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'coûtumée à vivre 3 s chair humaine, que les Espagnols ont«eu beaucQup de peine ì dompter. * Laët, De fer. des Indes Oc-'âdentales ,liv. iS.thap. io.
BARK-SHIRE. Contrée d’Angleterre, que les Latins'appellent B echeria, 8 c les Anglois Saxons B ennoenyne. Quel-ques-uns dérivent ce nom d’un chêne dépouillé,fous lequelTes anciens habîtans avoient coutume de s’aflembler dans les«temps fâcheux, pour délibérer de leurs affaires. La Tamise,
• qui en arrose la partie Septentrionale, la sépare premiere-ment des Oxoniens , & ensuite des Bnk>ngbams.Le fleuve Ken-net baigne la Méridionale ,tlu côté où elle regarde le Comté■ de Southampton juíqu’à ce qu’il fe mêle avec la Tamise. ATOccident où cette Contrée touche à Wilton, elle est pluslarge, auífi-bien qu’en son milieu, & assez fertile en fro-ment , principalement dans les vallées. Sa partie Orientale,qui confine avec Surrey, est presque stérile , & remplie debois & de forêts. Les lieux les-plus remarquables de Batst-Sbire, font Wallingford, Abbington, Ossord, Lamborne,Faringdon, & Wantage. * Atlas.
Quelques Géographes mettent Windsor pour le lieu prin-cipal de cette Contrée, à laquelle ils donnent treize lieuesde long St sept de large vers le Couchant. Ils ne luy en don-nent que quatre vers f Orient, parce qu’elle va en s’étrecis-íànt de ce côté là.
BARKAN. Ville de Hongrie , qui Test proprementqu'un bourg au bout du Pont de Gran. On le pourroit mê-me regarder comme un fauxbourg de cette ville, qui cou-'vre & qui commande ce Pont ; mais il est devenu fameuxpar les deux victoires que les Chrétiens y ont remportéesfur les Turcs, l’une en 1664. Sc l’autre en 168;. âpres la se-rrée du siege de Vienne. L’avant-garde de l’armée Polonoiseétant tombée le 8. Octobre dans une embuscade,où le Royde Pologne Sc le Prince Alexandre son fils aîné coururent' quelque risque , & où Ton perdit plus de quinze cens hom-mes , il fut résolu d’attaquer les Turcs, qui animez par cetavantage, se préparoient de leui^côré à attaquer l’arméePolonoise. Sur cette résolution, les deux armées fe joigni-rent le 9. '& s avancèrent le 10. versBarkan. Dans une plai-~ ne derrière une descente, étoit un corps des ennemis, de (ixmille chevaux & de deux mille janissaires, que le Grand’Visir avoit détachez, afin de couvrir le Pont de Barkan ,avec un ordre exprès de combattre,quand même ils seroientinférieurs en forces. La crainte qison eut qu’ils ne fussentsoutenus par quelque corps de réservé , fit qison marcha àeux lentement en les eanónnant toujours. Les Turcs,qui es-
• suyerènt ce feu avec fermeté, commencerent le combat,enattaquant les Impériaux. Ceux-cy les ayant soutenus fortvaillamment, ces Infidèles se tournèrent du côté des Polo-nois, & les chargèrent vigoureusement, avec leurs cris or-dinaires. Le Grand General de Pologne soutint ce choc, &
• fut si bien secouru, que les T ures, contraints de prendre la"fuite, perdirent deux à trois mille hommes. Une partie fe
retira vers Pest ; l’autre s’étant jettée dans Barkan, voulutpasser le Pont, qui se rompit par le milieu, ce qui achevala déroute des Otomans. II y en eut un nombre prodi-
• gieux de noyez, & la plupart de ceux qui échaperent, fu-rent passez au fil de l’épée, ou faits prisonniers. Les Chré-tiens prirent plusieurs ctendarts & timbales, & firent un
' gfand butin , qui fut augmenté depuis par la dépouille desTurcs, qu’ils repêchèrent dans le Danube. Ensuite le Prin-ce de Bade avec son Régiment, & trois autres de Dragons,' emporta la ville de Barkan l’épée à la main. Le Château' capitula; mais les Polonois ne laissèrent pas de retenir cinqsens Janissaires prisonniers,& de faire main basse fur le restede la garnison, afin de venger la mort de ceux de leur Na-: tiôn, qui avoient été tuez dans l’embuscade du 8. & dontles têtes étoient encore exposées fur les remparts. Ils mirentauísi le feu à la ville, mais il fut éteint, & l’on y laissa gar-nison pour conserver ce Poste , où l’on trouva seize piecesde canon. * Histoire & Description du Royaume de Hongrie, hv. 3."ï688.
BARKLEY. Ville d’Anglcterre, fur le bord Occiden-tal de la Saverne, en Latin Barklayum. Elle est dans le Com-té de Glocester ,à cinq lieues de la ville de ce nom, & à' pareille distance de Bristol, entre l’une & l’autre. Les ta-xons l’appellent Beorkenlau. Cette ville est gouvernée par unMaire , & a pour Seigneurs les Barons de Barkley, d’unerace fort illustre. Ce fut en ce lieu qu’Alfrede, Maîtressed’Edoiiard II. dont elle avoit eu un fils nommé Etheldret,qu’elle vouloir mettre fur le Trône, fit affalììner ce PrinceTan 978. * Davity , comte de Glocester,
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BÁRLACIKÀ. Village d’Italie dans le Duché déque l’on croit être le bourg de TInsubric, que f to ( ! etn . r .nomme Bruina. Ce village est situé fur la riviere de Sev
ze, entre lés villes de Milan & de Como, à quatre ou
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lseuës de l’ûne & de l’autre. * Maty,Dift. deHoll. 1701- , f
B ARLENGA. Petite Isle du Portugal,située vers la c ^de l’Estramadure. On l’appelîoit anciennement LoudobMiEritbia, Cette .Ifle est vis-à-vis de celle de Santaren, ^ e e jfplusieurs autres moindres au Septentrion , dont 1 une / £S
appellée Barlengote ; & les autres en général íont nom®
lstes de Barlengs. L’Ifle de B arlengote n’a rien de confine® 'qu’une Tour que l’on y a bâtie, pour empêcher B desedes Py rates. * Maty, Diót. de HolL 1701. ^
B ARLETTA.Bourg du Royaume de Naples dons la ^re de Bai l, en Latin Baroleum,Sc Barulum. II est fur la fflí > ondriatique, & a été mis au nombre des villes, dep® s ^l’a uni à l’Archevêché de Nazareth. Barletta a été 1° ufur les ruines de l’ancienne ville de Cannes, qui en el r ^éloignée. Elle est à sept milles de Trani, fort p eU P p ’ s íeconsidérable par une Noblesse nombreuse. C’est la * j.de Gabriel Barleta, de l’Ordre de Saint Dominique, ^habile Prédicateur, qui vivoit vers l’an 1495. Leandre ^berti allure que les Sermons qui ont été publiez so uS :nom, remplis de fausses plaisanteries & de quolibets, ^ont donné lieu à divers Auteurs Protestans de tournesCatholiques en ridicule, ne sont point de luy. * Lea^Albert!, Oe vir. illust. Domin. & Defcript. ìtal. E. D. A.
Voyage d’Italie , Tome z.
BARLOVENTO. On appelle ainsi la partie Septen^naledes Istes Antilles,situées dans la mer duNord en Arique. Les Latins les nomment Barlo ad Venttim,parce q 11 ■ u.font exposées au vent, d’où leur est venu le nom de pvento. La Martinique, la Guadaloupe , la Deíìrade, la V,minique, & la Marigalante , font du nombre de ces »
* Maty, Dift. de Holl. 1701. C J$
BARMACH. Montagne de Perse dans le Schirvan,® j.à un quart de lieuë de la mer Caspienne , & qui se vjj* £ |fort loin, à cause de sa hauteur extraordinaire, (J?$presque ronde, & du haut de son sommet elle p°st C §grande roche fort droite & fort escarpée de tous ’. f£l ;
Î ui luy a fait donner le nom de Barmacb , qui vcU Jj pjs)oigt,à cause qu’elle paroît comme un doigt étend u y:dessus les autres montagnes voisines. Le froid est »fur celle-cy, que l’herbe y est toute couverte de g^ iCe ’dis que le temps est doux & beau dans le bas. Sur la cs“ ^de la montagne, & au pied de la roche, on voit une R 1 ^de cinquante toises en quarté, au milieu de laquelle ^ jun tres-beau puits revêtu de pierre. Autour de ce ptss^ j:les ruines d’une tres-grosse muraille, flanquée aux co1 ^tr |quelques tours, & de quelques boulevarts , dont cfment a été autrefois fortifié. Deux fossez à fond de yrevêtus de pierre de taille qui y font encore, font c0íl ^itre que ce font les restes d’une Forteresse. On trouvequelques ruines d’un autre Fort vers la partie Septenù’^ple de la montagne. Elles facilitent l’accés à une mont#lée dans le roc, qui conduit presque jufqu’à son f oílì ^áoù Ton voit une voûte, & les restes d’un troisiém ement, qui a pû autrefois servir de donjon ou de r# maprés la perte des deux autres Forts. II y en a qui se r f jjrdent que c’est une de ces fortifications que les AnClÇ ^pelloicnt Porta Cajpia ou Ferrea,dont on trouve l'exp®
dans l’Histoire Grecque Sedans la Latine.Les Perses cíque ces bâtimens ont été faits par Alexandre le Gr* 0que Tamerlan les a démolis. , , $c>'.
A quelques lieuës de cette montagne, & à trois “f ^
machie, est un lieu qu’on appelle Pyrmaraas, célébré s,eux, à cause d’un de leurs Saints, nommé Seïddont l'on voit le Sépulcre en ce lieu-là. Les Pers#qu’il est fort ancien, & tellement révéré, que Tan# 1voulut point y toucher, quoy qu’il renversât tout # ^trouvoit en son chemin. Ce bâtiment a ses muraill#»®" r5 >fcours comme un Château, & il est composé de àí* e trpartemens voûtés, qui ne reçoivent le jour que pa r àtes fenêtres. On voit dans le premier, vis-à-vis de l a K ^un Tombeau élevé de deux pieds, & clos d’uneavec deux dégrez pour y monter. On entre à K,
par une porte dans une grande galerie fort claire, “murailles sont blanches, & qui a son plancher coU ^ 0 ô^'deux tapis. A la droite, dans un autre appartement . (í <r -font huit Tombes életées , & de cette derniere vO ujíl
.passe dans une troisième, où est le Sépulcre de Seid 1