Band 
Tome I. [A - D.]
Seite
97
JPEG-Download
 

À M À

í- óh, Árenuîïi ,'qui est moins une rivière, quune brandie derivière, ou canal, qui coupe le Cap avec une grande partiedu continent. Son embouchure Septentrionale esta un degré& trente scrupules de la Ligne vers le Nord, & entre pre-niierement droit vers le Sud , ensuite vers le Sud-Est, d’oùí, I e tou me comme un coude ; & enfin fort vers FEst-Nord-'ít. Deux lieues au dessous de ce canal, s’avance une pointeu Continent, appeilée Arrepoco ; D’Arewari juíqtfà Piste laplus. Septentrionale, Tune de celles qui sont en grand nom-bre clans 1 embouchure de la rivière des Amazones, on com-pte deux lieu es. Quelques-uns appellent cette Iste Kalvane ;

.Jiutres Arrepoco. De là jufqu’à Sapno ,on compte quatorzeleues. Sapno est urre petite Iste située dans une baye demicirculaire, qui entre dans le Continent. De cette baye for-tCnt j Petites rivières. Celle d’au dessous de Fille, est■appeilée Arrorvas , celle d’au-dessus Paricores. Des Sauvageshabitent aux bords de cette derniere , & vis-à-vis, vers Jecote gauche de la riviere, est Piste d'Arrow en. Au côté droite cette meme riviere , peu d’efpâce aprés on trouve le vil-«ge de Matarem, Sc plus au dedans de la terre-ferme,Ro4^nest 11 ^ôté gauche :, qui est tout couvert d’ísles,

e \ Styrmafooikjy Sc Matiana , fous la Ligne même, &'il/ à un demi degré de la Ligne vers le Sud, on trouveie de Compókery , ou C orpecari.

Au Continent, vis-à-vis de cette Iste, on marque un ca-a ' Ou une petite riviere -, nommée Tockes Kdle. De ce lieu,l-tant la riviere, on rencontre à un degré ou environ deV VCrs ^ttd, une branche de riviere qui descend

taT H ,rd-Est,entre plusieurs Isles,où vers le côté Qrien-de la riviere, on voit Aropoya Mannetibi , & Corpoppy ; &n peu aprés, du même côté, Matorion & Arapoyatt , Sc pref-n ' ^ auteur d’un degré & cinquante scrupules duoie du Sud, Huaman ,village de Sauvages ; & à deux degrez^wgt lcrupules déla Ligne, Womians , autre village de Sau-ages. II y en a qui marquent au côté droit 1a riviere Coge-den v° U Co y m ’ nne > d’où en montant on rencontre beaucoupG ? eS ^ cs ’ des ^sses, des rochers ; & enfin un Saut quiP ecJl f de monter plus haut, ce qui fait cônnoître avecititude que ce n’est pas la branche principale de cette ri-.^f re * Ceux qui ont visité la côte d u Continent avec plusjg^obtude,assurent que Piste de Sapno a environ une lieuëo ar 8 e jquélle est placée entre les rivières àppellées WeypoMatiana-, & que la côte s’étcnd de là vers le Levant, juf-qu a une pointe de terre nommée We-taly , à une lieuë dea quelle est Flsle de Quartana. A deux lieuës& demie deette Isle vers le Sud, commence celle à’Arowan , au devantî Vls_<1 'VÌs de la pointe Méridionale,de laquelle estât! Con-‘ nen t ss lieu que les Hollandois nomment Water-huys. Ils. optent quatre lieuës depuis cette pointe jusqssau Capro-.p es ’ Y^-à-Vis duquel, à côté gauche, il y a quatre Isles baf-hne m P re ^3 ue au dì rases que Feau ; & au milieu du canale e J ^ î tangue qu’ils nomment Cotos Eyland. Du Cap Rou-f le ;cot e s'abbaisse une lieuë & demie vers l’Ôuest;& en celieu"' c a Une au devant dn Continent , longue d’uneqssà ’ e P a, é e de la terre ferme, par un canal Fort profond,'CetV iRP^tant Appcíracb , & qui n a que cent pas de large.P aut e "E , ainsi q !ÌC le Continent, est la premiere terreVfi ? n renc ontre en montant cette riviere.

Flfl e ss v ’ s de ce canal, à une lieuë d’intcrvalle, commenceà E côr j n °P 0 k° > au côté Oriental de la riviere. Plus avant,e nviro e du Continent, est Callepoke; Sc un peu aprés une Istede Fo^n 6 Otarie riviere quideícend dans la grande,du côtéÌL e su 1 1 ' à encore un peu plus avant le torrent de Taure-

l a ’ , r ssquel au dedans de la terre ferme , est situé le vil-gy ’j ^eme nom. L’an 1598. les Marchands d’Amsterdam,ces c ,C ' Ucs a , u tres, équipèrent leurs navires pour aller vers(p otes > trafiquer avec les Sauvages qui les habitoient. L'unhal X a ^‘3 nt côuru toute la côte,depuis le Breíil Septentrio-gtahr? 3 • < ? utre ta Maranhaon , & même atteint le Cap de laënfe - C r iv tare des Amazones,fe trouva tout à coup commefabl assez loin de la côte, entre des basses & des bancs detirer H C % c hant que faire, avant qu il trouvât par ou fePJ'och CC danger, il résolut de visiter le Continent le plushier C ’ à b- Ir tout une riviere qui fe déchargeoit là dans ladeij P ar une large embouchûre. S’étant approché plus présder r j rS ’d trouva que toute la côte de la terre ferme etoittrie! Jc 6 Un b as Cap, aiiísi rase que la mer, & en plusieurscouverte de la marée; d'aiileurs fi remplie d^arbresterr e ^ mer, qusil étoit fort malaisé d’entrer dans laqui j q? e ià faiíànt voile plus avant, il trouva une riviere,cendoit dans la grande , du côté de l’Est. Y étant* mé h

 M I '9.7

entré,il la visitâ entierement, & connut qu’aú dedans duPays, elle sYtendoit en plusieurs recoins, où peut-être çnautant de branches,navigables peu de lieuës. II nomma celteriviere, Riviere des Hérons, dy grand nombre de ces oyseauxqusil y avoit vûs, & apprit des Sauvages que cette Contréedu Continent s'appelloit M.irapa. Çe fut là tout ce qu’ii fit ;si ce ìfest qifil visita de loin une ou deux des Isles qui fontvers FOiiest de cette riviere des. Hérons, & séparent la spa-cieuse embouchure de celle des Amazones en plusieurs bran-ches , fans qifil pût lës visiter tout à fait, à cause des basses'.

II y en eut d'autres ensuite qui entreprirent cFaller auslrvisiter la grande riviere des Amazones. Les Zelandois me-nerent des Colonies fur ses.bords, & y bâtirent le Fort deNassau dans Coyminne , qui est comme une Isle, séparée pres-que de ao. lieuës du reste du Continent, par une étroitebranche de la riviere. Cè fort étoit éloigné de Fembouchiirtede la riviere des Amazones, «Fenviron 80. lieues. Ils en bâ-tirent un autre qusils' appcllerent d’Or ange , à sept lieuës ouenviron au dessous du premier, f employant de tout leurpouvoir autour de Fun & de Fautre, à cultiver les campa-gnes, L à trafiquer avec les Sauvages, qui font principale-ment de la Nation des ïoae. 11.y en a d’autres, par qui le de-dans du PayS est habité’. Ce font les Arwagues , les cockettu-way , les P attecai , les Tockianes , les Abytianes , les Coniœs , &les WackebaneS' D'autres ajoutent à ceux-cy les M arUons yqui habitoient Sapno , Weywey, Anewyan , Quarian & Vetaly ,& les Arowyanes qui demeuroient dans les autres Isles. Cesderniers portoient de fort longs cheveux; & quelques-unsont crû que ssestdelà principalement quest venue Fopinionqusil y a eu des Amazones. Tout cela est bien changé depuisque les Portugais font venus de Para dans ces quartiers. LesHollandois y étant arrivez Fan 1629. ne trouvèrent person-ne en beaucoup d’endroits, & en d’autres des Sauvages en-tierement differens. Laët,qui rapporte toutes ces choies dansfa Description des Indes Occidentales , lm 17. sb. 3. 4. & 5. ajou-te quùin Ànglois digne de foy, luy avoir dit, qifil avoitmonté le principal canal de la riviere des Amazones, versFOccident, juíqu’à trois cens lieuës, qifil étoit passé dansun grand Lac, dont Feau étoit extrêmement verte , & mau-vaise à boire, & qifil avoit vû en chemin une bourgade deSauvages,dans laquelle il y avoit deux'ou trois cens maisons,& environ mille personnes.

AMAZONION. Lieu de FÂttique, où les Amazonesétant venuës faire la guerre aux Athéniens, furent vaincuespar Thésée, comme Plutarque le dit dans íà vie; C'est d'el-les que ce lieu fut appellé Amaz,onion.

Le PereLubin , dans ses Tables Géographiques, parled’un autre lieu appellé Amaz,onium de cbalcide , & dit qifil apris son nom de ce que qutlques Amazones y furent enter-rées , étant mortes des blessures qu’elles a voient reçues aúcombat où elles furent défaites par ce Roy d’Athènes. Célieu devoit être proche de Chalcis dans Flsle d’Euboée.

ÁMBÁCTES. On appelle ainsi quatre villes qui sentdans la Flandre Impériale, fçav'oir Hulst, Axes Àssenede &Bockhout, ce qui fait dire les quatre Ambatìes , comme sic’étoit quelque grand Bourg, ou un petit Pays divisé cnquatre parties. Ce mot vient de Ampt, qu’on prononce Am^Sc qui signifie une charge publique, & de Acbt, c’est à dire,f’ay en pjtime-. Ainsi par Ambacte on entend un College vo-lontaire digne qu’on luy rende obéissance. Aucun de ceuxqui y font reçûs, soit aux çhamps, soit à la ville, ne peutexercer de métier hors la Jurisaiétion de ce College. LePays des quatre Ambailes contient trente bourgs, & est re-commandable par la bonté du bled qu’ii rapporte, par Fa-bondance des pâturages, par les fossez qui fervent à faireécouler les eaux , par le voisinage de la Mer, par un Lac >par le Sas, & par les Abbayes d’Oosteclo & de Doriícle. *Atlas. ( ; ,

AMBÀDÀR. Ville d’Afrique dans la haute Éthiopie.Élie est située fur le Nil, au pied des montagnes du Royau-me de Bagamedri, entre la Province de Dambea,& celle de.Savea.* Ludolf.

. AMBARRES ou Ambarriens. Anciens Peuples de la Gau-le, que César nomme Ambarri. Ils comprenoient ceux duDiocèse de Mâcon & du Charolois en Y enan . t veis Autun;Quelques-uns disent qu’ils occupoient auslì le Nivernois jSc le Mórvant ou Marvant. . . . .

ÀMBATO. Grande riviere de 1 Isle de Madagascar. Eliearrose la Contrée de Voulovilou, & n est remarquable quepar ses rochers, & par ses écueils. Cette riviere ne se dé-charge point dans la mer. * De la Croix, Ûïfi d’Àfr. Tomí 4c

N

/