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leur subsistance, ce qu il sait incontinent pour se tirer deleurs mains. Si ensuite la récolté est bonne, il retire avecusure ce qu’il a été contraint de leur donner , leur faisantpayer quatre sois autant. Ces Peuples, qui font environdeux ou trois mille hommes, font tres-libertins & insolensenvers leurs Maîtres ; aussi peut-on dire que ce Pays est lerefuge de tous les vagabonds & faineans. * Flacourt,Histoirede l’ijle de Madagascar.
AMBOURNAY. Bourg de France dans le Bugcy. II estsitué prés de la riviere d’Ain , & de la ville de Bourg enBresse, avec une Abbaye, & les Latins sappellent â-!s»--r-cum. * Màty, Dut. de Holl. 1701.
AMBRACIE. Ville d’Epire, située au fond d’un Golfede ce même nom , appellé présentement Golfe de Larta ou dePreveft. Ce Golfe est célébré par la victoire qu"Augusteremporta fur Marc-Antoine prés du Promontoire d’ActiumFan 723. de Rome. II la ruina, & en transféra les habi-tans.à fa nouvelle ville de Nicopolis. Demosthene dans fatroisième Philippique, dit que Philippe avoit envahi fur lesCorinthiens les villes d’Ambracie & de LeuCade.. Alexan-dre asseura aux Ambraciens la liberté qu’ils avoient recou-vrée en chassant de leur ville une garnison Macédonienne.
AMBRASI. Riviere d’Afrique qui arrose le Royaumede Congo. Elle naît dans les montagnes voisines du bourgde Tinda, & se va jetter dans la mer d’Ethiopie entre la ri-viere de Lelunda, & celle de Lofe. Ambrifm est le nom queluy donnent les Latins.
AMBRATIA. Ville ancienne de la Lusitanie. QuelquesGéographes cro.yent que c’est le bourg de FEstremadured’Espagne qu’on nomme aujourd’huy Ver a de Placentia. Il yen ad’autres qui confondent Ambratia , avec la ville qu’onappelloit anciennement Ambroum Pagus , des ruines de la-quelle celle de Placentia a été bâtie.
AMBRESBURI ou Ambersburi. Ville d’Angleterre dansle Comté de Wilt. Elle est située fur FA von , & a été bâtiepar Alfrithe, femme du Roy Edgare. Prés de cette villeon voit des gonds de pierre, dont FHistoire parle commed’une des merveilles d’Angleterre. Ce font de grosses pier-res qui ont jusqu’à vingt-huit pieds de haut, & sept de lar-^e. II y en a trois rangs qui forment trois cercles enfermez1 un dans Fautre. Par le bout cFenhaut qui est fait en formede gond, elles font jointes ensemble par d’autres grossesierres qui font de travers , & qui ont un trou à chaqueou t en maniéré de mortoife. Les Historiens ctles Natura-listes en parlent diversement. Les premiers assurent quec’est un ancien Monument érigé à la mémoire d’un PrinceSaxon qui fut assassiné en ce lieu, que ceux du Pays appel-lent Stonge Honge. Les Naturalistes prétendent que ces pier-res ont été de tout temps, & que c’est un jeu de la natured’autant plus admirable, que fort loin tout à l’entour on netrouve pas une feule pierre. * ûavity. Audiffret, Geogr. anc.& mod. Tome 1.
AMBRIS. Riviere d’Afrique,à six degrez de latitude Me-ridionale.Elle fort du même Lac que celle de Lelunde,paílèassez prés de la ville deSrf» Salvador, 8 c son cours est tres-rapide.Cette riviere est fort grande,& fort remplie de poisson, & ason eau tres-bourbeule.Les barques seules y peuvent entrer,à cause de la quantité de rochers qui font dans son embou-chure. A 45. lieues de la côte , le long de FAmbris, du côtédu Midy, il y a un gué a passer. On porte les gens à Fautrebord,moyennant un certain droit qu’on est obligé de payerau Roy. Les Peuples qui demeurent fur la rive Méridio-nale de ce fleuve, prés de la côte, s’occqpent à faire du sel,en faisant entrer l’eau de la mer dans des pots de terre. Celarend ce sel gris & graveleux. On ne laisse pàs de le transpor-ter à Pembo, 8e en beaucoup d’autres endroits. Cest à cetteriviered’Ambris que commence la Seigneurie de Bamba. *De la Croix, Relation de ïAfrique , Tome 3.
AMBRISSUS. Ville ancienne de Grçce, qui étoit situéefur le Mont Parnasse. M. Spon croit qu’elle étoit au lieu oùest aujourd’huy le village cì’Arachova. II dit pour prouverson sentiment, que par la description que Pausanias en fut,on connoït qu’elle étoit au Levant de Delphes, puis qu’a-prés avoir parlé de la ville de Stiri, qui est au Levant, il faitmention d’Ambrjfus , & ensuite de Delphes. D’ailleurs, ceue le même Pauíanias marque de la distance , 8 c du chemine Stiri, qui subsiste encore sous le même nom, le cfntìr-me ; puis qu’il dit qu’il n’y a que 60. stades, c’est-à-dire,septmilles 8 c demi de l’un à Fautre, 8 c que le chemin est tout àplain dans l’entre-deux des montagnes. Cest la même villed’AmènJfns, que Stephanus appelle cyparijfus , qui étoit son
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ancien nom , fous lequel Homere en 2 parlé dans ûn Vers»qui veut dire en nôtre Langue, Ceux qui habitent a Cyparijfiï& a Pytho , oh Delphes , situées en un terroir pierreux.*$pon,Voy âgede Grece, li, 4.
AMBRONS. Peuples de la Gaule, qúi habitoient Funedès quatreContrées des Helvetiens,aujourd’huy le Pays de*Suisses. Cette Contrée s’appelloit P agis Ambromcus Elle étostentre les Pays des Rauráques, des Tigurins, des Tugenes »ct des Úrbigenes, ct occupoit les Cantons de Berne & deLu'cerne, avec une partie de celuy de Fribourg. L’inclina-tion que ces Peuples avoient pour la guerre, les porta ainsique les Tigurins , 8 c ceux qui nabitoient les autres Contréesdes Helvetiens,à suivre Sigovezc dans la Germanie,& Bren-nus en Italie. S’étant ensuite mêlez avec les Cimbres, ils eu-rent beaucoup de part aux victoires que ces Barbares rem-portèrent fur les Consuls Manlius, Servilius, Cepio , & Lu-cius Crassusjmais ensin Fan 652. de Rome, Marins le'ur don-na une si rude bataille en Provence, qu’on tient qu’il en de-meura prés de deux cens mille fur la place. Cette bataille fedonna proche de la riviere d’Ar , & l’on en voit encore deSmarques dans les restes d’une Pyramide, qui fut élevée enune plaine qu’on trouve entre Aix & Saint Maximin. Apréscette sanglante bataille, les Ambrons , & les autres Peuples quiformoient le Corps des Helvetiens, fe retirerent dans leursPays, où ils vécurent paisibles, jufqu’au temps de César. *FloruS, /?. 3. Plutarque, en la Vie de Marins. Audiffret, Geogf.Tome i.
A M B R U N. Ville de France en Dauphiné , avec titred’Archevêché. On croit qu’elle a été ainsi appellée des motsCeltiques Pbro Dunum, qui signifient, Montagne fertile*Quelques-uns la nomment Embrun , & tiennent qu’on luy uimposé ce nom de l’Idole E bris , qu’on y adoroit pendant lePaganisme, & de Dunum, Montagne en vieux langage Gau-lois. D’autres veulent qu’elle 1 ait tiré du débris de cetteroche ou montagne relevée en maniéré de terrace dans stmilieu d’un Vallon, où est une longue Prairie arrosée par laDurance. Ambrun est sur le sommet de cette montagne,aveUune vûë tres-agréable, que terminent de tous cotez de bel-les Collines, chargées en quelques endroits d’arbres, estbleds ct de vigies, ct en d’autres couvertes d’Agaric, ctd’autres excellents simples. Ce que dit César de cette ville,marque son antiquité , & l’estime qu’on en faisoit parm yles plus considérables des Gaules. II appelle ses habitansAmbmarev , & les met au rang des Aùtunois. Néron lu/donna le droit de Latinité , qui consistoit à pouvoir entresdans les Charges & dans les Magistratures *de FEmpire, ctGalba la fit joiiir du droit d."Alliance. Le Préfet de FArméenavale de la Durance y résidoit ordinairement, ct il y avoittoujours une bonne garnison pour défendre le paflage desAlpes. La Religion y fut d’abord introduite par S. Nazare»que Linus Successeur de S. Pierre y envoya vers Fan estgrâce 69. mais lorfqu’il eut été rappellé à Rome où il souf-frit le martyre , le Christianisme fut aboìy dans Ambrun tjuíqu’en Fan 340. que S. Marcellin natif d’Afrique y futenvoyé par le Pape Jule I. & il en fpt ìe premier Arche-vêque.
L’Eglise Cathédrale est consacrée à la Vierge , c’estCharlemagne qui Fa fait bâtir.Le Chapitre est composé d’urtPrévôt, d un Chantre, d’un Sacristain, d’un Archidiacre ,& de seize Chanoines, dont le Roy est le premier. L’Arche-vêque a pour suffragans les Evêques de Digne , Glandeves»Vence, Senez , & Grasse. II n’y a que vingt-une Paroisse, ctune Abbaye dans ce Diocèse. Prés de cette Eglise on voitle Palais Archiépiscopal. II est magnifique , situé dans le plushaut de la ville, & défendu d’une forte Tour , qu’on ap-pelle Brune, & prés de laquelle il y a un Puits, taillé dans stroc, plus profond qu’elle n’est haute. La ville a cinq portes»à Fune desquelles aboutit un pont de belle structure. Elle estaussi remarquable par trois Sieges de Justice, dont le Préstdial est le premier. Comme elle étoit autrefois Impériale, stJurisdiction dépendoit de l’Empire. Ensuite les Empereursusurpait s fur les successeurs de Boson , les terres de France,que Charles le Chauve son beau-frere luy avoit laissées »donnerent la ville d’Ambrun en titre de Principauté à st?Archevêques, & les investirent de tous les droits & préro-gatives qu’ils y prétendoient ; mais enfin étant revenue sist 5le pouvoir de nos Rois, ils y ont aussi étably des Magistral& des Officiers pour l’administration de la Justice.
La Cour du Bailliage & Siégé Présidial, qui ressortit ahParlement de Grenoble , fe tient en une haute Tour, q u ^l’on nomme le Palais, & devant laquelle est une Place, q ul