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Tome I. [A - D.]
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trouvées en ce lieu là,& la quantité de tuiles brisées áònt leschamps font pleins, font juger qu’elle a été fort considéra-ble. un Paysan en y labourant la terre,y découvrit en 1629.l’effigie d’un taureau d’airaih, avec son Sacrificateur. C’estaujourd’huy un village appellé yydi. II est au dessous de laville de Lausanne , bâtie , selon quelques-uns , des ruinesd'jí?^mr«8.*Plantin, Description de la Suijse.

ARPI. Ancienne ville d’Italie, nommée autrement, Ar-girippa, Argos Sc Eipp'mn. On dit qu’elle fut bâtie par Diome-de. Les restes en paroissent encore à six milles de Manfredoi-ne dans le Royaume de Naples, entre Lucerna 8 c Manfre-donia.

ARPINO. Ville du Royaume de Naples dans la Terrede Labour, en Latin Arpinum. Elleest située aux confins dela Campagne de Rome, entre la ville d’Aquino,& celle de-Lora. C’étoit autrefois une ville considérable des Volfques,où naquit Caïus Marius, l’un des.plus grands Capitaines del’ancienne Rome. Quoyqu’il fût sorti d’une Maison assezobscure , son mérité le fit parvenir sept sois au Consulat..Apres avoir triomphé de Jugurtha , il fut envoyé en Pro-vence contre les Teutons & les Ambrons qssii défit en deuxbatailles, dans la derniere defquelles on tien t que plus dedeux cens mille de ces Barbares furent tuez , & plus de qua-tre-vingt mille faits prisonniers. Elle fut donnée aux envi-jrons d’Aix, entre les villages de Portières & de Trets, &l’on voit encore fur le grand chemin d’Aix à Saint Maximinles fondemens d’une Pyramide que Marins y fit élever. II-défit auflì les Cimbres qui étoient entrez en Italie, & on ditqu’il en demeura plus de cent mille fur la place. La guerre-ayant été résoluë contre Mithridates, la Commiflìon en futexpédiée pour Sylla; mais comme il étoit occupé ailleurs,C. Sulpitius Tribun du Peuple la remit à Manus , ce qssiobligea Sylla de revenir promptement à Rome, où son Par-ty s’étant trouvé le plus fort, il fit mourir le Tribun. Ma-rins y voyant tout à craindre pour luy prit la fuite , & fecacha dans un marais plein de roseaux prés de Minturne ,pour éviter la fureur de ceux qui le pourfuivoient. II fejetta ensuite dans une barque qui le porta en Afrique, d’oùCinna & Sertorius Payant rappelle, ils entrerent ensembleà Rome à main armée. Ils firent mourir quelques-uns deleurs ennemis , en bannirent d’autres, Sc Marins ayant étéfait Consul poûr la septième fois mourut de maladie peude jours âpres l’an 668. de Rome, & 86. ans avant Jesus-"Christ.

A trois lieues d’Arpino , est le lieu de la naiílànce de Ci-céron , nommé au jourd’huy la ville de Saint Dominique , ce■qui est cause que quelques-uns ont donné le nom d’Arpinos,à ce fameux Orateur. Il naquit le troisième de Janvier del’an 648. de Rome, & 106. avant Jesus-Christ. Son Pere«étoit Chevalier Romain , & il s’acquit une si haute réputa-tion par son éloquence qu’il eut l'honneur d’être fait Con-sul. Ce fut luy qui découvrit la Conjuration deCatilina,ce qui le fit appeller le Pere de la Patrie. II suivit le partyde Pompée pendant la guerre civile, & âpres la mort de cegrand homme , & celle de Jules-Cesar, à laquelle il n’eutaucune part, il favorisa Auguste qu’on appelloit alors Octa-le César , & qui s’étant lié avec Antoine & Lepide , formale Triumvirat. Antoine haïíïànt mortellement Cicéron,quiavoit écrit contre luy les Philippiques, le fit mettre dans laListe des Proscrits. Cicéron le sçUt » & crut sauver sa vieen fuyant ; mais il fut rencontré furie chemin parPopiliusqui l’assassina le 7. Decembre de l’an 711. de Rome. II étoitdans J a soixante & quatrième année de íbn âge.

ARPON1UM. Ville ancienne de la Grande Grece. LesGéographes font persuadez que cette ville est le bourg dela Calabre Ultérieure, qu’on nomme à présent Cerchiara.

A R P O S. Ville ancienne d’Italie, que quelques-unscroyent être au jourd’huy celle de Castel à Mare dans laCampagne de Rome.

Le PereLubin dans ses Tables Géographiques parle d’u-ne autre ville d’Arpos, & dit que C. Marins fut élevé prés delà. Paul Merula, en la seconde Partie de sa Cosmographie,li. 4. cb. 29. dit que cette ancienne Arpos eûArpimtm , vulgai-rement Arpino .

ARQUA ou Arquitta. Bourg d’Italie dans le Duché deMilan, en Latin Arquatum. II est du Territoire deTortoneentre la ville de cé nom,& celle deGennes.Plufieurs croyentque Libarna ou Lbarnum ancienne ville de la Ligurie, étoitproche de ce bourg. * Maty, Dict. de Holl. Í70Í.

ARQUA ou Arquato. Bourg d’Italie dans le Padouan. U’çflàíuain gauche deMonteljço, kMyrmm parie long

À R

séjour qn’y fit Pétrarque fameux Poëte Italien. II yrut en 1374. 6e il y fut enterré. On y voit encore fason, & le squelette de sa chatte. * De Seine, Nouveau Vo )4d‘Italie.

ARQU AIRE. Cap d Afrique sur les côtes de Barbî^’II est peu éloigné du Cap David, & c est le lieu le P luagréable de tout le Pays. On l’appelloit autrefois le GxGajpar. II peut y avoir cent maisons, & prés de mille p e j'sonnes. On y trouve abondance de Petun, de Tamaris, ®Bannanes, & surtout quantité d’eaux dont il fournit toi*les vaisseaux quinavigent vers ces côtes. * Voyageurchap.i.

ARQÚ ATA. Bourg d’Italie dàíis l’Etat de l’Eglife >7Latin Arquatum. II est en la Marche d’Ancone fur les d” 1fins de l’Abruzze Ultérieure, & prés de la riviere deTr 03to, environ trois lieues au dessus de la ville d’Afcoli.NvhssDisi.de HoH. 1701.

ARQUES. Bourg de France, dans le Pays de CauXyNormandie. Les Latins le nomment Arca. II est situe Nune riviere que l’on appelle austi Arques * à deux lieues d h"vermeiiil, de Basqueville, de Longueviile, & de DiepP T eiSc à dix lieues de Rouen. L’Eglife Paroissiale dédiée àtre-Dame, est belle s grande, Sc ornée d’une haute t° u 'Outre cette Eglise, on y voit une Abbaye de Bernardinsun Prieuré simple fous ie titre de S. Etienne -, une Chapd’de Sainte Wilgeforte , qui attire un grand concours de fvotion, & un Hôpital. Il y a un Siégé Royal, Vicoiï> cC !Election , & Maîtrisé des Eauës & Forêts. Le Château , e j-grand, bâti à l’antiquesur une colline, & environné de iffez profonds. 11 commande fur les côtes voisines,& Rdeux vallées arrosées de deux petites rivières. Le reflux^la mer monte de Dieppe jusqu’à ce bourg , où l’on t#trois Foires tous les ans ; la premiere* à la S. Vincent)seconde, à la S. Barnabé ; & la troisième, à la Décolationf !S. Jean. Une vaste Sc haute campagne de terres labours,s’étend jusque-là , avec une forêt dans son voisinage, & ^prairies que baignent deux petites rivières,d'ônt l’unefa source au dessus du bourg de Saint Saen, & passe au PAd ’Arques. L’autre naît au dessus de la ville de Neufchâtel» jpasse par Archelles , hameau qui est dans la prairie d 4ques. Ce lieu est renommé dans l’Histoire par la Vií^ 0 ^signalée que le Roy Henry IV. y remporta l’an 1589. stct-Septembre, fur le Party de la Ligue que commandoit le ” ude Mayenne. Les Ligueurs avoient une armée de pluN§trente mille hommes ,& celle du Roy n’étoit cornpPqjque de cinq cens chevaux, de douze mille hommes deFrançois, & de deux mille Suisses. * Davity, NantisMemo:res dressez,fur les lieux en 1701. ,u\

ARQUES ou Arc. Bourg de Lorraine, dans le Duch e |Bar,à peu de distance de la Meuse, en Latin Arca. Quelq**^uns croyent que c’est le lieu de la naissance de la Pu ce .d’Orleans, dont la valeur Sc le courage firent tant de & 111au commencement du régné de Charles VII. Sc qu’on n?...me communément f canne d’Arc , quoyque d’autres vc u /f( ;lent que le village dc Vaucouleursíbit le lieu où elle est

ARQUICO. Port d’Afrique, situé vis-à-vis de l’lst e ^ 'Mazuan, en Latin Arquicum , à huit ou neuf lieues de latagne de Bisan, Sc à quinze dégrez & demi de latitude S e jjjtentrionale. C’est ÏAdulis des Anciens, & on l’appelle âU ,yE rcoco. Ce havre a été enlevé aux Abiflins par les Turcs 1 J,a déja long-temps. Arquico est peuplé deNegres, q 1 * 1 p.portent qu’une peau fur leur nudité. Les femmes fe c °\i 'sent en rond, Sc tressent leurs cheveux par floquets àe ^ \grosseur d’une chandelle. La ville qui étoit peuplé?. ;Chrétiens avant que les T ures en sussent maîtres, n’est ...bitée aujourd’huy que par dés Mahométans. * De la Ct° lRelation de f Afrique , Tome 4. j

ARQUIN. Château situé fur une riviere d’Afriqu? ’une journée du Cap Blanc, qui est fur les côtes de Bansrie. Ce château est unique en toute cette Contrée. ^Hollandois s’en rendirent maîtres l’an 1633. ÁunquaR*lieuë de ce château, est une belle fontaine que gardentou douze chiens. On dit qu’ils flattent les Européens ap 1 ^les avoir flairez, & avoir connu par là , qu’ils n’ontp 3$mauvaise odeur desNegres pour laquelle ils ont une }sion particulière,ce qui fait qu’ils les dévorent. LesHist° rIrapportent touchant cette aversion, que quand le D uCBourbon passa en Afrique avec les Génois, les Troupes ?^sent été souvent surprises, fans un chien qui découvresloin par l’odorat, & avertislbit en aboyant sitôt qui* 1toit approcher Un Maure, * Vojageur curieux } cb. u