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Tome I. [A - D.]
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■J Sothtnerfet. Elle est -située sur la riviere de Brin. * Bavi-^ Sommerfet.

^soUXELLUM. Ville ancienne <í-Italie , dont Ptoleméec ij Mention. Quelques -uns font nommée Brixtlum. C’estU e stue l’on appelle aujourd’huy Berfello. Cette ville est re-®mée dans l’Histoire par la mort de l’Empereur Othon,j) 1 après avoir perdu la bataille de Caneto contre Vitellius,P°ignardà malgré tous ses Généraux, pour faire finir lan., e , rre civile. * Le Pere Lubin, Tables Géographiques. Maty,HoL ijoi.

XlXEN. Ville d’Âlemagne dans le Tirol, avec EvêchéJggant de Saltzbourg, en Latin Brima. Elle est située à ladiv f° n à la petite riviere d’Aicha à celle d’Aisock, qui lad es 1 ? e " deux parties inégales. L’Eglise Cathédrale , Tune0r jsos belles de tout ce Pays,est dans la plus grande;elle estte J 6 de trois grands clochers. La grande Place à laquelle seb a , deux longues rues un peu tournoyantes, n’en est"Us r| 1Cn éloignée. Les édifices en font tres-beaux, & foûte-îU \ Stands portiques,fort commodes à ceux qui veulenttj t . ^abri de la pliiye & du soleil. L’une de ces ruesabou-u .Sfand Pont fur i’Aifock , où celle d’Aicha s’y joint,frétés arrosent ensemble une grande étendue dePays,% d Cst doutes fortes de biens, & d’autant plus agréable^ p "°Us cotez on y volt de grands jardins & des maisonsh nce des habitans de la ville. B rixen, qu on a appelléeCS ® r *xantes,Peuple de la Rhetie,e.st au pied du montfait partie des AlpesTridentiiîes. Elle a été Li~sìjV * rn periale,& a eu la même destinée queTrente.LesJe-soj y ont une Maison magnifique, & une Eglise tres-bienHuJ* ^ ette ville n’est pas fort peuplée, & l’on n’y voit que^es Marchands que le commerce y fait subsister, àe cie la commodité du passage d’Italie en Alemagne.ti,»t à ÎEvêché de B rixen , il confine avec l’Archevê-W 1 * Saltzbourg, le Tirol, l’Evêché de Trente , & leSaint Caíîien le fonda l’an.jóo. sous le Pape Da-Ptefp 1 ' ^ cn établit le Siégé à Sabione, Cité de la Rhetie, à^"tSiben. Les Barbares en ayant chaste ce saint Evêque,Brstç c hpçrt, d’autres disent Saint ÁÍbúin, le transféra à"atitf 1 ' & plusieurs Princes l’enrichirent par de grandes do-ck jst s » Le pays est bon, mais plein de montagnes. * Jouvínsoog, ' c befort, Voyage d’Alemagne & de Bologne. Audíffret,JqstvT & mod. Tome 3.

de gj LH. Bourg d’Alemagne dans la moyenne Marcherivlçy^cbourg, en Latin Ere fi a ScBrifia. II est situé fur latenu e ^’Adda , à quatre ou cinq lieues de la ville de Wit-Bk r? cdté du Septentrion. * Maty, Dicl. de Holl. 1701.d’p ar ^Aû. Lac d’Ecosse dans fUltonie. II est entre celuydîQj ne & la Baye de Donnegaî où il sc décharge. 11 y aLa t j n Ce Bac quantité de petites Isies, & il est nommé par lesLam.fi Maty, Dicl. de Holl. 17 o r.ìl e û ^>CALO. Petit Royaume d’Afrique dans ïa Nigritie.

"le Cn Ç, ? tre les embouchures du Niger vers f Océan,& nomSçi "son B focdum Begnum. * Maty , Dicl.de Holl. 1701.

Bavity , ce Royaume est habité par des Negres ,Pojfe/Ppelle Berbecins,& plus grand que celuy d’Alé quèf c çj e 1 ette même Nation. Il ajoute qu’il aboutit à la rivie-gratir) ^ambea, fur laquelle sont astis plusieurs beaux &

1 Rn L v Bl a ges.

Btitlg CK HRMER ou Broukemer. Lac dé là Nort-Hol-. tr 3 y Latin Broukermbna. Ce Lac qui a été desséché parêc par î’industrie des habitans, étóit entre la villede p r er dam & celle de Monnikedám.Ce sont aujourd’huy% Raturages. * Maty, Ditt. de Holl. 1701.

"le çjç B-NEMEKI ou Deutshen-brod. Petite ville du Cer-íî tl ,V 2 astaw en-Bohême, en Latin Breuda Teutonica. Ellemo rav ® e sor la riviere de Sozawa prés des frontières de la^Maty, Dicl. de Holl. 1701.

1 c òh> OsoA. Ville des Indes Orientales dans la Provincer Petit Ur ^ ta .‘ Este est située en une plaine •sablonneuse sura ett e v e - n riviere de Wasset, à quinze lieues de Broitschia."elîiiqj - tdì fort moderne, 8 c n’est éloignée que d’une["is tu j^ c de f ancienne Brodra, que l’on nommoit autre-1"lt ail iú a Ç ora ’ des ruines de laquelle Raíia-Ghié, fils desoir, j^dahomet Begeran, dernier Roy de Guzurata la fitP"e gj . e a de bonnes murailles avec des bastions à l’anti-l^d **ì Portes, dont l’une est murée, parue qu’aucunertl so n’y aboutit. Ses habitans & particulièrementd" la Vll f a nd fauxbourg,qui est vers la partie Occidentaley^ v rie rs e,lont la plupart Tisserans, Teinturiers, & autresV,í lc e où^p ^oton ; parce qu’il n’y a aucun lieu dans laPro-°n fass e pi us belles toiles. Elles font plus fer-

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réesjmaís aufll un peu plus étroites & plus courtes que celle*de Broitschia, & c’est par là qu on les connoît parmi les au-tres. La Jurifdiction du Gouverneur de Brodra s’étend furdeux cens dix villages , dont il y en a soixante & quinzedestinez pour la subsistance de la garnison. Le Mogol dis-pose des cent trente-cinq autres au profit de quelques Of-ficiers de la Cour, qui ont leurs pensions assignées fur cesvillages. II y en a un à huit lieues de la ville, appelle Sindi-kera ,qui rend tous les ans plus de deux cens cinquante quin-taux de laque. C’est une gomme qu’on tired’un arbre qui 3beaucoup de rapport avec nos pruniers, & l’on en fait unètrès-grande quantité dans la Province. Sâ couleur est d’unroux brun, mais étant bien sèche 8 c battue en poudre lesIndiens luy donnent la couleur qu’ils veulent,& en font desbâtons à cacheter des lettres. Ils s’en fervâit aussi pourl’or-nement de leurs meubles, coffrés, boètes, cabinets, tables 1 »bois de lit, leur donnant un lustre qu’on n’a pû encore imi-ter eti Europe, fur tout pour le noir. Ce Pays produit aussibeaucoup d’indigo. Aux environs de Brodra on voit beau-coup de sépulcres, 3 a plupart magnifiquement bâtis & ac-compagnez de grands jardins qui sont ouverts atout le mon-de. * Mandeflo, Voyages des Indes -, li. 1.

BRODT. Petite ville du Royaume de Hongrie dans l’Ef.clavonie. Elie est située fur la riviere de Save, à huit lieuèsde la ville de Possega vers l’Orient Méridional. Brodt estfortifiée, & nommée Broda .par les Latins. * Maty, Difî. deHoll. 1701.

BRGDZIEC. Petite ville de Pologne dans la Lithuanie »en Latin Brodz,ieca. Elle est située fur la riviere de Berezinadans le Palatinat de Minsxi, à trente-quatre lieues de la villede ce nom. * Maty, D/c?, de Holl. ïjoi.

BROITSCHIA. Ville de l’Empire du Mogol, située ì21. degrez ;6. minutesHu Nord de la Ligne, à douze lieuesde Surate, & à huit de la mer , fur une riviere venant desmontagnes qui séparent le Royaume de Decan d’avec celuyde Balagatta, Elie est bâtie fur une montagne assez élevée »& a des murailles de pierre de taille assez bonnes pour méri-ter d’être mise au nombre des plus sortes Places dé toutes lesIndes. Du côté de terre elle a deux portes, & deux autrespetites fur la riviere, par laquelle on y amene beaucoup debois à bâtir , qu’on n’oscroit décharger fans la permissioâexpresse du Gouverneur. L’on y fait garde tant pour la pla-ce même qui est fort considérable, que parce qu’on y faitpayer deux pour cent de toutes les marchandises qui y pas-sent. La ville est assez bien peuplée, aussi-bien que ses deuxfauxbourgs-; mais il y a fort peu de personnes de condition.La plûpart des habitans sont des Tisserans qui y font cetteforte de toiles de coton que l’on appelle Bas tas. Ce font lesplus fines de toutes celles qu’on fait en la Province du Gu-zarâtta. Lu Jurifdiction de la ville de Broitschia s’ëtend furquatre-vingt-quatre villages dont le domaine luy appartient,& autrefois son territoire comprenoit encore trois autresvilles qui ent aujourd’huy leurs Gouverneurs particuliers.Toute la campagne des environs est plate & unie,si ce n’estqu’à cinq ôu six lieues de là vers leSud-Est paroiflênt quel-ques montages nommées Pindatsche, qui s’étendent jusquesau de-là de Barampour, & qui font tres-fertiles, aussi-bienque le reste du Pays, où il vient du ris, du froment, dèforge & du coton en grande abondance. C’est de cesmontagnes qu’on tire l’agathe,dont on fait de si belles cou-pes , des cachets, des manches de couteaux & de poignards»vi plusieurs autres ouvrages dont on trouve le débit à Cam-baya. Quatre lieues âu dessous de Broitschia, la riviere fesépare en deux branches qui y Forment une Iste de la gran-deur d’une demi-lieuë, & au dessous de cette Iste la riviereentre dans la mer par deux embouchures. Elle n*a pointde Port, mais feulement une rade, d’autant plus dangereu-se, que les navires qtìi peuvent y mouiller à sept Brassesd eau , s’y trouvent exposez à tous les vents. Á huit lieuesde la meme ville fur le chemin de Cambaya est un grandvillage qu’on appelle íanhuyfar ou lambotifer, òù l'on fait del’indigo en fort grande quantité ; & fur le chemin d’Ama-dabat,on voit le sépulcre d’un Saint Mahométan nomméPollemedony, où les Maures ou Moguls vont en pèlerinageavec tant de dévotion, qUe quelques-uns fe mettent un ca-denat à la bouche pour s’estipêcher de parler, & ne l’ôtentque dans le temps du repas. Les autres s’attachent lés brasavec des chaînes dé fer, & ils content que les cadenas Rou-vrent, Le que les chaînes fe défont par une puissance surna-turelle , si-tôt qu’ils fe font acquitez de leurs vœux aùprcsdu sepulchre. * Mandeflo, Voyages des Indes , li. 1.

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