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Tome I. [A - D.]
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BEL

'"remercie d’autânt de coups de canon de Ces Forts-là. C’est

- «n ce lieu-là qu’est le plus étroit de la riviere. Les vaisseauxy viennent attendre le vent, lors qu’ils font chargez, prêts

- a partir de Lisbonne. * Jouvin de Ròchefort,F»j^e d'Espagne& de Portugal.

* BELEM. Ville d; l’Amerique dans la partie Septentrio-^nale du Brésil. On f appelle plus communément Para.* Voyez,Para.

BELESME, Belefmum & Belismum. Ville de France situéevers les frontières du Perche , du côté de la Normandie &du Maine, fur un petit ruisseau qui fe jette dans la Ronne,pour fe joindre à FHuigne. Elle a un Domaine tres-considé-rable, beaucoup de Mouvances & de Ressorts,jufqu’au nom-bre de vingt-deux Hautes Justices,& de quatre-vingt Fiefs,•avec un Château fort ancien, & un beau Grenier à Sel. Be-leftne a titre de Comté , & ne fait qu’un même Bailliage avecla ville de Mortagne. Belefme & Mortagne font deux Sièges& Châtellenies Royales. La forêt de Belefme, estimée pour

• la quantité & la qualité de ses arbres,est dans la même Con-trée. Au milieu de cette forêt est une fontaine d’eau médi-cinale, appellée la Herse, aussi propre à guérir plusieurs•sortes de maladies que celle de Pougues & de Forges. * Da-vity, Royaume de Prance. Atlas, Perche.

BELESTAT. Bourg de France dans les Terres de Mire-poix. C’est en ce lieu que la riviere de Lers fort d’une fon-taine , nommée Belefte. Elle a cela de particulier,que depuisle commencement du mois de Juillet jufqu’à la fin de celuyde Janvier, on y volt flux & reflux chaque heure du jour.

* Dâvity, Comté de Poix.

BELEZ. Petite riviere de Catalogne en Espagne,en LatinBelefus fluvius. Cette riviere, qu’on appelloit anciennements Subi , fe décharge dans la Mer Mediterrannée,entre les villesde Barcelone & de Tarragone. * Maty, Diót. de Holl. 1701.

BELEZ. Lac de Pologne, dans le Palatinat de son même•nom. II fe sèche tous les trois ans,fes eaux fe retirant avecgrand bruit dans les montagnes voisines, d’où elles revien-nent former le Lac l’année suivante. * Voyages Historiques deV Europe , Tome 8. ch. 1.

BELEZ. Petite ville de l’Arnerique dans la Province deTunia, l’une de celles du nouveau Royaume de Grenade.Elle est à quinze lieues de celle qui porte le même nom deTunia, & à trente de Santa-Pé vers le Nord. Les Cordeliersy ont un Couvent. Le terroir de cette ville & de toute la-Province est fort sujet aux éclairs. Proche de B on voit unvolcan qui jette souvent des pierres.* Laët, liv.9. ch. 6.

BELFAST. Ville d’Irlande. Elle est située fur une rivie-re , & dans le fond d’un Golfe où les vaisseaux & les barquesmouillent l’ancre, à cause de la sûreté & de la bonté duPort. C’est ce qui fait qu’il s’y tient quelques Marchandsqui trafiquent en Angleterre & en Ecosse, où ils portent desmarchandises qui font en abondance dans le Pays. II y aun tres beau Château, & trois ou quatre grandes rues droi-tes , comme dans une ville bâtie tout nouvellement. C’estlîne Place du Comté d’Antrim,quia le privilège de députerau Parlement, ainsi que font Antrim & Liíbhon , autreslieux du même Comté. * Jouvin de Rochefort, Voyage d’An-gleterre.

BELFORTE. Village du Royaume de Naples, auMidy duquel font les ruines de l’ancienne Subeimm ou Sub-ficinum. Ce village nommé en Latin Belfordtum , est dans laCalabre Ultérieure, prés de la riviere de Metramno,au Sudde la ville de Mileto. * Maty, Diét. de Holl. 1701.

BELGARDT ou Belgarten. Ville de la Pomeranie Ulté-rieure, dans la Province de Cassubie. Les Latins l’appellentBelgama . Elle est située fur la riviere de Perlante, à troismilles de la ville de Colbert, & à deux de la mer Baltique.Cette ville est à l’Electeurde Brandebourg , & renomméepar le trafic de ses habitans. Elle a reçu de fort grandsdommages pendant les désordres que la guerre a causésen Alemagne. * Audiffret, Géographie ancienne & moderne,•Tome z.

BELGEID A. Viljp d’Efpagne dans le Royaume de•Valence. On l’appelloit autrefois Belgida. * Davity, Valence.

BELGEIT. Forteresse que les Hollandois ont fait bâtiren Asie,dans l’Iste de Nera, l’une des Molucques de Ban-da , en Latin Aix Belgica , ou Ane Beìlivifus. * Maty, D;ct. deHoll: 1701.

BELGES. Peuples qui habiroient anciennement entre laSeine, la Marne, le Rhin & l’Ocean, & que César fait con-noître dans plusieurs endroits de ses Commentaires, pourles plus braves & les plus guerriers des Gaulois. On com-

B E L

prenoit fous ce hom les Rémois, les Stressions, les Bell 0 ^ces, les Veromanduens ,les Atrebates, les Morinicns, cNerviens, les Bataves, les Menapiens, les Condrusiens,Advatices, les Eburons, les Cîeresicns, les Pcemaniens, eTreviriens, les Mediomatrices, les Leuciens, les Vang®? >les Nerviens & les Tribocciens. Aprés que César eut va 11 ^cu les Belges proche de la Sambre, il porta ses armes J®qu’aux bords du Rhin, & donna le nom de Gaule Relgiq ìiecette étendue de Pays. On donne aujourd’huy le nomBelges & de Belgique à la Basse Alemagne , qui comprenles dix-sept Provinces des Pays-Bas. Les anciens Belgy*parmi lesquels les Bellovaces & les Suessions étoient les P-"Eestimez pour la valeur & pour le courage, étoient simpj eSnaïfs ; mais étourdis, arrogans, & aussi infolens dans leuvictoires,qu’abbatus dans leurs défaites. Ils vivoient la P‘^part de lait & de toute forte de chair, principalementpourceau, ou frais, ou salé, & prenoient leurs repas lesouvent assis fur leur lit étendu par terre. Ils portoie slthauts-de-chausses, ou brayes bouffantes tout à l’entoU >avec des fayes ou casaques à manches, qui leur alloient Pqu’aux selles. Ces fayes étoient de laine grossière & rU 'Quelques-uns d’entr’eux avoient des habits de couleur,rayez d’or, des chaînes d’or, & des bracelets. Leurs ar®étoient une longue épée au côté droit, un long écu, & %lance à proportion. Quelques-uns fe fer voient d’arcs,frondes & de dards à lancer. Us pouvoient mettre tre°mille hommes fur pied. Si quelqu’un murmuroit dans le u ^Assemblées, ou faifoitdubruit tandis qu’un autre parloih^Bourreau s’approchoit de luy incontinent en le menaçant, ^luy ordonnoit de se taire. S’il continuoit, il luy couponsi grand morceau de son faye, que le reste ne pouvoir j e .vir. On a reconnu par des pierres & par d’anciennes \ ^criptions, qu’ils adoroient particulièrement ’Arduenne,^croit être la Déesse des Ardennes. * Davity, Pays-Bat. ^II y a aussi dans la Bretagne fuperieure d’anciens Peu?qui portoient le nom de Belges. Ils occupoient les Co®de Hant, de Wilt, & de Sommerfet. ,,

BELGIAN. Désert de l’Asie , fort étendu dans la g râI1 [] ,Tartarie , vers les confins des Kaimachites, avec des_®°j.tagnes, qu’on prétend être une partie du mont Imans,que l’on appelle Altay.* Voyez, Alta y. ,

BELGICA. Nom ancien du bourg du Duché de Ju® eappellé présentement Balckhufen. rn

BELGIOIOSA. Bourg avec un Château dans lePaVj^en Latin Belgestum. II est situé prés du Pô, environ ^ #lieues au dessous de Pavie,& appartient aux Venit® 0 1* Maty ,Ditt. de Hollande 1701. u

BELGRADE. Ville de Servie, capitale de la Co®^appellée Rafcie. Sa situation ne fçauroit être plus av-® .geuse. Elle est bâtie fur la pointe d’une colline au Conf®^de la Save avec le Danube , de forte que ces deux riv* e .entourent presque de tous cotez ses murailles, qui ont ^double enceinte avec quantité de tours. Le seul endroit ^elles n’en font pas environnées est défendu par un Ch®tout bâti de pierres de taille. On luy donne difserens 1®outre celuy de Belgrade, fçavoir Alba Cru a , N andur-^ ^Slaunì-biagrod & Briechifch Weiffembourg. Quelques-uns la P r . ^nent pour l’ancienne Taminum , qui étoit à trois miH eS ' ^dessous ; mais on croit qu’ils n’ont pas raison, & que te® ^qu’ils peuvent prétendre, c’est qu'elle ait été formée dfruines. Ses fauxbourgs font fort vastes, & elle est ext®^ment fréquentée par des Marchands Turcs Juifs, Hong® }Efclavons & autres. C’est la résidence d’un Sangiac. fDespotes de Servie craignant de n’être pas assez puistàns p 0 ^conserver cette Place , qui étoit fort enviée des Tu rcS ’jvendirent à l’Empereur Sigifmond Roy de Hongrien’oublia rien pour la mettre en état de résister à tous cqui l’oscroient attaquer. Amurath II. la foudroya ir>®^ment avec son artillerie. Quqy qu’il eût fait brèche,obligé de lever le siégé aprés une perte fort considérsMahomet II. son fils fut encore moins heureux. II 3 ^Jjs'cette Place en 1456. & couvrit le Danube de deux censseaux, pour empêcher les Chrétiens d’y faire entrer d u >cours; mais Jean Huniades en ayant coulé quelques® jfond & pris quelques autres, contraignit le reste à se re , £ (ià force de voiles & de rames, & Mahomet craignant q u ^j (les poursuivant on ne s’en saisît, donna ordre qu’on yle feu. Ce Sultan battoir cependant la ville avec son can j& il y fit une grande brèche. Les Troupes qu’il cnV °^l’assaut, ne trouvant aucune résistance entrerent en ǰ l : fsion dans la Place où Huniades s’étoit jetté. II avoir fa® t z