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d’ingewiler ; & aux villages d’Obersouîtzbac , de Nider-foultzbac, d’Outweiler,de Menquenhos,de Qnjschtwiller,deMittelhonsen,d’Otzenheim,de Franquenhaim & deVoIt-him. Cette Seigneurie est un ancien Fief de l’Evêché deMets, ce qui fe prouve par les dénombremens des Fiefs faitspar Jacob de Licchtemberg à Conrad, Evêque de Mets en1436. & en 1461-& par les Comtes de deux-Ponts & de Ha-nau, qui succédèrent à la Maison de Liechtemberg, dont ledernier nomme Fouis,ne laissa que deux filles, Anne & Elisa-beth , qui furent ses heritieres. La premiere épousa PhilippeComte de Hanau ; & sautre Simon. VecKer, Comte deDeux-Ponts. Philippe IV. Comte dc Hanau , acquit la por-tion des Comtes de Deux-Ponts,par son mariage avec Mar-guerite Loiiise, fille de Jacques, Comte de Deux-Ponts ;& depuis ce temps-là lesComtes de Hanau ont possédé la Sei-gneurie de Boussewiller. * Audiffrct, Geogr. Toìnez.
BOUTA. Petite ville de la Prusse Royale, en Latin Buta.Elle est située à cinq ou six lieues de Dantzic du côté duMidy Occidental, dans la Pomerelie. * Maty, Diff. de Holl.1701.
BOUTAN. Royaume des Indes, d’une fort grande éten-due ; mais dont on n’a pas une exade connoissance. Voicyce que Tavernier, liv. 2. de ses Voyages des Indes, témoigneen avoir appris de quelques gens du Pays qu’il a trouvez àPatna la plus grande ville de Bengale , & la plus fameusepour le negoce,d’où part tous les ans une Caravane fur lalin de Decembre. Cette Caravane arrive le huitième jour àGorrochepour, derniere ville de ce côté-là des Etats duGrand Mogol, où les Marchands font leurs provisions pourune partie du voyage. De là jufqu’au pied des hautes mon-tagnes , il y a huit ou neuf journées où la Caravane souffrebeaucoup , à cause que le Pays est plein de forêts où fontquantité d’élephans sauvages qui viennent fans bruit empor-ter les vivres dont ils se peuvent saisir. Ces montagnes fontconnues aujourd’huy fous le nom de Naugrocot, Lt on neles peut passer en moins de neuf ou dix jours. Comme ellesfont fort étroites, avec de grands précipices , quantité degens descendent de divers lieux, & la plus grande partie estde femmes & de filles qui viennent faire marché avec ceuxde la Caravane pour porter les hommes, les marchandises &les provisions au-delà de ces montagnes. Ces femmes ontun bourlet fur les deux épaules, & elles y attachent un groscouffin pendant fur le dos fur lequel fhomme est assis. Il ya trois femmes qui fe relayent pour porter un homme tourà tour, & quant aux provisions & au bagage, on les chargefur des boucs qui portent jufqu’à cent cinquante livres.Ceux qui veulent mener des chevaux sont contraints sou-vent dans des passages étroits & dangereux dc les faireguin-der avec des cordes. Au sortir de ces montagnes on a desbœufs, des chameaux & des chevaux , & mémedes Pallekispour voiturer jusqifà Boutan. Le Pays est bon, & il y croîtdu bled, du ris, des legumes, & du vin en abondance.Tout le peuple, tant hommes que femmes, s’habille f£téde grosse toile de coton ou de chanvre , & PHiver de grosdrap qui est presque du feutre. La ccëffure des uns & desautres est un bonnet, autour duquel il y a pour ornementdes dents de porc, avec des morceaux ronds & quarrez d’é-caille de tortue, grand comme une de nos pieces de quinzesols. Les plus riches y mêlent des grains de corail ou d’am-bre jaune, dont leurs femmes fe font aussi des colliers. Ilsportent tous des brasselets au bras gauche, depuis le poignetjufqu’au coude ; mais ceux des femmes font fort étroits.Ceux des hommes sont de la largeur de deux doigts. Ils ontà leur col un cordon de soye où ils pendent un grain decorail ou d’ambre jaune, ou une dent de porc qui leur vientfur l’estomac, & à leur côté gauche ils ont des ceintures, oùdes dents de porc pendent encore à des attaches de ces mê-,m es grains de corail ou d’ambre. Ils sont Idolâtres, &nelaissent pas de manger de toute forte de viande, hormis dela vache qu’ils adorent comme étant la mere nourrice detous les hommes. Us aiment fort l’eau-de-vie, & quand ilsont fini leur repas, ils brûlent del’ambre jaune. On fait unfort grand trafic de musc au Royaume de Boutan, & c’estoù l’on trouve la plus excellente rhubarbe. II y croît de lasemencine , qui est de la poudre aux vers, & d’autres fortes.de drogues. Ce Pays est auffi sort abondant en martres, cequi fait qu’on en apporte de belles fourrures. Les Peuplesde Boutan font gens robustes & de belle taille ; mais ils ontle visage un peu plat, & le nez fur tout. Les femmes fontplus grandes & plus vigoureuses que les hommes,qui ne fça-vent ce que c’est que le métier de la guerre. Lc Grand Mo-
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gol feroit à craindre pour eux ; mais de ce côté-là, q 01 e Vleur Midy, tout le Pays est plein de hautes montagnes & ■passages étroits, & il n’y a que des bois du côté du Nota,presque toujours des neiges. Au Levant & au Couchant,font de vastes Déserts, où l’on ne trouve guere que des e J ,ameres, & ce qu’il y a de Pays appartient à des Rajas, Pn’ont pas beaucoup de forces. Le Roy de Boutan B 0jours sept ou huit mille hommes pour fa garde. LeursUmes ordinaires sont l’arc &la flèche. La plupart ont aulnhache &la rondache, avec une pointe de sautre cotée®me un marteau d’armes. 11 y a déja long-temps qu’ih 0l’ufage du mousquet & du canon, comme auffi de la P? u
dre, qui a le grain long, & qui est extraordinairement »°te. Leurs canons font de fer, & les chiffres & les lettres ^l’on voit dessus font de plus de cinqcens ans. Ils ne?"vent sortir du Royaume fans la permission expresse dti ^verneur,& il leur est défendu d’emporterun moufqu^'moins que leurs plus proches parensne répondent qu’u*^rapporté fidellement. Les Bramins font accroire à ceuX f ({Boutan que leur Roy est un Dieu en terre. Ainsi il ^ ^comme adoré, 8c il n’y a point de Souverain au monde p-craint & plus respecté de ses Sujets. Quand il rendou quand il donne audience, tout ceux qui fe présententvaut luy ont les mains jointes élevées fur le front, & I enant éloignez du Trône, ils fe prosternent à terre sejP 0lever les yeux. C’est dans cette humble posture qu’ib/ /font leurs supplications, & quand ils fe retirent ils march e
à reculons jufqu’à ce qu’ils soient hors de fa présence.
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a toûjours cinquante élephans autour de son Palais pou/
garde, & vingt ou vin^t-cinq chameaux, qui ont fus^
selle une petite piece d artillerie d’environ demi-lj vrÊ fíC
balle. Un homme est assis fur la croupe du chameau,A c£ jj
piece étant plantée fur une fourche qui tient fur la se'* e L
la manie comme il veut , haut & bas, à droite & à g allC , ^
Le Roy fait battre des pieces qui font de la valeur des r
pies, ce qui fait connoître qu’il y a des mines d’argen^ á >
ce Royaume. Ces pieces ne font pas rondes , mais 3 j! s
angles, & il y a dessus des caractères qui ne sont ni seuV-
ni Chinois. Pour l’or, le peu qu’ils en ont leur est apP°
par les Marchands qui viennent du côté du Levant.* T aV
nier, Voyages des Indes, liv. 3. cb. 15. , m
BOUTERSEM. Ville du Brabant. Elle est situées
le bordaì’une petite riviere qui se décharge dans le D- 111
prés de la petite ville de Halen. * Atlas. £,j {
BOUTIONS. Petite ville de France en Languedoc-^
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est située à deux bonnes lieues de celle de Cuzieux ,bord d’une riviere qui fe décharge un peu au dessousle Lu y.* Atlas. _ , s0 ís
, qui n’est éloignée que de
BOUTON. Iíle d’Asie ,
ou quatre lieuèVdu Sud-Est de celle de Ceíebes, gransituée á l’Occident des Molucques,entre Bornéo, GilMindanao. L’Isle de Bouton a environ vingt-cinq ss eue 'pe$longueur, du Sud-Ouest au Nord-Est, & dix de largeur- ^terres en font assez élevées, & paraissent fort boisées,P 1 .
& unies. A une lieue de fendrait où l’on vient or ^ jm/>ment mouiller, il y a une grande ville appellée call^n ^Ces Insulaires font fort soumis à un Sultan qui leur f umande. Ils n’ont pas beaucoup de ris, & leur P r *°f r #nourriture consiste en racines. II y a quelques butt yquelques boucs dans cette Iíle, mais en petit nombre-trouve quantité de Crocaderes, avec de gros perroqu el rcouleurs tres bien diversifiées. Le Cmcadore est deia£ .
seur d’un gros perroquet, auquel il ressemble fort, ser .du côté du bec qui n’a rien de diffèrent. Cet oiseau eít . ^comme du lait, & a une touffe de plumes fur la tête, q ul ^
ut
Voyages
taitoM
oìi ellí
me une espece de couronne. * DampierMonde , Tome 2. ch. 16.
BOUTONNE. Riviere de France dans le Poitou
a fa source, au lieu appelle C bef-Botitonne. Les Latins lament Bot on x & Veltmma. Apres avoir coulé dans la Saint 0^où elle arrose Saint Jean d’Angely, elle va fe jetter d 3 ^Charente, entre Saint Savinien &c Tonnay Charente.
Diiï- de Holl. 1701. r at in
BOUTROU. Fort d’Afrique dans la Guinée, en ^ ^Botrovia. 11 est situé fur'une haute montagne prochecôte , & éloigné de dix lieues de celuy d Achim. Le slandois à qui ce Fort appartient y font leur trafic. yssiBO W. Ville d’Angleterre dans le Comté dele est située fur une petite riviere, à cinq milles deton , & à sept d’OKehampton. * Atlas. rrreiï'
BOWAR. Ville d'Alcmagnedans le Duché de W 1