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* Marmol, Tom.
fes arquebuses & les arbalestes,
( b . 57.
ARHUSEN, en Latin Arbusu. Ville du Nord-jutland enanemarck , dans le Diocèse de ce même nom. Elle est íì-^ u ee sur leCategat à l’embouchûre de la riviere de Gude.on Evêché qui est suffragant de i’Archevêché de Lunden,W fondé fan 1014. Cette ville fut prise en 1644. & pres-se ruinée par les Suédois. Randeríen, Horfens &Grim-. font les autres villes de ce Diocèse d’Arhugen, qui aquinze milles de longueur & qui contient trente & un Bail-J ages, trois cens quatre Paroisses & cinq Châteaux. II est
Tome ^'° ce ^ e à Ripen & le Categat. * Audiffret, Geogr.
fTn^^ Ues ' Uns mettent la ville d’Arhufen à huit milles dep . e de Funen , à quinze de Hadersfleben, & à dix-fept de
vers le Nord.
j. âfflANO. Petite ville dé fEtat Ecclésiastique dans leparois, en Latin Arianum. Elle est située fur une bran-0 du p 0 q U i en prend son nom, ainsi qu’une petite Con-j, ree qui f environne, & qu’on appelle la Poleíine d 5 Ariane,
6 At? re à oeuf ou dix lieues de cette ville.
j a p “AFlO. Ville du Royaume de Naples. Elle est dansch ^ s s> nc 'P aut ^ Ultérieure avec titre de Duché, & a un Evê-e u ffragant de la ville de Benevent, qui n’en est éloignée^Aïî < l Uatre ùeuës. * Maty, Ditt. de Holl. 1701.j ARIASPE. Ville ancienne de Perse , qui a été capitale^da.Drangiane. Quelques-uns veulent que ce soit celleAraba , dans le Sigistan. Les autres croyent que c’est Gobi -ï ville de la même Contrée.
1 ssv *~A. Port renommé du Perou dans la Province deosCharcas, que Pedro de Cieca & Herrera mettent fur le^oc-neuviême dégré & vingt scrupules. Les Anglois quitre rent en ce lieu-là en 1599. asseurent quec’est une baye,qu on doit plutôt le nommer rade que port. II est d une£pS~§hínde commodité, puisque tout f argent que son tire& aux autres mines voisines, dont Acosta dit qu’ilì, fl°’gné de soixante & dix lieues, est amené là fur desdie 1S âu Perou conduites par quelques Espagnols & In-Us Vers lamy-Mars pour arriver à Arita fur la fin du mê-p e Ujoisou au commencement du suivant. De là ces tré-f rs *?nt transportez à Lima. fur une flotte de peu de navi-S< Le Port d’Arica où son peut entrer facilement, est àouvert des vents du Sud ,d’Est & de Nord-Est ; mais nonPas q bien de ceux d’Oiiest. François Drac dans la Relatione Ion Voyage fur la mer Pacifique, afferme que la Bour-pde q u i ê fur ce Port, n’est que de vingt maisons, d’au-1 , e ^lny en donnent juíqu’à cent, ce qui est plus vray sem-
i. a ole, à cause du grand trafic qui s’y fait & de la commo->tedup 0 rt_ Les Espagnols ont pris foin de fortifier cette
p o ace > qui avoit été jusque-là ouverte , & ils y ont placéa j r , Ce canons fur lés endroits du rivage, d'où l’on peut pluse ttient repousser les navires ennemis qui voudroient en-
j, er a u Port. Elle est gouvernée par un Corregidor que le^ oy même y établit pour six ans, & qui fe fait fort coníi-
* Laët, lv. 11. cb. 10..
22 ARlCA. Ifle du nombre de celles qu’on nomme IflesJ^wniques. Elle est dans le canal de ía mer d’Angleterre ,à >> a Rpt milles du Cap de la Hogue en Normandie, &h^ atre Heuës de f Isle de Jersey. Son tour est à peu prés demau^ùle pas. On y voit une Eglise & quatre-vingt ou centqu 3 L nS * territoire de cette Isle est aussi fertile en grains,a jf^dânt en pâturages. * Davity , Isles Britanniques.aniVii ^ÀNDE. Ville de Galatie. C’est celle que Ptolemée
a lyRlCARETS. Nation d’Indiens dans laGuiane ; il y enOrientaux & d’Occidentaux. Les Aricarets Orientauxp lten t la riviere d’Aricari, & en ont tiré leur nom. Es nequ i^ as en gtand nombre. Les Aricarets Occidentaux fontqu P UCS familles qui fe font séparées des Orientaux, pour}ç p que démêlé qu’ils ont eu avec les Portugais qui habitentAm° rt ^trerro, assis à.la bande du Nord de la riviere des
mazones. Ces Aricarets 'Occidentaux font venus demeurerv ; s * es bords de celle de Caienne,au nombre d’environ íîx-. .S 1 > ou cent quarante personnes. Ils aiment assez les Fran-* 5 & ^ 0nt a ^* ez avec ]es Galibis,& ennemis des Palicours.
e la Barre, Defiript.% la Guiane.
St r |UIA. Ville d’Italie, autrefois fort considérable,dontPr e p 0n > Appien, & Tacite font mention. Ce n’est plus àC*** qu’un petit bourg, à une mille d’Albano , dans lad e dP a gne de Rome , fur tine colline délicieuse , avec titreiché. On f appelle La Riccia , 2 c il appartient au Prince
Chîgí. II n’y a qu’une ruë,au haut de laquelle est la Place.L’Eglise est à main gauche, bâtie d’une maniéré agréable ,avec une coupole , par le Cavalier Bernin. Vis-à-vis est leChâteau du Prince, où au dessus de la porte on voit quan-tité de bois de cerfs. À cent pas hors de ce bourg, il y a unbeau Monastère d’Àugustins, & une Eglise ronde de làVierge, appellée La Madonna délia Riccia. * E. D. R. NouveauVoyage d’itahe , Tome 2. ,
Le Lac d ’ Aricia, est aujourd’huy appelle, Lago di Nemi.Quant à l’ancienne ville d J Aricia , on tient qu’elle fut bâtiedans le Latium , par Híppolyte, fils de Theíee, en mémoirede fa femme , qui s’appelloit Amia , comme le témoigneMartial, li. 13. Cette ville donna son nom à une forêt, danslaquelle Diane cacha Hippolyte , aprés qu’Esculape Feutressuscité. En reconnoissance d’un si grand bienfait, il luyéleva un Temple, dont les Prêtres dévoient être des Escla-ves fugitifs. On voyoit proche de là une fontaine de laNymphe Egerie, où Numa, second Roy de Rome,sçavantdans la divination par les eaux, publioit qu’il avoit commer-ce avec cette Nymphe, afin que les loix qu’il établifloit, eus-sent plus d’autorité. Si l’on s’en rapporte à Solin & à CassiusHemina, la ville d ’Ar'.tìa fut bâtie par Archilochus Sicilien,lan 415. de Rome. Elle obtint le droit de Bourgeoisie Ro-maine , & fut d’abord une ville Municipale, 8 c ensuite Co-lonie Romaine. Ce fut le lieu de la naissance d Accia, merede l’Empereur Auguste. * Danet, Antiquités Grecques & Ro-maines.
ARICONIUM. Cité des Silures, Peuples anciens de laGrand’Bretagne. Elle étoit à trois milles du lieu où est au-jourd’huy Hereford , ville du Comté de ce même nom enAngleterre , qui a été bâtie de ses ruines.
ÀRICOURI. Sauvages de l’Amerique,qui habitent dansla Guiane, vers la riviere des Amazones. Us font de moyen-ne taille, & ont les Cheveux noirs, qu’ils teignent quelque-fois en rouge, croyant fe donner par là quelque agrément.Ils ont aussi les yeux noirs,les oreilles,la levre d’en bas,& lesnarines percées. Ils fe frottent tout le corps d’une certaineteinture, que les Taos , autre Nation sauvage de cette Con-trée, appellent Annote, & les Caribes Coutesaurve. Qes Peu-ples se fervent de cette teinture dés leurs plus jeunes an-nées contre l’ardeur du Soleil. Les femmes, & fur tout lesfilles, fe peignent la peau d’une gomme noire, dont elles fefont diverses figures de la couleur des châtaignes. Tout lemonde va nud en ce Pays-là, tant hommes que femmes. IIy en a pourtant quelques-uns qui fe ceignent le milieu ducorps de quelque bande d’étosse. Les femmes fe lient lescheveux fur le sommet de la tête avec une efpecc de tissu.Elles accouchent fans beaucoup de peine, & portent leursen fans par tout où elles vont, assis ôu liez derriere leur dos.Les hommes en général font plus grands que les femmes,& fur tout dans les Provinces les plus voisines de la rivieredes Amazones. Ils n’ont aucune Religion , & quoy qu’ilsrespectent le Soleil & la Lune qu’ils croyent animez, ils neles adorent pas. Toutes leurs Cérémonies consistent à dégrands festins, qu’ils font pendant trois ou quatre jours, àl’occasion des funérailles de leurs Cassiques. Ils s’y enyvrentd’un breuvage qu’ils appellent Parnow. Durant ce temps-là,'il y a des femmes qui font de grands cris touchant la mortdu défunt, & qui usent de plusieurs maniérés superstitieu-ses , pour donner des marques de douleur. Ils ont des Sor-ciers ou Devins, nommez Peeaíos, qui font accroire à cesmalheureux, qu’ils parlent à un Démon appellé Vuatipa , &qu’ils apprennent de luy les choses futures, Lz tout ce qui fepasse dans les Pays les plus éloignez. La plupart croyentfimmortalité de l’ame, & qu’aprés la mort ceux qui ontbien vécu, sont portez au Ciel, au lieu que les autres des-cendent au fond de la terre. C’est ce qui les oblige quandquelqu’un des plus considérables d’entre eux est mort, detuer un de leurs Serviteurs ou de leurs Esclaves, afin qu’ilaille le servir dans l’autre monde. Ils font naturellement forttimides ; mais soupçonneux, & âpres fur la vengeance. Ainsilors qu’un de leurs amis ou de leurs parens meurt dans unâge peu avancé , ils fe laissent aisément persuader par cesPeeaíos , que cette mort est l’effet de la haine de quelque en-nemy, ce qui cause entre eux de fortes inimitiez, & sou-vent des meurtres. Outre les Yaios , cinq autres Nations;íça-voir, les Maraons , les Caribes , les Arwacas , les Mayi , & lesSupaoi , habitent à peu prés le même Pays aue les Avxov.ruUs ont presque les mêmes mcsurs;mais ils diffèrent beaucoup
en langages.* Laët, Description des Indes Occidentales , liv. 17.chap. n.
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