaisseaux font obligez de fe tenir a la rade ,que deux petits Promontoires qui f environnent mettent àcouvert dès vents. Un petit Môle qui tientT 1 abri les bar-ques sert en même temps de commodité a décharger le§marchandises. La ville qui ssest pas de grande etenduë, ádeux belles places j dont la plus grande qui est du côté duPort, a pour ornement une fontaine au milieu d’un grandbassin, avec plusieurs belles maisons a 1 ehtour j & quelquesunes de riches Marchands j qui font trafic de vin d’JËse