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Tome I. [A - D.]
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me dit que stylise Métros oie appellêe Lvangelistra, c’est-à-dire,ï’Annonciadc ; ejl un grand corps de bâtiment qui a autant de por-tes & de fenêtres qu il y a de )ours dans Vannée, ■&qu d e(t sou-tenu de plus de deux cens colonnes de marbre. U aymta qu uneInscription qu on lit sur le grand Portail, fait foy-qu elle a été bâtiepar Michel Duca Comene. Cette ville & le Pays d’alentour né-gocient en tabac, en boutargues & en fourrures dont il fe‘fait grand commerce. L’Archevêque ou Métropolitaind’Arta, faiíbit autrefois ía résidence àLepante qu’il a quit-tée, à cause qu’il y a peu de Chrétiens. II avoir huit Sussra-

f ans ; mais l’Empereur Jean Paleologue partagea en deuxArchevêché d’Arta , pour ériger celuy de Janina. Les qua-tre Evêchez qui relèvent d'Art a , font Rogous, V ontza,.Aëtos & Acheloou.

ARTA. Bourg de Suisse, f un des principaux du Canton; kle Sehuvitz, II est situé fur le bord Méridional du Lac deZag.

ARTABRES. Peuples anciens d'Efpagne, qui habitoientLux confins du Portugal, vers le Nord, & l’Occident,& quiLvoîent pris leur nom d’un Promontoire voisin , qu’on ap-pelloit Artabus. Ils abondoient en or , en argent, & en étain.Strabon qui en parle, li. 3. dr 4 . de ft Geogr. témoigne qu’ilsîiroient leur origine des Celtes Gaulois, qui ont étendu leurEmpire dans Flberie ou Espagne, jusques aux Colomnesd’Hercuîes. Vadian, & Silius Italiens, ont fait aussi mentionde ces Peuples.

ARTABRORUM PORTUS. Nom donné par les an-ciens Auteurs au bourg d’Efpagne appelle Muros.

ART AC AB ANE. Ville ancienne ss Asie dans la Carama-áîe. Elle avoit été bâtie avant Alexandrie, & la furpassoit engrandeur & en beauté. Son circuit ayant été premierementde trente stades, le Roy Antiocnus f augmenta ensuite decinquante. * Pline , li. 6. ch. 23.

ARTANA. Bourg d’Efpagne, que les Latins nommenttOrtana. II est du Royaume de Navarre, & éloigné de Pam-, pelune seulement de cinq lieues. * Maty, Dictionaire de Hol-lande, 1701.

ARTAXATE. Ville ancienne d’Asie,capitale de f Armé-nie, sur le fleuve Araxe. Elle sut bâtie du temps d’Annibal,«qui avoit cherché une retraite auprès d'Artaxias Roy de cePays,& brûlée lan $7. del’EreChrétienne, par Corbulon,qui commandoit les Romains. Tiridate qui la rebâtit ensui-te,luy donna le nom de Neronée,pour faire honneur à Néron.Gette ville détruite depuis ce temps-là , ne conserve plusque quelques restes de fa premiere grandeur, & porte au-jourd’huy le nom d’Ardacbat. Ces restes consistent en uneface du magnifique Palais de ce même Roy,en quatre rangsde colomnes de marbre noir, 3 c en plusieurs autres morceauxde cet ancien Palais. Voyez, ce qui en est dit dans l’article- d’ERivAN. * Dion, ìn Meron, Le Chevalier Chardin,Strabon.

ARTEMISIUM.Détroit de l’Euboée,dont Plutarquefaitmention dans la Vie de Themistocle. Il dit aussi c\u Artemi-Ji 11m est une Plage , ou côte de fille d’Euboée , au dessusii’Estiée, tournée du côté du Septentrion, & qui a vis-à-visde foy Olifon , ville du Pays, qui fut autrefois fous la domi-nation de Philoctete. On y voyoit un Temple de Diane, ouArtemis, surnommée Orientale, qui luy a donné son nom,Hérodote parle de ce lieu li. 7. * Le P.Lubin,TaWe.s Geogr.

ARTEMITA ou Artemidita. Les Anciens ont nomméainsi la ville de Van ou Vaflan , dans f Arménie.

ARTEMITE. Ifle de la Toscane,qu’Artemidore dit être-îa Cherfonefe, auprès de la bouche du fleuve Achelous.‘Strabon l’appelle Artemie, & Pline Artemifie.

ARTENAY. Bourg de France dans la Beau ce, en LatinArtben&um. II est situé fur le grand chemin de Paris à Or-léans , à six lieues de cette derniere ville.

ARTEZ. Bourg du Languedoc dans f Albigeois,situé furla riviere de Tarn. Ce lieu étoit anciennement le siégé duJuge d’Albigez.* 'Do.vity, Languedoc.

ARTHY. Bourg de la Lagenie en Irlande, qui a voix auparlement, en Latin Arthia. II est situé dans la Province deKildare, entre la ville de ce nom & celle de Caterlagh , àquatre lieuës à peu prés de f une & de l’autre. * Maty, Dicì.de Holl. 1701.

ARTIER. Riviere de France dans f Auvergne. Elle des-cend de Royac & de Cnamalieres, reçoit Lunat, proche deLufac, & fe va rendre dans f Allier prés de Marignac. *.Davity, Auvergne.

ARTIGIS. Ville ancienne d’Efpagne, dont Ptolemée &Pline font mention. On ne doute point que ce pe soit Al~bma , ville du Royaume de Grenade.

ÂRTlNIE. Etang de f Asie Mineure, proche du Ç 105 * b

Olympe, &c de la ville de Miletropolis, C’est de cet eb^que tire fà source le fleuve Rhindâcus, nommé aupar^Lycus.* Pline, íi.f.cb. 32-. 1

ARTISINA ou Artifinod Montagne de la Sicile. jextrêmement haute, & située vers le milieu de l’Ifle dan^vallée de Noto aux confins de celles de Demona & de ”zara. * Maty , Di£l~. de Holl. 170'ì.

ARTOBRIGA. Petite ville ou bourg ancien de Ia T,delicie. Quelques Géographes croyent que ce bourg |celuy de la -Bavière , qu’on nomme aujourd’huy Lebn 0 ^y en a d’auttes qui veulent que ce soit Artsbourg , villastué fur le Danube. * Maty, Diél. de Holl. 1701. , j,

ARTOIS. Province du Pays-Bas, qui appartient^France, avec titre de Comté , en Latin Artefia. Elle 3 'Flandre pour bornes au Septentrion ; le Hainaut à fOF c J& la Picardie au Midy & au Couchant. C’est une des P 1belles & des plus fertiles Provinces du Royaume. Ses e 3pagnes rapportent des grains en telle abondance, qu’on ‘Vpelle communément le Grenier des Pays-Bas. D’órdio 31 'on la divise en douze Contrées, qui sont le Gouvernes.d’Arras, f Advocatie de Bethune , le Comté de Saint P 3 ^.les Régalés de Teroiianne,& les Bailliages d’Aire,Orner, Hefdin, Lillers, Lens, Bapaume, Avennes &gni. Elle a Arrâs pour fa ville capitale. Les autres-sony'*thune, Aire, Saint Orner, Hefdin, Bapaume, Lens, -Lil*^Renti & Peruë. Les Attrebates l’habitoient ancienneff> etlà f exception de la partie la plus Septentrionale qu'o^poient les Moriniens Oromanscs. Ces Peuples porte 1 Vune sorte d’habit militaire appellé Sayon, qui ne defcefl^que jufqu’aux genoux. II reflëmbloit à peu prés à celui ’■Hoquetons, ce qui fit dire à l’Empereur Galien lorÍTjJapprit que la Gaule Belgique s’étoít soulevée, -No» JiMy™Attrebaticis tut a Rejpublica eft. Ce Pays ayant été uni

te de Flandre. L’Artois fut réuni au Domaine fan 118°

le mariage de Philippe Auguste avec Isabelle de Hamfille de Baudouin V. Ce fut Saint Loiiis qui férige 1 ^.Comté fan 1236. en faveur de Robert son frere. La f aCC ftsion de Robert II. qui mourut fans faire de Testament »naître un grand diffèrent entre íà fille Mahaud & R 0 * 5 j,son petit-fils, qui prétendoit éxelurre fa tante par drof^reprefentation -, mais par Arrêt de l’an 1299. elle l'ernp 0 ,’'en vertu de la Coutume d’Artois, où la reprefentatio» n ^point admise. Jeanne, fille de Mahaud, le porta en d slt uRoy Philippe le Long, & Jeanne ía fille le fit passer d* 11 ^Maison de Bourgogne en épousant Eudes IV.Duc de 3 °gogne. Loiiis, dit de Maie ou de Malain , Comte de ^dre, l’acquit par les droits de Marguerite de France fa 111 eseconde fille de Philippe V. & de Jeanne de Bourgogne»^fut pere de Marguerite de Flandre, qui épousa PhilipP^France , dit le Hardi , quatrième fils du Roy Jean, # 1 jjjtdes derniers Ducs de Bourgogne. De leur mariage n*TJean Sans-peur, Comte d’Artois,& pere de Philippe k “ £)qui laissa Charles le Terrible , dernier Duc de Bourgsaprés la mort duquel Loiiis XI. le réunit à la Couronne ’ j,vertu du droit des appanages, & comme Seigneurrai n de ce Comté. Marie de Bourgogne, fille unisssCharles, prétendit que Louis XI. n’avoit pû revendiq^L^Fief à son préjudice , puifqu’il étoit féminin, & qu 11 ‘ jjappartenoit legitimement, sauf f hommage, le reffoiy ^composition d’Artois. Mais ce Prince convaincu que 13 ^version du Fief étoit bien fondés, demeura en posseíhopf Artois. CharlesVIÍI.fon fils le céda à l’Empereurlien I. par le Traité de Senlis de fan 1493. à la referyeSouveraineté, Ressort, & autres droits Royaux. Lad’Autriche l’a possédé depuis ce temps-là jufqu’au Js ydes Pyrénées de l’an 1659. que Philippe IV. Roygne ,ceda au Roy les Villes & Bailliages d’Arras , H e , j;Bapaume, Lillers, Lens, Teroiianne, Pas & le CoissT r eSaint Paul, & ne garda que les Villes & Châtellenies ® ^

& de Saint Orner, avec Renti, que Charles II. son fiB a ^

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dées à la France par le Traité de Nimegue. L’Artoisvingt-cinq lieuës dans fa longueur,qui est depuis Saint 7jufqssà f Escaut, & environ la moitié dans ía largeurBuquoy jufqu’à la Bassée. Ce Pays est tres-fertiíe enment.il y croît íì beau & en telle quantité qu’il fait únC ’lie de la richesse de cette Contrée,d’où on le tranfpo rtleProvinces Étrangères. II y croît aussi du houblon en i