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bathavec un bruit terrible dans la plaine de Mokan, qui estfort baffe à f égard de f Arménie & de Schirvan. Son coursest fort doux dans cette plaine. Apres s’être joint douzelieues au-deffus de Tzauvat, avec la riviere de Kur ou Cy-rus, qui. n'est pas moins grande, & qui vient de la GéorgieouGutzistan du côté du Nord, il entre dans la mer Cas-pienne. II paroît de là que Ptolemée, & ceux qui le suivent,fe trompent quand ils disent que l’Araxe & le Cyrus fejettent dans cette mer chacun par une disserente embou-chure. Quinte-Curce Itv• 5. met l’Araxe dans la Perfide , &dit que son cours tire vers le Midy , & au liv. 7. il le faitpasser parla Medie, & entrer dans la mer Caspienne. Rade-rus en ses Commentaires fur cet Auteur, croit rendre cespasiàges clairs, en disant que le fleuve de Medus, dans lequeli’Araxe fe décharge, coule d’abord du Nord au Midy, & fejette dans la mer Caspienne ; mais il est impossible que cetteriviere perce la montagne de Taurus, qui a plusieurs lieuesde large, & qui coupe toute la Perse, & même toute l’Asie,Sc qu’elle passe de Persepolis vers la mer Caspienne. La vé-rité est qu’il y a deux rivières du nom d’Araxe en Perse,Lune dans la Medie, l’autre dans la Perfide. Les Perses nom-ment cette derniere Bend-Emin , à cause d’un grand mira-cle qu’ils croyent y avoir été fait par Ali, & elle sc déchar-ge dans l’Ocean auprès du Golfe Períìque. Cette riviere estabondante en poisson, & la reguelice que l’on trouve furses bords est de la grosseur du bras , & meilleure que celled’Efpagne,d’Alemagne, & de Moscovie. * Jean Struis,rw-fiéme voyage , cb. ay. Olearius, Voyage de Moscovie & de Perse ,liv. 6.
II y a encore dans l’Asie une autre riviere qui porte lenom d’Araxe y & qui va fe décharger dans l’Euphrate.
A R A Y A. Cap de l’Amerique Méridionale , fort re-nommé en ce quartier-là. II s’avance en mer presque enangle aigu, vis-à-vis du Cap Occidental de rifle de la Mar-guerite, & du côté de l’Est , il ferme le Golfe qui entreplusieurs lieues avant dans la terre ferme , & que les Espa-gnols appellent communément Golfo de Cariaco. Ce Golfe estfort large en cet endroit ; mais il s’étressit un peu plus avant,presque vis-à-vis du chemin qui va à la bourgade de Cu-mana. Le terroir de ce Cap , ainsi que du Continent ,est basjusqu’à quelques lieues, Sc couvert de buissons garnis delongues épines fort aiguës. Derriere le Cap il y a une saline,qui n’est ni fort grande ni bien abondante en sel ; ce qui estle plus incommode pour les navires, c’est fa grande distan-ce du rivage , qui est cause qu’on n’en peut charger le selqu’avec beaucoup de difficulté. Un peu plus au dedans, laterre sc courbe en forme de coude, & ouvre une Baye fortspacieuse, le long de laquelle, il y a une tres-grande Saline ,telle , que jusqu’à présent on n’en a point trouvé de sem-blable. Elle n’est qu a trois cens pas de la mer,& tous les moisde l’année elle rend de tres-bon sel & fort dur. Quelques-uns croyent que les flots de la mer , poussez de furie par lestempêtes contre le rivage, entrent dans cet étang,d’où l’eau11e pouvant sortir, est congelée en sel par le Sqleil. D’autresdisent que la mern’y peut entrer à cause de la hauteur durivage, & veulent que cette eau sellée vienne de source, ouqu’elle y reflue de la mer par des canaux souterrains. Ceuxqui vont charger du sel de cette Saline, y entrent avec deschaloupes à fond plat, & rompent le sel qu’ils menent furle rivage , aprés en avoir rempli ces chaloupes. Elle est fer-mée de plusieurs cotez, principalement de celuy du Sud,oùde hautes montagnes la bordent. Tout le Pays d’alentourest stérile & sec, & n’est arrosé d’aucunes rivières. Le Royd’Efpagne, pour fe réserver l’ufage de ces Salines, y a faitconstruire un Fort, muni de beaucoup de canon. La garni-son qu’ii y entretient est au moins de deux cens hommes.Ce Fort est placé fur une roche,moyennement élevée fur lereste de la terre qui l’environne, à cent pas de la mer, ou àpeu prés. II est de forme quarrée, avec quatre bastions auxquatre coins. Le côté qui regarde la terre-ferme est revêtudune forte muraille de pierre , de la hauteur de trente àquarante pieds. II y a deux autres cotez où la mer n'a que lamoitié de cette hauteur. Celuy qui regarde la rade est leplus bas & le plus foible de tous. Ce Fort est commandépar une montagne, qui en sépare une .vallée. On l’appelleSan fago. Ceux qui y demeurent vont quérir leurs vivres àCumana deux fois la semaine, sens ce qu’ils reçoivent d’Efpagne, comme huile, vin & habits. * Laët, Dejcnpt. des IndesOccid. liv. 18. cb. 3.
ARBA ou Arbê. Ville ancienne de la Palestine, qu’on anommée autrement Hébron , Mamré & c ariath , & qu’on ap-
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pelle au'jourd'huy cbalil. Quelques Anciens ònt crû <s ecette ville a été le lieu de la sépulture de plusieurs Patria 1 ^ches, fçavoir d’Adam , d’Abraham , d’Iseac & de Jacob.Genesc , cb.xz. ,
ARBAN. Ville de France dans la Bresse. Elle est situjen une plaine entre des montagnes , à une bonne lieue o eDorhan, vers les frontières de la Franche-Comté .* Atliï-
ARBÀNUM. Les Latins appellent ainsi Vitale , ville d I'talie.
ARBARINE. Riviere de France, qui arrose la BourgsI gne. Elle a fa source en des montagnes vers le village ° eNantira, & va fe décharger dans la riviere d Ain entre I e 'villages d’Oye & de Châtillonnet. * Atlas.j ARBE, ou K ab. Ifle aux Vénitiens dans le Golfe de V e '
j nise. Elle est fur la côte de la Morlaquie entre les Iffes d«Vegia , & de Pago. Son assiette est tres-agréable ; elle pro-duit quantité de figues, des vins délicats, & nourrit (or&bétail ; mais elle a peu de froment. Cette Ifle, dans laquesil y a une ville du même nom, avec Evêché fous la Métro-pole de Zara ,'peut avoir trente milles de circuit.C’est ce H eque les Anciens ont nommée Arba ou Scarbona. On y vo§deux Ports, qui font ceux de S. Befo,& de la Bastia,& qj* 3 'tre villages» Ptolemée luy donne deux villes, l’une que l’® 3appelloit Arba ,comme celle d’aujourd’huy,l’autre c olent 0 ‘Ses habitans font au nombre d’environ trois mille. L’N edAibe , fut soumise en 1539. à la Cité de Zara. * DavitfMaty, Difî. deHoll. 1701.
ARBE. Montagne d’Efpagne dans l’Aragon. C’est l’ui^des Pyrénées. Elle a donné son nom au petit Pays de Sfbrarbe , à cause que ce Pays séparé de la plaine ce quartier-bde montagnes, qui est au dessus du mont d’Arbe.
ARBECA. Village d’Efpagne dans la Catalogne, q uíquelques-uns prennent pour l’ancienne ville des Celtiber eíqu’on nommoít autrefois Vrbicus. Arbeca est du DiocèseLerida, entre 1 a ville de ce nom, & Tarragone. * Maty, V$'de Hotl. 1701.
ARBEIA. Ville ancienne de la Grand’Bretagne. Kn’est présentement qu’un village du Comté de CumberlaNen Angleterre, nommé ferbey ou Irebey.
ARBELLE. Ville de Sicile, en Latin Arbellè. Ses hab 1 'tans étoient gfoffiers & stupides, & c’est ce quia donné l< e3à ce Proverbe adressé à ceux qui alloient y seire commerceQivd non fies Arbeilas profeclus ? pour faire entendre qu’il été* 1aile de faire un grand gain avec des gens qui rnsnquoie^: d’esprit.
ARBELLES. Ville de Perse que les Géographes du Vifmettent à 69. degrez 50. minutes de longitude, & à 3 6.i e 'grez ao. minutes de latitude. Selon Davity c’est une p c .'rite ville champêtre, où les denrées se donnent à fort grau®marché. Elle est fameuse par la victoire qu’Alexandre refl 1 'porta sur les Perses dans la plaine qui en est voisine. Cedplaine a prés de quinze Jieuës de circuit, & quantité $ruisseaux l’arroscnt. Vers le milieu s’éleve une petite m o* 1 'tagne d’une demi lieuë de tour, couverte de tres-bea uJÍchênes, & au dessus on voit des ruines d’un château q ul 3toutes les marques d’avoir été un bel édifice. Ceux du P ifdisent que c’est le lieu où Darius étoit quand il donnabataille contre Alexandre. A trois lieuës de là prés d’u° egrande montagne du côté du Nord font les ruines d'u"autre château & de plusieurs maisons. Ils ajoutent que D*’ri us y avoit une partie de ses femmes, lorfqu’il fut défipar Alexandre. Ce dernier château étoit assis en une adi® 1 ’rable vûë. Du pied de cette grande montagne fortsource, qui à un quart de lieuë de-là, fait une riviere cap 3 ’ble de porter de grands bateaux, & qui va en serpentant ^tour des montagnes qui font au Midy. * Tavernier, Vo) 4 l>de Perse, Tom. x. li. x. cb. 1. .
ARBENGIAN. Petite ville d’Asie qu’Abulfedadans le cinquième Climat, & à laquelle il donne 88. dég r ^15. minutes de longitude, & 39. dégrez 50. minutes del^tude Septentrionale. Elle est dans la Campagne, ou da ®5Vallée que l’on appelle 1 a Sogde de Samarcahd. Ce mot Sssest fort ancien , & c’est de là qu’une grande Province á enommée Sogdiane par tous les Géographes Grecs StLaP 11 .'La ville dArbengian , que quelques-uns appellent Rabettg 1 *a été autrefois ruinée ; & un Sultan ou Roy de Khouarel 111la rétablit. * Fîerbelot, fíibi’oteque Orientale. ,
ARBERG. Ville de Suiffè, dans le Canton de Berg, *Paysd’Argow. * Voyez, Aarberg. . /.
ARBEUCHIM. Montagne de Moscovie, peu éloig^des bords du Volga. Elle est à cinq 011 íix journées de
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