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& celle qu’ils tìommoient Valentia comprenoîí trnít cfc quîest depuis la même rivière de Tine & le mur des Pictes juf-qu’au rempart proche d’Edimbourg,où les Romains avoientleurs limites au temps de FEmpereur Valentinien. Enfin audébordement des Etrangers qui vinrent de toutes parts, lapartie Septentrionale de 1 ’Iíle fut divisée en deux Royau-mes , des Pictes & des EcoíTois, & les cinq parties des Ro-mains en firent sept autres, qui appartinrent aux Saxons, àl’exception du Pays de Galles, dont les anciens habitans deliste fe rendirent maîtres. Ces Royaumes furent Kent, ,Southfex, Westíex , East, Angle ,Northumberland, Eatfex& Mercie. Aujourd'huy cette Isle est divisée enr deuxRoyaumes, Angleterre & Ecosse. * Mêla. Pline. Strabon.Davity.
BRETAGNE. Grande Province de France, qui a envi-ron deux cens lieues de tour, soixante & dix de longueur,& trente-cinq à quarante de largeur, en Latin Britannia. Elleest tres-peuplée, abondante en toutes choses , & fort richepar le commerce de ses habitans. Ses bornes font la mer Bri-tannique au Nord de la Normandie ; le'Pays du Maine &FAnjou à l'Orient ; le Poitou au Midy, & FOcean au Cou-chant Elle a neuf villes Episcopales suffragantes de F Ar-chevêché de Tours, un Parlement à Rennes, une .Université4 Nantes, plufieurs Abbayes, de tres belles Terres, & quan-tité de'Noblesse qui tire presque tout le revenu du Pays, oùil y a tres peu de villages. On y trouve des mines d’étain ,de plomb, de fer, de cuivre, & quelques-unes d’argent, &elle produit des bois propres à construire les grands édifices& à bâtir des navires. Entre diverses forêts celles de Lyflay& de Bresselían font les plus renommées. Elle a pour riviè-res la Loire qui la sépare du Bas Poitou, la Vilaine, la Ran-ce, Blavec,& plufieurs autres. On divise ordinairement cetteProvince en haute & en basse Bretagne. La haute à pour vil-les principales Rennes, Saint Brieu, Saint Malo, Vol,Nantes,Vitré, Diuan & Fougères. La baffe s’étend Je long de FO-cean , &t Vannes en est la ville la plus considérable. Les au-tres font Cornouaille , Kimper, Léon, Treguier, Morlaix,Brest, Blavet ,Rohan , Landernau & Penthievre. Les côtesde la Bretagne font fort dangereuses, à cause dés courans &de la grande quantité d'Isles, de bancs & de rochers qu’ony trouve. OLiessant & Belle-lsle font les Isles les plus remar-quablés de ces côtes. ■
La Bretagne est un Pays d’Etats qui se tiennent de deuxans en deux ans, & qui font divisez en trois Ordres, le Cler-gé, la Noblesse & le Peuple. Le Clergé est composé des Evê-ques de Rennes, Nantes, Cornoiiaille , Vannes, Saint Malo,S. Brieu, Treguier, Léon & Dol ; des Abbez naîtrez, des £celefiastiques qiFil plaît au Roy de nommer, & des Députezdes Chapitres qu’on nomme Capitulasses. C’est FEvêquedans le D ocese duquel les Etats ^assemblent, qui préside àFAssemblée , au lieu qu’autrefois c’étoit le plus ancien Evê-que. Les autres ont iang suivant Fordre de leur sacre. LesEvêques & les Abbez y entrent en rochet & en camail,& lesCapitulasses en bonnet & en soutane. La Noblesse consisteaux neuf anciens Barons, qui ctoient autrefois ceux d’A-vaugour , Léon, Fougères, Vitré, Rets, laRoche-Bernard,Château-Briand, Lan vaux, le Pont & Ancenis- Les Baron-nies deMalétroiqdeDerval&deQuintin ont été substituéesà celles d’Avaugour, de Fougères & de Lanvaux qu’on aréurffes au Domaine Ducal. Les Barons de Léon & de Vitréalternent pour la préséance. Ceux de Pontchâteau & dePont-FAbbé n’ont qu’une place dont ils jouissent alternati-vement,à cause qu’on n’a pû encore décider lequel des deuxest le véritable Baron de Pont. Ceux de Malétroit, de Der-val & de Quintin sont toujours à la queue. Les Pensionnai-res des Etats & tous les Gentilshommes de la Province fontaussi dans l’Ordre de la Noblesse, & prennent place indiffé-remment comme ils fe trouvent, avec cette feule diffefenceque le plus ancien ì venir aux Etats est le Doyen. Cette qua-lité luy fait avoir double pension , 8 c fa place est distinguéedes autres par une couverture de serge verte. Le Tiers Etatest formé des Députez de quarante Communautez qui ontvoix & séance aux Etats, en aussi grand nombre qu’ellesveulent les envoyer. Le premier est choisi entre-les Offi-ciers de Justice, & le second est toujours le Syndic de laCommunauté. Ils sont défrayez, & on leur donne ordinai-rement deux écus par jour. Le Président du Préiidial dansle Ressort duquel on convoque FAssemblée, est le Présidentdu Tiers Etat. A son défaut c’est le Sénéchal ou FAlloiié.ïl y assiste en robe & en bonnet. II fait les propositions &recueille les voix. Le Roy convoque cette Assemblée, dont
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il prescrit le temps & le lieu, & fait expédier deS Lettresculasses à tous ceux qui doivent s’y trouver. C’est au L ^verneur, & en son absence au Lieutenant-General danDépartement duquel on la doit tenir, que ces Lettres;adressées. Quand Sa Majesté a résolu de convoquer les F j }elle fait expedier des Commissions au Gouverneur dProvince , aux deux Lieutenans Généraux, à un ConW ^d’Etat, au Premier Président du Parlement, & à celuyd ^Chambre des Comptes, à deux autres Prélìdens de cesf* tCours, & aux deux Procureurs Généraux pour y a ‘j! }lI xen qualité de ses Commissaires. Le Grand Maître de* ‘ ^& Forêts, & deux Trésoriers de France qui s’yaussi n’ont point de Commissions particulières. Le Lonler d’Etat represente l’Intendant de Justice, & il est P r °pement le Commissaire du Roy. Couverture de l’Ass el11 . £ jides Etats fe fait par un Discours du Gouverneur, ^
suivi de la Harangue du Premier Président , & de cep ^Procureur General, qui en est Syndic, & qui répond 3 ^
& à l’autre au nom des mêmes Etats. On lit ensuite
les Commissions, & le lendemain le Commissaire dufait fa Harangue , à laquelle le Procureur Generaldes Etats répond. Ces préliminaires étant achevez ; ss s ì Jjdélibèrent fur les propositions qui leur ont été faites >-part du Roy, 8 c fur les affaires de la Province. S’il y 3que contestation entre les Corps, le Clergé & le Tie {Sfe retirent dans leurs Chambres; mais la Noblesse deM^.toujours dans le lieu de FAssemblée, & elle y opine C ^quement; lorsque les Etats font aílemblez, on y recuên* ^voix par ordre. Le Président du Tiers Etat prend 3VlS ^Députez, & aprés qu’ìl est retourné à fa place, il Ibtff .son bonnet, se ieve, & dit tout haut Fopimon de son L® bLe Président de la Noblesse sait la même chose, & c ° a e $celuy du Clergé Fest aussi des Etats fil observe les tf ftfcérémonies; & dit ensuite, Messieurs de 1 ‘ Eglise font d ^ (Savis. Cela sait, il conclut à la pluralité desvoix, !^ geont ordonné & ordonnent que telle ajfaire fera reçue ouDon gratuit étant accordé, on travaille à la repartit»^^fe fait toujours par Diocèses, ce qui est suivi dument que l’on établit fur d’autres affaires de là Ps 0 ^ fequi font quelquefois durer cette Assemblée plus demaines. . njzietz
Les Nanetes, les Rhedons, les Diablintes, les Aj®,. aJ vles Venetes, les Oíisimiens & les Curiosolites, ont e teciens habitans de la Bretagne. Ils formoient entr cU §République , dont le Gouvernement étoit AristoC rat J eS>& qui se fit connoître sous le nom des Citez Ari D ° r * 0 jfeCésar les ayant fournis, ils surent compris dans la U
troisième par Auguste, & aprés que Maxime s’en s at j e pl
maître , il donna cette Province aux Bretons q llJ ^ asuivi ,& elle prit d’eux le. nom de Bretagne. J;
Couan, qui avoit épousé une parente de Maxim e ’P
qualité de Roy en ;8z. Ses Successeurs furent aunotf 1 ^
dix, dont le dernier fut Alain II. surnommé le Long’ J j £ ssà mort arrivée en 690. la Bretagne sut gouvernée P r j e -Princes, qui voulurent s’étabìir en Souverains ; m 3is . o0 d emagne les obligea de luy en faire hommage. CetteRace ne dura que jusqu’â Salomon. Ceux qui luV ' A.,rberent prirent seulement le titre de Comtes. Alain, £ 0H an ttorte, fut le premier, 8 c mourut vers Fan p? 2, poster»'Comte de Rennes luy succéda, 8 c aprés une l° sl ^ u ^|f e sse d 1té , Alix, fille aînée & heritiere de Constance , Cí7: j a g rC trBretagne, & de Guy Vicomte de Thostars, pp rta t j tre $gne en dot Fan iziz. à Pierre de Dreux qui p rlt £ „ ,trié 3,fDuc. II étoit fils de Robert II. Comte de Di'£ uX, d , n Jifils du Roy LostisVI. surnommé le Gros. Aj n i e ndu sC *Sang de France que les Ducs de Bretagne font d e , ea x^'pere en fils. Jean I. dit le Roux, fils de Pierre àe 1fit hommage à S, Lostis, & fut pere de Jean II* a st LI , a y 3 (isuccéda. Jean III. Duc de Bretagne aprés Issf ’ jfepoint laissé d’en fans, Charles de Blois, Seigneur dvqui avoit épousé Jeanne , fille de Guy de Bretagne, ^
de Penthievre, frere de Jeân III. fut déclare Ductagne en 1341. mais Jean Comte de Montfort, s rer ^: on s, ^III. du second lit, soutint contre luy ses prete^étant mort en 1345. Jean IV. son fils, qui mit ^ cS „i r °j s , qui Jpied, gagna la bataille d’Avray fur Charles de B f, y a iffut tue. Cette victoire qui le fit surnommer Jf ^ j ea iií !lant, le mit en possession de la Bretagne. T ^ 3 l ' y,de Navarre, fille du Roy Charles le Mauvais, J*'
Sage , pere de François & de Pierre I. Vues de ^ ^morts fans en fans, 1c premier en 1450. & ì aUîrc