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fut î e l’ eau qui sortit du côté du Sauveur, ïorsqu’iln ..Ç erc ® duo coup de lance à la Croix. Ce cordon étantPo 6 ìî 1 Co ^ à Usant, le prêtre prend de la sainte Huilekvn^ ^ oindre, & commence par le front, de là au men-p ' Puis à Festomach, aux aiflelles, aux pieds & aux mains, •4 p ? n Ç ant à chaque onction : fete bafpfe aunom du Pere, &en r l S & à Saint pjprit. Cette Huile dont ils oignent leursse f nS au Baptême, & ceux qui font à farticle de la mort,^jt^í tous l es sept ans par le Patriarche la veille de la Nati-se r de ^ er § e , & d n’y a que luy qui ait ce pouvoir. II0 j er .V P°ur cette composition de toutes sortes de fleursp r i° r . e rante s, & de plusieurs drogues aromatiques. LaParad’ C ^ ces fleurs est celle que nous appelions Fleur deles C IS ‘ cette Huile est faite, il en envoye par tous
Pou r ° n - Vens de rAíïe,de l'Europe& de l’Afrique, & ils nep a r . 01 ^ nt baptiser íi elle manquoit. Aprés le Baptême lecha em s ° rt dc FÈglife ayant Pensant fur ses bras , & dansvé ^ U f m . a ' n un cierge de cire blanche allumé. Etant arri-me du Pere de Pensant, il le remet entre les mains
f ant ™ er e qui en même temps se prosterne devant, luy bai-baiseP Ç^ds* Pendant qu’elle est en cette posture , il luyJsniai 6 ] dEus de la tête. Le Pere ni le Parrein ne donnentn °m d n °. m à Pensant, qui reçoit de celuy qui le baptise lec he d a ’ nt dont la Fête se rencontre le jour du Diman-$ a j “ Baptême. Si par hazaíd ce jour-là il n’y a point dequj • S lour Calendrier, il prend le nom du premier Saintf e ^- Vlen t dans la semaine. On trouve au retour un grandqui" 1 {séparé pour les parens & les amis, & pour le PrêtrePlus 3 ^ la cérémonie, & qui ordinairement est suivi de la( j ll p§ ran de partie des Prêtres de la Paroisse ou des Moinesdép lovent où le Baptême s’est fait. Cest un grand sujet dequi ] r Pour le petit peuple,& fort incommode pour ceuxdeaif • t ' & stui bien souvent dés le lendemain ssont plus
tjoy v ivre. Les Arméniens qui font pauvres ne s’en met-des 4 c ° Uve rt qu’en feignant que leurs enfans font mala-is d, Ce qui les oblige à les faire baptiser dans la semaine ,Sj y S P^ter fans nulle cérémonie à FEglife.
«l eil ne femme accouche quinze ou vingt jours, & mêmeavant Noël, ils diffèrent le Baptême de Pensant3} a j* ac etteFête. Voicy la cérémonie que Pon y pratique.
tou tes les villes ou villages où il passe une riviere, lesdej^ens qui y demeurent ayant un Baptême à faire, ontipjf ,° u trois bateaux plats , couverts de tapis furquoy onip a • e, & le jàr de Noël étant arrivé , on y dresse unele q re d’Auteso Le ‘matin sitôt que le Soleil est levé, toutRis Armenïèn tant du lieu que des lieux circonvoi-av £c i rcn Bent fur ces bateaux , vêtus de leurs ornemenstrois p* ^toix & les Bannières. Ils trempent la Croix parPì u ;i ois dans Peau, & y jettent chaque fois de la sainte^lep F S lisent ensuite la Liturgie ordinaire du Baptême,b r j v retr e prenant Pensant le plonge jusqu’à trois fois dansPoivre, en prononçant les paroles du Sacrement, & enà cet 3nt B s huile. Le Roy de Perse se trouve ordinairementVal J^monie quand il est àlfpahan, & il se rend à che-Ce *'enì .d de la riviere avec les Grands de fa Cour. Laest- iç S nie achevée il va à Zulpha au logis du Kelonter, quipuajJítge des Arméniens , chez qui le dîné est préparé*ìlss a a te Roy veut bien faire cet honneur à un particulier,luy > à porter vingt Tomans au Chef de ses Officiers, enHiais 0 ^ a P l que Sa Majesté vient prendre un repas dans lafont en • Esclave. Moyennant ces vingt Tomans, quitf envo Vlrot i trois cens écus, ce Chef des Officiers est tenuP°Ur 1 ^ Cr au logis du Particulier tout ce qui est nécessaireiti an C re P as , avec la vaisselle d’or dans laquelle le Royqu'on'| ^ Ur i a si n du repas on apporte au Roy le présentVa Ut lu y fait toujours dans ces rencontres, & ce présent neronf,| Uere moins de quatre ou cinq mille écus.. Ce PrinceCh r ê t - ere Es Arméniens de Zulpha plus que tous les autrestan y \ ens d’Orient, ne permettant pas qu’aucun Mahome-^t^^ure, ni qu'on leur fasse la moindre injustice. Ilsíì et)s Privilège d’être auflì richement vêtus que les Per-èc á' a * si avoir comme eux à leurs chevaux des brides d’orlée s . £«tt. Les femmes y font auflì tres-richement habil-Çhatj e |i y î sians Zulpha quinze ou seize tant Eglises queRois p es A R Arméniens, & ils ont deux Archevêques & plu-tin d e f 9, Ues avec leurs Moines. Quand un Pere destinea yan t Enfans à FEglife * il le mene au Prêtre qui luya Pses „ Is ^ a Chasuble sur les épaules,dit quelques Oraisons,
V - V -fant chez eux.
> années, selon
-ett c < B lo y le pere & la mere ramènent Pensant chez eux.Hue Pen^r Cm ° n * e ^ a * t ^ e P r en P' u si eurs années, selon
rint est jeune jusqu'à ce qurl soit en âge de dire la
Messe. S’il ssest destiné que pour ía Prêtrise, fans qu'on aitdessein de le faire Moine, ils le marient le même jour qu'ilsfont la cérémonie de luy mettre la Chasuble pour là qua-trième fois* Quand fa femme vient à mourir, s'il veut seremarier, il ne íçauroit plus dire là Messe. Les six premiè-res cérémonies étant faites, dés que le jeune homme a dix>huit ans qui est Page où ils peuvent dire la Messe, tant ceuxqui font pour être Moines, & qui ne sc peuvent marierque ceux qui font Prêtres mariez, on procede à la dernierecérémonie qui doit toujours être faite par un Archevêqueou par un Evêque qui revêt P Aspirant au Sacerdoce détous les habits que les Prêtres portent quand ils doiventcelebrer. Cela fait, il entre dans FEglife, & n'en peut sor-tir d'un an , pendant quoy il est employé à. tout le ServiceEcclésiastique. Le Prêtre qui est marié, aprés avoir dit làMesse, est cinq jours fans qu’il vienne en son logis boire nîmanger , ni coucher avec fa femme. Les Moines ainsi queles Prêtres, qui veulent dire la Messe uné autre fois, sontobligez de demeurer cinq jours dans l'Eglise sens pouvoirni se coucher ni rien toucher autre chose que la eueillerdont ils sc fervent pour manger. Ils n'oscnt non plus nícracher ni se moucher. Dans les cinq autres jours suivans*aprés qu'ils ont dit la Messe , ils ne peuvent manger que desœufs sens beurre & fans huile, & du ris cuit au sel & àPeau , quoyque ce ne soient pas des jours où il soit défendude manger tout ce qu'on veut. Cela fait voir jufqu’où ilsportent leurs austeritez.
Plusieurs Evêques ne se permettent l'usage de la viande& du poisson que quatre fois l'année, & fur tout depuisqu’ils sont Archevêques, ils ne vivent que de legumes. Usont dans l'année plus de six mois de Carême, ou de jeunesparticuliers ; & pendant tout ce temps-là, non seulementtous les gens d'Eglisc, mais auflì les Séculiers ne mangentque du pain & quelques herbes telles qu'elles viennent dujardin. A la Fête de Saint George, pour qui ils ont une tres-grande vénération , ils jeûnent fort auíîerement toute làlëmaine, la plûpart ne mangeant quelejeudy. Les gens detravail ne peuvent non plus que les autres manger ní beurréni huile pendant le Carême, mais seulement des legumes cui-tes au sel & à Peau j & quand ils scroient à Farticle de la mort»il ne leur scroit pas permis de manger de la viande aux joursdéfendus. Us peuvent seulement prendre des noix,des aman-des , des pistaches,ou quelque autre chose qui rend de l’hui-le, les piler, & èn mettre dans leurs ris, & dans leurs le-gumes.
Les Arméniens marient d'ordinaire leurs enfans sens queles deux parties sc soient vûës, & même fans que les pèresni les freres en sçachent rien.Ce sont les meresqui concluententr'elles le mariage, aprés quoy elles en parlent à leurs ma-ris , qui approuvent ce qu'elles ont fait ; & fur cela,la meredu garçon , avec deux vieilles femmes & un Prêtre, va aulogis de la mere de la fille ; & luy présenté une bague de lapart de celuy avec qui on veut la fiancer. Le garçon paroîtensuite , & le Prêtre lit quelque chose de l'Evangile pourbénir les deux parties ; ce qui étant fait, on luy donne quel-que argent, selon le bien qu’a le pere de la fille. On présen-té ensuite à boire à la compagnie, & cela s'apçelle les fian-çailles. Quelquefois ils accordent les enfans à 1 âge de deuxou trois ans, & même lors que deux femmes amies sc trou-vent enceintes dans le même tempâ, elles sc promettent defaire un mariage des deux enfans qu'elles portent,s’il arrivequ'ils se trouvent de diffèrent sexe. En ce cas on les accor-de sitôt qu'ils sont nez , & depuis que le garçon a donné labague, quand il attendroit vingt ans à sc marier, il est obli-gé d'envoyer tous les ans un habit à se Maîtresse avec toutrassortiment. Trois jours avant la célébration du mariagesle pere & la mere du garçon font préparer un festin qui estporté chez la fille. Les familles des deux fiancez s'y trou-vent , les hommes dans un lieu séparé des femmes, car ils némangent jamais ensemble dans deà réjouissances publiques.La veille des nôces, le fiancé envoye les habits à fa fiancée»& Vient prendre ce que la mere de la fiancée , ou quelquevieille de scs plus proches parentes,si elle n'a plus de mere »luy donne de son côté. Le jour du mariage, le fiancé montefur un cheval,& la fiancée fur un autre.Ccs chevaux ont desharnois magnifiques, avec des brides d’or & d argent ., si cesont gens riches, & s'ils sont pauvres ils en empruntent auxgrands. Le fiancé va devant, ayant fur la tete un voile dégaze incarnate, où d'un rets d'or & d'argent, dont les mail-les font fort pressées, & qui le couvre jufqu'au bas de Pef-tòmac, 11 tient en se main le bout d’une ceinture » longue dé
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