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qu 3 elle fut construite sur les fondemens de l’ancîenne Àtel-la, comme on rapprend de l’Histoire, qui rapporte que lesNormands logèrent dans Atella, bourg à moitié chemin deCapouë à Naples, pour empêcher l’union de ces deux gran-des villes, qui fe ieroient opposées à leurs desseins. Cetteville est Episcopale , plus longue que large, bien peuplée ,& remarquable par trois choses ; son Château, son bel Hô-pital , & la Chapelle de Notre-Dame de Lorette , qui estdans fa Cathédrale, appellée l’Eglife du Dôme,à quoy l’onpeut ajoûter la quantité de Noblesse dont elle est remplie,scplusieurs belles maisons, qui la rendent un lieu de délices& de promenade, où les Napolitains vont souvent se diver-tir. * 'journal d’un Voyage de France & d’italie. Jouvin de Ro-chefort, Voyage d’Italie & de Malte-
AVES. Isle qui appartient aux Hollandois, & qui est àhuit ou neuf lìeuës de celles de Bon-Air, vers la côte del’Arnerique Méridionale, à 11. dégrez 45. minutes de lati-tude Septentrionale. Elle est petite, & on la trouve à díx-huit lieues du Continent. Sa longueur n’est que d’environquatre milles, & fa largeur n’a qu’un demi mille du côté de1 Orient. De celuy du Septentrion, la terre est baíîe, & fortsouvent inondée, quand la mer monte. Du côté du Midyil y a un gros banc de corail que la mer y a jetté, & qui ré-gné de FOrient au Nord , environ trois milles. De là iltourne du côté du Septentrion , & forme une espece dedemi-lune. Ce banc sur lequel se perdit l’escadre de Franceen 1678. brise la mer, & on marche commodément vers leNord, fur un terrain égal & sablonneux. II y a dans l'en-ceinte de ce rocher deux ou trois petites Isles sablonneuses,à trois milles de la principale. II y en a une autre à quatreJieuè's de f Orient de celles d’Aves, appellée zuííi Aves. Cesdeux Isles ont été nommées ainsi , à cause quelles ne fonthabitées que de B oubies , 8 c d’une autre espece d’oiseaux ,qu’on appelle Hommes de guerre. Les Boubies ont le bec fort,plus long & plus gros que les corneilles, & plus large parle bout. Cet oiseau est aquatique, & un peu moins grosqu’une poule, & d’un gris clair. Ses pieds font plats, ainsique ceux des canards. II est fort simple, & il s’ôte à peinedu chemin quand on y passe. II fait son nid sur les arbres.Sa chair est noire, & a le goût de poisson. L’oiseau -appelléHomme de guerre, est environ de la grosseur du Milan. IIest noir , a le cou rouge, & vit de poisson. II se tient dansî’air, & voyant fa proye, il s’élance la tête la premiere,l’em-porte fort Jegeremerit avec le bec, & s’en retourne dans lesairs, ne touchant jamais seau que du bec. Ses ailes font fortlongues, & ses pieds faits comme ceux des autres oiseauxterrestres. II bâtit fur des arbres quand il en trouve, &faute d’arbres il bâtit à terre, * Dampierre, Voyage autour dumonde , Tome 1. ch. 3.
AVES. Riviere de Portugal, nommée Avus, Sc Avonus parles Latins. Elle coule dans la Province d’Entrc Duero &Minho , & se décharge dans la mer au bourg de Villa deConde. * Maty, Dift. de Holl. 1701.
AVESA. Riviere d’Italie, qui a fa source dans le Duchéd Urbain au Mont S. Marino, en Latin Aprufa. Aprés avoirtraversé une partie de la Romagne, elle va se déchargerdans le Golfe de Venise à Rimini. * Ma ty,Diâ. de Holl. 1701.
AVESNES , en Latin Avenm. Ville du Pays-Bas dans leHainaut. Elle est située fur la riviere dhEpre, dans un ter-rain inégal. Cette ville est jolie, bien fortifiée, & n’est éloi-gnée de Maubeuge & de Landreci que de quatre lieues.C’étoit un Comté que le Roy d’Espagne acheta du Ducd’Arfchot, & qu’il a cédé à la France par la Paix des Pyré-nées. Les Seigneurs de la Maison d’Avênes, autrefois tres-iílustre & tres-puissante dans les Pays-Bas, ont été Comtesde Hainaut, de Hollande, & de Zelande. * Audissret, Geogr.Tome 1.
AVESNES-LE-COMTE. Ville des Pays-Bas dans l’Ar-tois. "Elle est à quatre lieues de la ville de Dourlens,lur lesfrontières de Picardie , & a titre de Comté. Cette ville estpeu considérable, & a été presque ruinée durant les longuesguerres du dix-feptiéme siecle. Elle appartient à la France.
* Sanfòn.
AVEYRON. Riviere de France qui coule dans le Roiier-gue, & que Davity dit fe décharger dans le Tarn à l’Islema-de. * Voyez, Aveiron.
AVEZ-ARRAS. Riviere de France en Gascogne. Ellearrose l’Archiprêtré d’Aire dans le Diocèse de ee nom, & ferend en l’Adour. * Atlas.
AVEZZANO. Ville ancienne d’Italie dans' l’AbruzzeUltérieure, en Latin Aye^amm 8 c Alphabmlw. Ç’étoit une
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ville des Marces, qui n’est plus aujourd’huy qu’un villagesitué prés du Lac Ceiano. * Maty , D ft. de. Holl. 1701.
AUFEíA.Fontaine d’Falie,dont les eaux éteient tres-bon-nes à boire. Elle avoit fa source dans les montagnes de 1 A'bruzze,passoit par la Terre des Marces & par le LacCelano,& venoit de-là fe rendre à Rome, où Ancus Martius,qua-trième Roy des Romains l’avoit fait conduire, auisi l’app^', loit-on Aqua Martïa, du nom de ce Prince. * Daner,
| Grec. & Rom.
| AUFENTE. Riviere d’Italie, qu’on nomme autrementj Baudino. Son nom ancien étoit Vfens. Elle arrose la CalN-| pagne de Rome , & va se jetter dans la mer Thirrene, entr ej Terracine 8 c Piperny. * Davity.
] AUFFAY. Bourg de France en Normandie,dans le P-ss 5\ de Caux, en Latin Altìfagus. II est situé fur la Scie, au deflh*1 de Loagueville, au dessous des Baronnies de Saint Vi&°? *de la Pierre, à cinq lieues de Dieppe , & à sept de Roii en *Ce bourg est assez considérable, au milieu d’une plaine fer-tile en grains. Sa Paroisse, autrefois gouvernée par desnedictins,porte le titre de Nôtre Dame. A l’entrée du boûst»est une Chapelle qu’on appelle de Saint Claude. II y c n .®une autre plus grande, fous l’invocation de la Sainte Trm 1 'té , au hameau nommé Boismêlé , prés de la belle maist 0de ce même nom, accompagnée d’un tres-beau plant de h £ '"tres,& de grandes avenues d’arbres. On tient marche *Aussay tous les Jeudis, Vendredis & Samedis , & son pr>°'ci pal commerce consiste en cuirs, en Tannerie,& en gr al . nS 'On y fait auffi blanchir des toiles fur le prez. * Me»toïï eSdrejfez- fur les lieux en 1701.
AUFIDE. Riviere d’Italie, qui a été connue des AncieNfous ce nom. Elle coule de l'Occident d’Hiver à 1 ’Ori cJ ?d’Eté , & fe va rendre dans la mer Adriatique , aprés avosiséparé la Capitanate de la Terre de Bari. C’est celle q ulporte aujourd’huy le nom d’ofanto.
AUFINATES. Peuples anciens que Pline met parmi »Samnites, & dont la ville capitale nommée Aufidene étoit ela quatrième Région de l’ítalie , selon Ptolemée, li. 3. d’
A U G A ou Augum. Nom Latin de la ville d ’eu , dansPays de Caux en Normandie.
AUGANS. Peuples des Indes , qui habitent depuis Cajj’dahar jusques à Cabul,vers les montagnes de Balch. ~font gens forts, & tres-adonnez à voler la nuit. Les Indiesont accoutumé de fe nettoyer & racler la langue tous ‘ ematins avec un petit morceau courbe d’une certaine rac»^'ce qui leur fait jetter qu-antité d’ordures, & les excitevomir. Quoy que les Augans qui demeurent dans ces terr ^frontières de la Perse & des Indes, pratiquent la même ehse , ils vomissent peu le matin ; mais dans le temps du rep aS ’dés qu’ils ont avalé deux ou trois morceaux, le cœur E,soulevé, & ils font contraints d’aller vomir , aprés quoy 1reviennent manger avec appétit. S’ils n’en usoient de la [°te, ils ne vivroient pas jusques à trente ans, 8 c ils devi £droient comme hidropiques. * Tavernier, Voyage, des l»^ e ’li.ïcb. 6 . ,
AUGARARS. Peuples de I’Amerique Méridionale di 'le Brésil. Ils font vers la Capitaliste de Porto Seguro >avant dans les terres,
AUGE, en Latin Algia. Petit Pays de France en Norh>a.die, dans le Diocèse de Lilieux, avec titre de Vicomte-est situé des deux cotez de la Touque au dessous de Lihf u 18 c entre la Dive, leLieuvin, & la mer ,à la vûë dude Grâce , & corùprend les villes d’Honsleur & de P osll’Evêque ; le Marquisat de Beuvron ; la Baronnie de Rfcheville sur la Touque; les Prieurez Claustraux desnoines Réguliers de Saint Augustin, fous le titre deBarbe en Auge ; & celuy des Bénédictins de Beaumo ^les petits Ports de mer de Saint Sauveur fur Dive , & .Touques, & celuy d’Honsleur ; un bon nombre de b^i& quantité de villages. Le Bailliage , la Vicomté, A 1 h (tion du Pays d’Auge,ont leurs Sieges à Pont-l’Evêque/j 0 ^l’Election comprend 138 Paroisses. Le Gouverneur d F* •fleur l’est auffi de Pont-l’Evêque & du Pays d Auge , ssjcontient dans son étendue un grand nombre de $eig neUparticulières. j t í
Ce Pays produit des grains & des lins , 8 c uneextraordinaire de pommes, dont on fait de tres-bons c I( ? ^la forêt de Touque fournit des bois pour bâtir & p 0 ^. 1 \sler; & vers l’embouchûre de la riviere de ce nom, d a í|mer , il.y a des Salines, où l’on fait de beau sel b^ atlC '.• £aussi des pâturages tres-gras, où l’on nourritbœufs, 8 c autres bestiaux, que l’on conduit à Paris» oí
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