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Tome I. [A - D.]
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iio AMY ANA

íparlé. On y voit dix mille petites figures qui marchent &Mansent d’une agréable façon; Salomon dans son Trône &toute sa suite autour de luy ; & les Reines ses femmes,& sesconcubines qui viennent luy faire la reverence. Celuy quimontre cette piece sexplique enHebreu, en Flamand , enLatin &en François, félon que les Curieux le souhaitent.Cette explication dure prés d une heure, Le Ion donne destailles douces où le tout est representé au naturel. On faitaussi voir dans F Amirauté d’Amsterdam un bateau de Sau-vages couvert de peaux. II est fort" long ; mais étroit, & iln’y sçauroit tenir qu’un homme. * Joly. Cham De Paris,Voyage de Hollande . Le P. Boussingault, Voyage des Pays-Bas.Audiffret, Geogr. anc. & mod. Tome r.

AMSTERDAM ou Nouvelle Amsterdam. Ville de l’Ame-rique Septentrionale , appellée par les Latins Noviim Amflero-damum , & par les Hollandois, Nie w Amsterdam. Elle est si-tuée fur la riviere de Nord , & la capitale du Pays qu onnomme Nouveau Pays-Bas. Son Port est assez commode. *Maty, Ditt. de Holl. 1701.

AMSTERDAM. Isle de k mer Glaciale, dans la partieSeptentrionale du Spitfberg ou Montaigus,-que les Angloisnomment N ewelandt , & que les Hollandois ont découvertedans les Terres Arctiques vers le Groënland. Ces derniersappellent cette Ifle, Amsterdamshe Eyland.

Il y en a trois autres qui ont le même nom d’ Amsterdam.L’une est dans la mer des Indes vers les Terres Australesinconnues, entre la Nouvelle Hollande & Madagascar. Elleest peu considérable. Ce sont aussi les Hollandois qui Fontdécouverte, de même que les deux autres, dont la premiereest dans-la mer de la Chine, entre le Japon & Fille de For-moíà ;•& la seconde dans -la mer des Indes auprès dune au-tre qu’ils nomment lTste de Bomdam , entre le-Perou & lesIsles de Salomon. * Maty, Ditt. de Holl. 1701.

AMSTRUTTER. Ville d’Ecosse dans la Province de Fi-sc. Elle est divisée en deux parties par un petit Fleuve quiforme ion Port, en lé déchargeant dans FOcean par uneembouchure assez large. Cette ville a droit de suffrage auParlement. *Audiffret, Geogr. Ponte 1.

ÀMU ou Amus. Lac d’Asie, dont parle Marc-Paolo, enIon Histoire d’Orient. Ce Lac est dans le Zagatay o.u Us-becK en Tartarie. * Maty, D itt. de Holl. 1701.

AMUDEZ. Ville d’Afrique. Elle est dans le Royaume deTunis, & appellée autrement Amudafa.* Marmol»

AMUY. Ville des Indes au de-là du Gange en Asie, enLatin Amuya. Elle est située prés du bord Occidental duLac de Chiamay aux confins du Royaume de Kanduana,qui sait partie du Mogolistan. * canes de Sanfon.

AMY. Montagnes de FIndostan dans les Etats du grandMogol. Bocace,& quelques autres, les mettent vers les sour-ces de l’-Indus ; mais les Cartes modernes ne les marquentpoint. On les appelloit autrefois Dœdali.

A M Y C L E’E. Ancienne ville d’Italie, qui étoit entreCajette & Terracine , dans le lieuqu’on appelle présente-ment T erre de Labour , ou Campanie. Ce fut dans àtteville que fe retira Pythagore, lors qu’il arriva en Italie. Ellefut ruinée une fois par des serpens, a cause qu’il ne se trouvapersonne qui en voulût tuer aucun , de peur de contreve-nir à la doctrine de ce Philosophe , qui aéfendoit de fairemourir aucun animal. La perte de la même ville fut causéeune autrefois par le silence _ qui étoit aussi un des grandspréceptes de Pythagore. Personne ne le voulut rompre à{approche de l’Ennemi. Cela arriva de ce que les habitonsayant donné plusieurs fausses alarmes , le Magistrat défenditfur peine de la vie'de retomber en de pareilles émotions ; deforte que les ennemis venant à escalader Amyclée, il n’y eutpersonne qui osât crier aux armes. Cette ville, dont on nevoit plus que quelques ruines, a donné son nom au Golfed’Amyclée , qu’on appelle aujourd’huy Golfo di Ga'ëta. Ontient qu’elie sut bâtie par quelques habitons d’Amycléc,villedu Peloponnese, qui vinrent s’établir en ce lieu là. * Pline,/. 3. c. 5. Virgile,/. 10.

AMYCLE’E, Ville du Peloponnese, proche de Lacede-mone. AmyclasRoy de Sparte, qui la fit bâtir, luy donnason nom. Elle est célébré par la naissance de Castor Sc dePollux. Pausanias dit qu’il y avoit un Temple consacré àApollon, d’où ce Dieu fut surnommé Amycléen. Virgile té-moigne àl’avantage de cette ville^ju'elle produisoit de bonschiens de chasse. * Strabon, li. 8.

AMYCLE’E. Ville ancienne avec un Port, fur le Bos-phore de Thrace, du côté de la Bythinie. Arríen l’appelleEaphtlé , & d’autres Amyçi , ou Amycli. On la nomme présen-

tement Lamid , oìi Scala Marmorea. Elle est furie Détroit deConstantinople. II y avoit dans cette ville un Laurier,prochedu Sepulchre S’Am-ycus, Roy de Bebricie que l’on y tua.Ce Laurier y fut planté le jour de fa mort, & on l’appelloitLaurier enragé, à cauíè que l’on n’en pouvoit porter kmoindre branche dans un navire,qu’aussi-tôt tous ceux quls’y trouvoient ne prissent querelle ensemble. Ces démêlezne s’appaiíbient point,si l’on ne jettoit cette branche dans kmer. * Pline, li. 16. c. 44.

ÀMYDON. Ville ancienne de Macedoine , dont parlentHomère Sc Juvénal. Elle étoit située fur les bords du fleuveAxius, que quelques-uns nomment VerdarL

A N.

A NA. Ville de l’Arabie deserte» Ce mot veut dire estArabe, Peine,ou. Fâcherie. Elle est située sur FEuphra-te,des deux côtezde cette riviere ; ce qui fait que quelques-uns la mettent dans la Mésopotamie , à cause qu’un de se*cotez s’y trouve assis. Lâ partie la plus considérable de cetteville est du côté de F Arabie , & environnée de vieilles mu-railles, ayant une forteresse vers le Nord. On ne trouveque deux rues, dans chacune de ses deux parties. Celle quiest du côté de la Mésopotamie, a deux milles de longueur,& est mal peuplée. II n’y a que des gens de -travail qui y de-meurent ; mais la rue qui est du côté de F Arabie, a plus dedeux lieues de long , & comprend les habitans les plus dis-tinguez. Toutes les maisons font d’un ou de deux étages ;mais petites-, & toutes quarrées, couvertes en terrasses, Scbâties de pierres, de plâtre, ou de chaux ; on y en compteenviron quatre mille. La ville d’Ana a été autrefois Episco-pale. Elle étoit grande, bien peuplée, & fort marchande ;mais aujourd’huy elle est peu considérable, ayant été ruinéepar les guerres. Prés de cette ville on trouve force palmiers,orangers, citronniers,limonniers,poiriers,coigniers,figuiers,grenadiers, & autres arbres de l’Europe ; & l’on y voit desolives de la grosseur des marrons. Ceux d’Ana ont accoûtu-mé de mener paître leurs chameaux du côté de la Mésopo-tamie , à cause qu’il y a peu de pâturages de l’autre,& mêmeils font dangereux & éloignez. Us portent avec eux des íàcsde graine de coton, avec d’autres choses dont ils font pources animaux, des morceaux de la grandeur des oeufs d’Au-truche qu’ils leur font manger la nuit, parce qu’encore queles chameaux endurent facilement la faim & la soif, néan-moins en ce Pays-là ils ne s’abstiennent pas de manger aussilong-temps que quelques-uns Font écrit. Leur plus fortecharge ne va qu’à 600. livres pelant, & ils ont besoin de re-pos, apréssavoir portée l’espace de 9.0U lo.heures. La disse*rence des chameaux est telle,que ceux des Pays chauds tra*vaillent mieux que les autres.Ces mêmes habitans d’Ana ontaussi des”chevaux qu’ils nourrissent de chair de chèvre sei-chée au Soleil,& coupée en petites pieces. II ne leur en fautpour les nourrir aq.heures qu’autant qu’on en peut prendreavec les deux poings. Cette chair ne les altéré pas,& les rendlegers.LesArabes les nourrissent ainsi presque aussi-tôt qu’iksont nez, ne les laissant teter que 9. jours,aprés quoy ils leurdonnent du lait de chameau, de peur que celuy des cavalierne les rende foibles, & ainsi ils prennent la force des cha-meaux par le moyen de ce lait. * Davity, Arabie deserte.

ANA ou Anas. Riviere d’Espagne , qui a íà source dan*k Castille Neuve, à Rio Roydera, dans la Campagne nom-mée par ceux du Pays Campo di Monttel. Un peu plus bas élisfe perd environ une lieuë fous terre au-delà de Calatrava.C’est ce qui a fait dire aux Espagnols qu’ils ont un Pont fui 4lequel on pouvoit faire paître dix mille moutons. Ce nomdi Ana que les Anciens luy avoient donné, & qui veut dire,Canard , fait connoître que cette riviere tient de la naturede ces oiseaux aquatiques, qui tantôt paroissent fur terre,& tantôt sc cachent sous l’eau. Les Espagnols l’appellentaujourd’huy Guadiana , comme qui diroit Agita di Ana , ostAnade, Eau de Canard. * Voyez, Guadiana.

ANABAGATA. Ville d’Asie, avec le Sieqe d’un Arche-vêque fous le Patriarchat d’Antioche. Abel Evêque de Sai-de, que le Pape Grégoire XIII. envoya en Orient Fan lo-fait mention de cette ville dans la Relation de son Voyage.

ANABIS. Ville ancienne desLacetans en Espagne. Quel-ques-uns croyent que c’est le bourg d ’ïgualada , dans la Ca-talogne.

ANACANDRIANS. On appelle ainsi ceux d’entreBlancs de la Province d’Anossi dans l’Isle de Madagascar »qui sont sortis d’un Rohandrian, & d'une femme qui est ° u