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presque inaccessible, étant fermé de montagnes. La rivierede Chasscsac passe par le milieu. Ce petit enclos ne portepoint de bled ni de vin que fort mauvais. Les habitans ynourrissent quantité de bêtes à laine, & ont abondance dechâtaignes. II y a des minières d’argent, de plomb & de cui-vre. La riviere de Bordeíac descend de ces lieux-là, dontles principaux sont Tines ou Tigne, Sainte Marguerite ,Plein-champ, Monssargues , Valgorge , & autres. * Davity,•Languedoc.
BORNE. Bourg cl’Ângleterre dans le Comté de Lin-coln. II est situé entre la ville de ce nom & celle de Peter-boroug, à dix lieues de la premiere,& à trois de la derniere.*Maty, Bief. de Holl. 170I.
BORNEO. Grande Iste d’Asie dans la mer des Indes.Les meilleurs Géographes la prennent pour l'Iste que Ptole-mée appelle la Bonne Tomme. Les uns la nomment présente-ment Burná & B urne a, & les autres Bornéo. Elle est située en-tre Malaca & les Moluques, & commence à quarante lieuesduCap de Sinofura, prés de Malaca, fous un degré du côté■du Nord, s’étendant de six vingts lieues jusqu’au septièmedegré áu Nord-Est. Sa largeur nous est encore inconnue.
Bartholoméo Leonardo de ArgensoJa luy donne plus dequatre cens lieues de circuit dans son Histoire de la conquê-te des Moluques; mais selon les Hollandois elle n’en a quedeux cens cinquante. La ville de Bornéo est bâtie dans unmarais,ce qui fait qu’on ne peut aller qu’en bateau d'une rueà fautre. ■ Ses maiíòns qui font au nombre de trois mille,selon les uns, & de deux mille selon les autres, ne font quede bois, & bâties si legerement, que les habitans ne fe fontpoint une peine de les démolir pour changer de demeure,& même pour pastèr de fautre côté de la riviere , à f em-bouchure de laquelle on trouve son havre qui est grand &fort commode. Les Espagnols étoient autrefois maîtres dece havre ; mais ils font abandonné, à cause de f air qui est simauvais qu’ils n’y pouvoient subsister. Cette Iste a beau-coup d’autres havres & rades ; mais fes villes font bienmoins peuplées que celle de Bornéo. Le Roy est Mahomé-tan, comme la plupart des Insulaires qui demeurent fur lacôte de la mer. Les autres qui font leur demeure bien avantdans le Pays font Payens, & ont le teint plûtót noir quebazané. Ils Rhabillent à peu prés comme les autres Indiens ,ayant un linge autour de leurs hanches, & un petit turbanfur la tête. lis font gens tf esprit, adroits ; mais fort portezau larcin, & aimant fur tout a pirater, ce qu’ils font souventjusque sur les côtes de Pegu, quoy qu’ils en soient éloignezde plus de quatre cens lieues, lisse fervent de toutes fortesd’armes, d’épées , de rondaches faites de cuir bouilli, delances, de zagaies , & d'une forte de pique dont le bois estextrêmement dur ; mais si mince & si fragile qu’en fe cassantdans la playe il y laisse des éclats qui la rendent incurable.Le meilleur camphre de toutes les Indes vient dans f Iste deBornéo. On y trouve aussi du bczoar, du bois de lapon quisert à la teinture, de la cire, quantité de poivre, de f encens,du mastic, & toutes sortes d’autres gommes, fans parler defor & des diamans que son va chercher aux montagnes quifont bien avant dans le Pays.
Ces Insulaires aiment le repos, & tf attaquent jamais leursvoisins; mais quand ils font offensez ils cherchent à fe ven-ger. Ils font ensuite promptement la paix, & tiennent àgloire d’être les premiers à la demander. Ceux qui ne veu-lent pas la faire ont tous les autres déclarez contr’eux. Ilsvivent de poisson , d’oifeaux, d’ceufs & de miel, & apprê-tent leurs viandes avec force sucre. Les Grands ont descueilleres «for de la figure des nôtres,de fort grands plats deporcelaine, en chacun defquels ils mettent dix ou douze‘écuelles de la même porcelaine pleines de chapons , de pou-lets , de paons, & <f autres oiseaux* avec du poisson. QJ^ndils mangent ou qu’ils font quelque autre chose, iis fontassis fur de belles nattes de palme. Les vases dont ils fe fer-vent pour boire font aussi de porcelaine , & de la grandeurd’un œuf. Ils boivent souvent de la liqueur que jettent lespalmes, & marchent toujours les armes à la main,jusqu’auxPefcheurs & aux Villageois. Leurs Rois font honorez com-me des Dieux en temps de paix , & lorsqu’ils entreprennentla guerre, il faut qu’ils fe trouvent dans tous les combats àla tête des premieres troupes. Leurs Sujets s’émeuvent peus’ils ne les voyent abbatus & percez de coups ; mais alors ilscommencent à combattre avec fureur , tant pour défendreleur liberté, que pour fe donner un nouveau Roy. CetteIste n’en a qu’un selon la commune opinion ; maisTexeira|emble luy en donner deux, puifqu’i] marque un Roy du
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Port qui est du côté du Nord, Sc d'une ville dont k*
sons font fondées dans la rivière fur des pilotis, & q uquele Roy de Manjar-Macen est aussi Seigneur du Roy 3 ^me de Lavo du côté du Sud, & qu’il y en a encore dfort riches. On ne parle que de loin à ces Rois, avec ^Sarbatanes, à f exception de leurs femmes & de leurs enEn les saluant il faut faire trois reverences,& avoir les^
jointes fur la tête , levant tantôt un pied & tantôt 1 3Utr ,
■ ba’ff 1
Ces reverences fe font en baissant la tête, & on leur
main ensuite. Quelques-uns disent qu’on ne leur patleNpar truchement. Ils ont des Gardes qui fe tiennentdans les salles de leur Palais, ayant leurs épées fur& ils n’y ont pour les servir que des femmes Lc des nU» ^ ^principaux de leur Royaume. Jamais ils n’en sortentn’est pour la chasse ou pour la guerre. Celuy que Rsteurs moins modernes ont reconnu pour Roy de cette ^avoit dix Secretaires appeliez C hintoles ,qui écrivoien^.des écorces d’arbres fort déliées. Le Roy qui y c0tíidoit vers fan 1512. senommoit Raja Sirapada. _ . js
L’Iste de Bornéo a pour voisines celles de Crim 3 ^ 1 ’^Macastcr, de Ciumbubon, de Zolo , & de Taghima.chot, cb. 22. Argensola, liv. z. Massée, liv. 10. Tex£ irâ ’
1. cb. 35. Voyage des Hollandois. Olearius , Voyages desBORNEVILLE. Bourg de France en Normandie,^!,cese de Rouen. II est dans le Roumois, proche de R* 3 yentre Ponteau-de Mer, Quilbeuf & Bourgachard.tient Marché tous les Vendredis. > <Jí
BORNHEIM. Bourg des Pays-Bas dans le ^'°? cn tfíFlandre, avec un Château, en Latin B ornbemtm., B ^Dendermonde & Rupelmonde,à mi-chemin d’Aloíta ^vers, Sc il a donné son nom à la petite Contrée que 1 ^pelle Pays de Bornbeim, qui est séparé de celuy de W '’Jnl’Escaut. Les Espagnols prétendent savoir acquis 3Seigneurie de Maline, pour être tenu en Fiefinsép 31-3 JlComté de Flandre ; mais ils ont de la peine à leprou «n’y a dans cette petite Contrée que le hameau d Okule fort de la Marguerite. * Audiffret, Geogr. Tome r- .jBQRNHOLM. Iste de DanemarcK fur la Mer R 3vingt milles à l’Orient des côtes de Schonen. Sa 1 ° D S £j|sest de sept lieues, & fa plus grande largeur de deuqconsiste en quatre Bailliages, où sont les petites vl «j#Nex & de Rattenby,avec les châteaux de Hammersiu^SandwicK. II y a aussi une belle Maison Royale st 11 ar <>‘pelle Hammerbansen, 6 c qui appartient au Roy deDan^Cette Iste nommée par les Anciens Boringia , Borund^fma , est fort importante , tant à cause de sa fi^ uatI ^ eS Vpour fa fertilité. Ce fut Thielvarus, fils d’un Prince ^ j '{tes qui la découvrit. Elle appartenoit aux ArchevÇ-L J,Lunden ; mais Christian II. s’en empara l’an 15H' °< c qu’i*texte qu’elle luy étoit nécessaire pour l’armée n'‘ v fdestinoit contre les rebelles de Suede. George de Se ^ ^alors Archevêque de Lunden s’oppofa fortement 3 y?usurpation,& fut obligé de fe retirer cnAlemagneter la colere de ce Prince.Les Suédois l’on t désolée p ^fois durant les dernieres guerres,qu’ils ont soutenues ^ yles Danois. Us avoient voulu la retenir pour y fassegafins; mais on les contraignit de la rendre.* Audits'- ’Tomei. _ . j 3 |islí
BORNO, en Latin Bornitm. Royaume d’Afriq uîNigritie. 11 est au Levant de celuy de Gaugara, & ^ jpu-vers l’Orient l’efpace de cent soixante Sc dix lieues,ve Niger en est à cinquante. Cluvier croit que cet J{Province a été habitée par les Gamarautes. Le DSeu la borne du côté du Midy,& elle a au Septentr 1 ® fe t 3 ’tres Deícrts qui répondent à ceux de Barca. Selon ^Auteur Espagnol,dans son Histoire d’Ethiopie , ^ga Sc la Nubie au Levant ; l’Abyssinie au Mtdy ; ^ i e
Septentrion ; & laLybie interieure au Couchant.
Borno est traversé par le Niger. Les plaines Sc les m plu'de cette Province font extrêmement peuplées, 6c 1 j ^ qU<sieurs lieux où l’on trouve des gens fort traitables, ^jpoblige plusieurs Marchands étrangers tant blancs st xgi>^à y demeurer. Les montagnes font remplies de tr ^, 1 -de gros Sc menti bétail. On ne laisse pas d’y s er ^ eslet, & d’autres grains particuliers au Pays, Sc d / Oj 0 [o $ 1beaucoup de coton. Ces Peuples n’ont ni Loy m ^ ^
Sc il n’y a parmi eux ni Juif, ni Chrétien ,niG e °íhometan. Ils vivent presque comme des bêtes N cS í , c0i jtic |1 ’étant communes;de sorte que les particuliers n y j e plD 5 ‘sent pour leurs enfuis que ceux qui leur tessemblc 1 ^.^- 1 ,gtiComme ils n’ont point de nom propre', on ne le s