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il s’étend en forme deGolfede l’Èst à f Ouest: Fèfpacede quinze milles, aprés quoy il se rend dans f Océan Occi--dental. * Maty, F)iâ. de Holl. ijoi.
BREYSICH. Bourg d’Alemagne dans la Westphalie, en: Latin Brisacenfis Vicus. II est situé fur le Rhin dans le Duchéde Juliers, entre les villes de Bonne & de Coblentsi* Maty,BiSr- de Holl. 1701.
BREZE’. Bourg de Frànèe dans l’Anjou, en Latin Bre-'.s, aium . II est situé au Midy de la ville de Saumur, & a titrede Marquisat. Le Château est environné de sciiez profonds,& a plusieurs grottes souterraines. Le jardin est tres beau,& ce lieu est particulièrement remarquable par un bois de' Cyprès que Ton y trouve..
BREZOLLE. Bourg de France dans le Perche, en Latin-Bre&olium. II est situé à trois ou quatre lieuè's de Verneiiil.
II y a dans le Quercy Un bourg de ce même nom,qui n'est•pas éloigné de la ville de Montauban.
BRIANÇON. Ville de France dans le Daupùiné, à septlieues de celle d’Ambrun. Elle est fort ancienne, & a étéplus riche & mieux fermée qu’elle n’est présentement, lefeu en ayant consumé les deux tiers dans le dernier siécle.L’ítineraire d’Antonin la nomme Brigantium , & AmmienMarcellin Virgantia. Ptolemée & Strabon rappellent Origantimn , du mot Celtique Origa , qui signifie troupe ou assem-blage d’hommes. II y a Bailliage, une belle Eglise , & troisMonastères. Cette ville est bâtie au pied d’un rocher,fur le-quel est son Château, & fa situation la fait estimer la plushaute ville de l’Europe. Deux ruisseaux, dont Fun qui vientdu mont Genevre vers le Nord, a le nom de Bière', & Fautrequi descend vers le Couchant de la vallée de Mouestier & deChantemerle, est appelle Ame , fe joignent au dessous de‘Briançon. Ceux de la Ligue s’en saisirent dans le seizièmesiécle, comme d’une Place importante, & elle leur fut enle-vée en 1590. par Lefdiguieres, depuis Connétable. A quel-que distance de cette ville est une roche ou colline percée,que les habitans nomment Pertnis Rofiang. Cette Inscriptionle lit encore aujourd’huy à Feutrée de cette roche taillée enporte. 0. cafari Augtifio dédieata,salutate eatn. * Davity,, Du'Chêne , Antiquités des Villes de France.
La Manne de Briançon passe pour une des sept merveillesdu Dauphine , & ce ne peut être que parce qu’eîle est fortrare en Europe. C’est une efpece de gomme blanche , fortdouce & sucrée, qui découle des frênes & de quelques au-tres arbres pendant les plus grandes chaleurs de l'Eté. Ellecoule d’abord d’elle-même des feuilles & des petites bran-ches où elle demeure attachée en petites boules, & ensuiteon fait des incisions aux arbres afin d'en avoir en plus gran-de quantité * Du Mont, Voyage de France.
BRIANÇONNET, en Latin Arx Brianconiïa. Châteàu ouFort de Savoye dans la Tarantaise,à une lieuë de Mostiers.C’est un rocher rond, inaccessible de tous cotez , si ce n’estdu côté de la riviere où font deux ou trois cens degrez poury monter. II fut pris Fan 1600. fous le Roy Henry IV- parìe Duc de Lefdiguieres, Le passage commun pour aller de laSavoye à la Tarantaife & de là en Italie, est en cet endroit *& fort facile à garder. * Davity, Savoye.
BR 1 ANÇONNOIS. Pays de France dans le Dauphihé,qui tire son nom de sa ville capitale qu’on appelle Briançon ,en Latin Brigantinus ager. Cette Contrée est entre la Mau-•rienne vers le Nord ; le Piémont à FOrient^ FÁmbrunoisau Midy ; le Graisivaudan à FOccident,& ne consiste qu'en■de hautes montagnes, qui faisoient autrefois partie des Al-pes maritimes. Elie est composée de sept vallées, qui fontHours, Pragelas, Château-Dauphin, Qjayras, Val-Loiiife,Bardonenche & le Moneftier, On luy donne treize lieues•de long & neuf de large. Les autres lieux remarquables duBriançonnois font Exilles & Oux. * Audiffret, Ge&gr. anc. &mod. Tome z.
BRIAN Z A. Montagnes du Milanez, que les Italiens ap-pellent Montï-di~Brianz,a,Sc les Latins Brigantm Montes. Ellesfont vers le Lac de Corne, à Fendroit ou la riviere d’Aduaen fort. * Maty, Diiï. de Holl. ijoì.
BRI ARE. Petite ville de France dans le Gâtinoís * enLatin Brvodunis , Brivodurum & Bnviodurus. Elle est située furla Loire , à dix lieuè's de Montargis, à douze de la Charité j& à dix-sept de Nevers, & n’a rien de considérable parelle-même, puis qu’on rfy volt qu’une longue rue presque fansmonde, où il y a cinq ou six Hôtelleries & autant de Maré-chaux, à cause qu’elle est fur le grand chemin de Lyon , &que ceux qui s’embarquent à Roanne fur la Loire, débar-quent à Briare pour aller à Paris ; mais elle est fort connue
paf un'Canal qui porte son nom , & qui a communicatifde la Loire avec la Seine pâr le moyen du Loing. II fut c jsitrepris au commencement dudix-feptiéme siécle, & acf ,fous le régné du Roy Lotiis XIII. par les foins du Cara* 11 .de Richelieu.
Pour voir ce qu’il y a' de plus merveilleux au Cans ^Briare, il faut aller à Eragny ; c’est là qu’il commencejoindre à la riviere du Loing, dans une vallée où il dd cC sde fort haut, aprés avoir passé fur une grande plains ssfinit à cette vallée, dont la descente peut avoir seize à 1huit toises de hauteur. Les bateaux descendent en f * 1 Jd’un bassin à Fautre,par le moyen des écluses qui retie nt ì-Feáu du canal dans les bassins, ce qui fe fait d’une teU e \ j cte, que les trams de planches & autres fortes de bois» ° U jj.bateau qui est furie canal dans la plaine Rapprochasseces écluses, on luy ouvre la premiere écluse, qui •Feau du canal,l’empêche de couler dans le bassin de desque Fon remplit de Feau du canal par le moyen d’uiie p e fporte qu’on ouvre à côté de l’écluse, jufqu’à ce que 1 eisoit de la même hauteur du canal, où l’éclufe étant o uV ^te , le bateau ou le train passe du canal dans le balst 1 ^aussi-tôt on referme la premiere 'écluse qui retient 1 ^du canal, lors qu’on ouvre la petite porte de Féelm® jbassin , qui fe désemplit à mesure que le bassin de dd yf emplit de seseaux qui y descendent j jufqu’à ce qú’e“ e jsoient aussi hautes que dans ie premier bassin, qui ùssfournit jufqu’à ce qu’il ne luy en reste plus que pour ^le bateau que Fon descend,d où aprés avoir ouvert Feron le pousse dans Fautre bassin tout plein d’eau , qui a dtoises de profondeur, quarante pas de longueur, &toises ou environ de largeur. 11 y á sept de.ceS baffiss ^cette descente , où ils font maçonnez de grosses pi^erre s __taille, avec de la chaux & du ciment ; en forte qu’ib ?..
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fervent tres-bien les eaux dont on les remplit pou
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dre les marchandises qui vont fur ce canal. Si-tôt qssfj;quitté Eragny on descend dans la vallée où le canal se Sfà la riviere du Loing, d’où on monte ie long de ces ba ' ^qui font comme un long canal, distingué d’éclufes o'fjíportes, qui retiennent Feau dans chaque bassin,lors q 11rempli des eaux du canal de dessus, qui les empmss uplusieurs étangs. Ces étangs fe trouvent comme par ^
fur une grande plaine , où on les conserve par le'moyf 1 '^écluses dans une même hauteur, principalement cíeptU® scluse des Rondeaux jufqu’à celle du petit Charouers. V j ecette étendue le canal est droit, tiré à la ligne, Lt comUf jprincipal magasin des eaux de ces étangs ; Sc il en f our ° 3 ^cette montagne d’Eragny, appellée des Sept Bassins* &autres écluses qui retiennent Feau fur la descente q ulOzoyrs. Cette descente est si douce , que les écluses y ^beaucoup éloignées les unes des autres. Elles y rcXiC ' l f,dtFeau que le canal de dessus qui a bien une lieuë & ^
leur fournit en partie ,ssans beaucoup d'autres sissfc• $çoivent des sources de la petite riviere dcTrezée,quipetite vallée agréable , le long de laquelle le canal deV pdoucement. Les eaux y font retenues par les portesécluses,par où les trains Sc les bateaux montent aveC aU j^ £ sde facilité qu’ils descendent de la montagne d’Eragny- ybateaux étant au pied de la vallée, on les fait entrer d a -jjrremiere écluse, qu’on ferme aussi-tôt par derrière , aX,n ^eFeau qu’on lâche de Fautre écluse de dessous,s’y f° p r e d sjufqu’à ce qu’elle soit de la hauteur de celle cle l’écW edessus,qui diminue à mesure que Fautre croît ; en mfquand l’écluse de dessous est toute pleine,Fautre ycoup profonde aux dépens de celle de dessus, qui b>y ^fourni jusqu a ce q u il ne luy en soit plus resté si ue L’0^porter les trains qii’on y passe de l’écluse de deflous» siferme aussi-tôt pour la remplir des eaux de Fautre »encore au dessus. Ainsi d écluse en écluse on arri ve ( jrplaine, óù souvent faute d’eau des étangs qui léch^^-zdant l’Eté, on ne peut passer depuis la si u de Juilset jela Toussaints. Le canal de Briare a onze grandeslongueur, à le prendre depuis Briare jufqu’à Mot ltaJouvin deRochefort, Voyage d’Aletìiagne & de Poiog n '< 0 c,BRIATESTE. Petite ville de France dans le Lang u ]a seen Latin B ritexta. Elle est du Diocèse de LastresViere de Dadon j entre les villes d’Alby & de Lavau • ^le Siège du Juge de Terrebasse, & il y a un Châceaude appartenant au Roy. * Davity. „ J#
BRIDGENORTH ou Bndgnortb.Y -ille d’Angkw r Vle Comté de Shrop , en Latin Morsiburgus. Elle est » ^
la Saverne, à quatre lieuè's de la ville de Shrowtíb 11 » ’