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Tome I. [A - D.]
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â? ^ pefehe qui duroit depuis le commencementà d! ^ re la fin d’Àvril leur montoit chaque année

yjì< us âe huit mille ducats.Encoreque leshabitans fussent di-Ho'r i C r ^ eu * P^rtisjils ne f étoient point pour ce qui concer-r ? ia uhertéjmais enfin les Marchands Portugais qui dcmeu-àns Azamor, ayant fait sçavoir au Roy de PortugalPo t Cn àoit facile, & la pefche d’un fort grand rap-Vern* CeP . rÌnce commanda à Dom JeandeMenezes, Gou-îu eur d Arzile, d’aller f assiéger. II y avoit alors en Por-stioh ^ ^^ eva ^ er Maure, appelle Muley Sidan qu’on nom-nou ' r>ortu gais, parce qu’il avoit été pris encore enfant &c ontr * ^ ^° rtu g a * - H étoit cousin germain du Roy de Fez,frere 6 u étant indigné pour quelques terres que sonJ e ren j btint a fvn préjudice , il offrit au Roy de Portugal dedre maître d 3 Azamor avec peu de troupes. Le Roy fy

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tjj. ïso8.avec une petite armée navale, íòus les or-

^ Menezés, qui menoit quatre cens chevaux & deuxtrie sommes d’ordonnance , tant arquebusiers qu’arbalê-] a ' av f c plusieurs Volontaires. Menezés alla mouiller à

s a rre d Azamor, où ayant été quelques jours à rafíèmblerCatîl te > il contremonta le fleuve le ir,. Août, & fe vinttre ° er devant la ville. Le lendemain il commença à la bat-^ e mbf lCS avo * r débarqué Muley Sidan qui devoir aller y af-t at)s er s £ s amis & en former le siégé par terre. Les habi-f ea tirent leur canon avec de grands cris contre les vaií-aU er I e s Chrétiens, & ahn d’y mettre le feu , ils laissèrentHgj, ie ^ on g du sieuve de grandes fascines ardentes, entre*tJ eo ecs de paille & d’envelopes d’étoupes ctde bourre frottéeqn^dron. Menezés, qui attendoit que Muley Sidan fitH Q C l lle e ffdrt, voyant qu’il l’entretenoit de vaines paroles,Wc a ^ ant assemblé quinze mille Arabes, il avoit fait ai-le v e av fc ceux de la ville, promettant de lés defendre s’ilsgré i' ent recevoir pour Souverain, mit pied a terre mal-^Ur -nPP°dsion des ennemis, qu’il mena battant jusqu’auxdansl CS ’ Porte que les habitans fermerent les portes ,se ren a c rainte qu’il n’entrât pêle-mêle dans la ville, & laif-rive re Utl , e grande partie de leurs gens dehors. Là-dessus ar-ne reii f nt j es Arabes ctles Africains de Muley Sidan, qui don -ter)t a <ae te ^ e furie fur les Portugais, qu ils les repousse-T- ec grande perte jufqu’à leurs navires. Aulli-tôt Me-sitt lever les ancres , & aprés fa retraite Muley SidanLe i four Souverain dans k Place,fe ^- s habitans, qui craignirent d’ètre attaquez de nouveau,Uiip e re , nt cn la protection du Roy de Portugal, par l’entre-V a fp ^ Un Juif, à la charge qu’il les defendroit comme sesViU e ^ lu y permirent d’avoir une maison forte dans laains, ' Pes Marchande Curêtiens pussent être en feureté ,^ 0 tln^ e ^ CUrs marchandiíês. 11s s’obligerent eníuite de luyd’ a jp er to us les ans dix mille aloses en maniéré de tribut ,octze ° a ^hir les vaisseaux Cmêtiens de tout droit d’ancran-8j(j' eu rs marchandises de toutes sortes d’entrées. Muleyle p Hui vouloir s’attirer les habitans, dont ses tyranniesì’ef- .°ient haïr, & en même temps fe remettre bien dansíc iJt c ^ ll PLoy de Portugal, consentit à toutes ces choies,"frév e ?Voy a une Ambaílade , pour s’exculèr du pallé. Lad’j\^ e mr faite pour vingt ans, à condition que la villeibn çA^r feioit toujours à la dévotion de ce Prince, qui desterne feroit dessus aucune entreprise, & la defendroittre J a * f° n pouvoir. Muley Sidan rompit cette Tieve, con-pri a ci de la plus grande partie du Peuple, & des

de f e P a ^,ce qui obligea les Chrétiens qui y demeuroient,iw re tirer en Portugal. Le Roy instruit par eux descnvív 115 ^° nt H * e f a ^ 01 t servir pour prendre la Place, ytre c / a en I î I 3- le Duc de Bragance son neveu , avec qua-ïliijjç L S v °lles, tant grandes que petites, chargées de huitdo„ t .ouïmes de pied,& de deux mille cinq cens chevaux,treuil". ^ en avoit c l nc l cens suj-ts du Duc. Parmi les ari-de f e s e " trouvoit deux cens cinquante couverts de lames§r at ,j' PI y avoit outre cela quantité de bonne Noblesse, &Vij, t "ombre de munitions & d’artilleries. Cette flotte>tie godiller le 28. Août à la barre d’Azamor ; mais com-^^mps étoit contraire, elle relâcha au Port de Maza-<m el 5 n 0U P. on débarqua fans aucun obitacle. On paíla làd CS P ours à donner ordre à f attaque de la Place, & lePP ra g ance étant parti de Mazagan le premier defiott e ,b s e avec ses troupes prêtes à combattre, sit entrer lagez ^ ai } le fleuve, avec quelques petits bâtimens char-^ d r î*PP? r t e , pour brûler des faisceaux de cannes de pail-P^épar! °°’ s f ec >ftottez de goudron,que les ennemis avoientÏ £ S. * pour jetter au fil de f eau à l’approche des navi-r mée étant arrivée à Azamor, parmi des escarmou-

ches continuelles, campa fur le bord du fleuve. Les Mauresqui avoient escarmouché depuis Mazagan, & plusieurs au-tres qui les avoient joints, fe rangèrent en trois gros à laportée du canon, comme pour preícnter la bataille; mais leDuc défendit de sortir du camp,& fusant pointer contr’euxquelques pieces d’artillerie, donna Tordre neceíïàire pourbattre la ville. Les habitans se défendirent vigoureusement,& blessèrent les Chrétiens avec des grenades & toutes sortesde feux d’artifice, qu’ils jettoient en bas du mur fur tousceux qui travailloient. Le combat ayant duré quatre heu-res,ct Cidi Man sor,que Muley 8idan»qui étoit allé faire descourses, y avoit laissé pour Gouverneur , ayant été tuéd’un coup de canon, il s’éleva un grand cri de la ville,que-les habitans abandonnèrent aussi-tôt par désespoir. Le Ducde Bragance en ayant eu avis par un Juif, y fit entrer d’a-bord quelques compagnies , ct les étendarts de Portugalayant été arborez fur les tours en ligne de la victoire, il yentra luy-même avec le relie de ses troupes, & la Mosquéefut consacrée aussi-tôt sous le nom ded’invocation du SaintEsprit. Cette ville demeura trente-deux ans au pouvoir duRoy de Portugal,aprés quoy il f abandonna, à cause qu’elleest commandée par une colline , & qu’il étoit difficile de ladéfendre contre les Cherifs,qui étoient déja Rois de Maroc»Aussi le Chéris s’en empara-t-íl aussi-tôt qu’il l’eut quittée;ctasin de la répeupler promptement,il y envoya deux Alía-quis, qui étoient en grande réputation de sainteté,& qui s’vhabituèrent. Sur ces nouvelles le Gouverneur de Mazaganf alla escalader de nuit, ct prit ou tua tous les Maures quiy étoient. Les deux Alfaquis & le Gouverneur furent em-menez en Portugal, où ils demeurèrent long temps les fersaux pieds dans les écuries du Roy , jusqu’à ce qu’on leséchangea pour d’autres Captifs ; si bien que les Maures iso-lant plus repeupler la ville, l’abandonnerent aux bêtes fa-rouches. On dit qu’elle a aujourd’huy beaucoup a’iiabi-tans,ctqu’on y tient une bonne garnison AMarmol,0efcnysio-rdu Royaume de Maroc , Tome 2. hv. z. ch, ;.

AZANIE. Contrée de l’Arcadie ,appel!éc ainsi du montAzan, consacré à Cybele, Mere des Dieux, ou selon Paia-sanias, d’un certain Azanes, fils d’Arcas, d’où les Peuplesd’une grande partie de l’Arcadie, furent nommez A^ane:*Etienne parle d’une fontaine appellée Azanium , qui le trou-ve dans cette montagne, & dont seau donne à ceux qui enboivent, un si grand dégoût pour le vin , qu’ils n’en fçau-roient plus supporter 1 odeur. * Juigné, D»fî. Cofm.

AZAOA. Place d’Afrique située auprès du Golfe Arabi-que. Elle n’elt pas éloignée de celle qu’on nomme Az,mth,& a fort peu d’habitans. * De la Croix, Histoire d’Afrique »Tome 1.

AZAOTAN. Grand Désert de.Lybie en Afrique. On ytrouve rarement de l’eau, & ceux qui sont obligez de letraverser, s’y conduisent par la Boussole, comme l’on futsur la mer. II y en a un autre de même nature au même Pays,qu’on appelle A^aoat. * Sanut, li. 9. Marmol, lt. 8.

AZAPH ou ojfou. Ville au Turc , que quelques-uns ap-pellent Az,ou. Les Italiens la nomment sâ-r. Elle est situéeprés de l’embouchûre du Don, ou Tanaïs, dans le MaraisMeotide , ce qui apparemment est cause que Ptolemceluy donne le nom de Cité de Tandis. Cette ville est à deuxjournées de l’Isthme de la satirique , ct fut autrefois bienfortifiée , ct possédée par les Vénitiens, & non par les Ge-nevois , comme dit Bronjouë. Présentement elle est habitéede Turcs, dont il y a toûjours une grosse garnison , avecun Gouverneur,afin d’arréter les courses des Tartares,quioccupent les campagnes voisines * Davity , Etats du Turc enEurope.

AZARFE ou Z ars a. Ville de la Province deTremecendans le Royaume de Fez. Elle a été bâtie par ceux du pro-pre Pays à Tendroit où cette Province confine à celle de Fez,dans une belle & spatieuse campagne , arrosée de plusieurspetites rivières, dont les sources descendent du Mont Atlas.Elle a eu le sort de toutes les autres du Pays, & ne s’estpoint repeuplée depuis fa destruction. On en volt encorequelques ruines, autour desquelles sont quantité d arbresfruitiers, que l’on ne cultive point. Cette contrée est fré-quentée par les Chaviens, & par des Arabes sort puissms,,qui ne fe soucient ni de maisons, ni de jardinages, & quiont tout laissé perdre, se contentant du labourage & du re-venu de leurs troupeaux. Du reste, elle est si fertile, qu’unboisseau de bled en rapporte quelquefois jufqu’à soixante. *Marmol, Tome 2. li. 4. cb. 12.

AZECA. Ville ancienne d,es Amorrhéens dans la Tribu

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