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Tome I. [A - D.]
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Hon ” lJes ^ UHS rappellent Porc a ou Forcarì. * Maty, Btcí. de '■ 1701.

^^-UCHSEL. Ville d’Alemagne dans l’Evêché de Spire.3 a | ee st du Comté de Biurein, & située fur la riviere defesid ° n r volt un Château où l’Evêque de Spire fait fa®w DCe ol'âinaire. * Munster , sr. 3. Bourgon , Géographie

çfA^JCK. Ville de Suisse dans le Canton de Berne. Ellea ll /‘Pays d’Argow, & située fur la riviere d’Aar, un peut) 0 e *\°us de f embouchure du Russ. Cette ville tire soni t } j Un Pont sur lequel on y passe la riviere. * Maty,0rS.&701,

h a ^it^^TERIENS. Peuples anciens de la Germanie. UsCh 3m erent originairement entre les Angrifariens & leses ' ^ *ls êcoient divisez en grands & en petits. Lesch ej . \ ers occupoient une partie de l’Ow er-Yssel,8e des Evê-V ej . | e Munster &dePaaerborn,& - les autres demeuraientlt fte a source de la riviere Amafis , présentement Ems, dansLfnie de f Evêché de Paderborn, & dans les Corniez defe£jì e êc de Rietberg. Les petits Bruéteriens ayant été chaf-%ì e ^ e urs Terres par les Angrivariens & par les Chamavés<f es J c n emparèrent , vinrent s"établir dans la Contrée(j^ Cambres qui s’étendoit le long de la riviere de Siga, &^l^ferme aujourd’huy une partie du Duché de Berg,^.Archevêché de Treves & de la Veteravie. Segoâunum ,b| e °£ interprète Sigen,étoit leur demeure la plus rcmarqua-Audiffret, Geogr. Tome Z.

^ >UD. Petite ville d’Alemagne dans la basse Saxe, enN t, f rue ^ a ‘ Elle est située fur une petite riviere dans led e de MecKelbourg-Swerin , à quatre lìeuës de la villend'' ver in,& à trois de celle de Vifmar du côté de TOrient.gy> OrA. de Moll. 1701.

W ,EL Ville d’Alcmagne dans le Haut Diocèse de Co-Eì > à deux lìeuës de la ville de ce nom,en Latin Bruellium.e c st ornée d’un fort beau Château, où l’Electeur de

te

^nifait fa résidence ordinaire.

faîl^ a au Hi un bourg que son appelle Bruel dans la Princi

h/ de Swerin

<] AuGES. Ville de Flandre, Tune des plus grandes &efl. Pins belles des Pays-Bas, en Latin B ruga & Bruga, Ellet 3 / ltu ée dans une plaine, fur le canal de Reye, qui fe parcjp en plusieurs branches, fait part de ses eaux aux prin-fc^ruës où il y a quantité de ponts de pierre pour paf-íj^sune à f autre, & qui se va rendre ensuite à f Eclusele S * . a mer. Comme ce canal ne sùffisoit pas pour porterinj^fleaux, les habitans en ©nt fait creuser un autre plusfort ^ ?ius profond , qu’ils ont détaché de la mer par dedigu es , fans que le reflux le fasse croître. Cette villea huit lieues de Gand, de Courtray & de Midel-

hes

r^/8 , & a trois de TEclufe, a deux cens soixante & huit

clw’ êc environ dix-huit mille maisons , six grands Mar-^ /,> plusieurs bâtimens publics, comme le Palais du Princeíi^parolois, le bourg de Bruges, la Cour de France, lestjij ç aux draps,& les Halles où son garde lesArchives.CeOn y trouve de plus rare, est le réservoir ou châteautoj^x. On y volt un cheval, qui par le moyen d’uned’ej, & tnìe de seaux, tire d’une profonde citerne autantj flssil en faut pour remplir tout ce qu’il y a de puitsl(ç. a ville, qui n’a ni fontaine ni riviere , le canal de laW] C 1 U * a àux & reflux , & qui fe hausse & fe baisse, ainsiÉ‘ e n a mer > rfétant qu’un ouvrage pratiqué par artifice,ì c- 5 ' e qui fait dire que cette ville est sondée sur le plomb,y 5 c 5 de la grande quantité de tuyaux & de canaux qu’ontS pour distribuer seau en divers endroits, & dans lesCotn^ ns * Sesruësibnt larges & droites;. Six des plus grandesí‘fin? etlCent a I2 place du Marché, & vont aboutir aux six1 Carí^ eS portes de la ville. L’Eglife de Notre-Dame esttti t a hedrále, & fut érigée en Evêché par le Pape Paul IV.

On y volt le Tombeau de Charles le Terriblebr 0 ' Cr Due de Bourgogne. Il est au milieu du Chœur, defa (-j)j e doré, couché fur un Mausolée de marbre ; & MarieJtUiej *^uaême fur un autre, avec force écussons de leursí-a pj a en émail, qui ornent tous les cotez de ces Monumens.a c auff â'Ouâemhourg ou du Château a été ainsi nomméee . que c’étoit autrefois l’ancien bourg par où dora-de a ville de Bruges,•& où étoit le Château des Comtes1 s fem re " On y voit encore présentement plusieurs cho-ylì 0v ar q Ua bles, f Eglise Collégiale de Saint Donat, dontspiritjcj? a i a dignité de Prévôt &de Président en la Cour,/ e de Saint Donat, qui est d'une grande autorité furlx quartiers de la ville, Sí celle de Chancelier here-

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ditaïre de Flandre, comme fordonna le Comte Robert deJérusalem. Cette Eglise est la plus belle de Bruges a préscelle de Notre-Dame. Elle a un Jubé au dehors duquel pa~roissent de grands Anges au naturel. La structure de fa tourest à remarquer, & encore plus la Maison de ville qui esttout proche, & bâtie à la moderne. Elle est estimée f un desplus superbes bâtimens de f Europe. Sa Cour est de formequarrée , environnée de quatre grands Corps de logis , undefquels soutient la haute tour de fhorloge, dont f escaliera trois cens quarante-trois marches. Elle enferme quantitéde cloches qui font un carrillon tres-mélodieux avant quela grosse sonne Fheure. On tient^toutes les semaines unMarché de toiles fous les arcades de cette Maison de Ville.Dans la même place , outre de grands magasins de lainesd'Espagne & d’Angleterre, desoyes, de coton, & autresmarchandises propres à faire des étofes, qui fe font de tou-tes les sortes & en quantité à Bruges, font deux grands Pa-lais , dont Fùn qui sert à plaider a fa façade enrichie de plu-sieurs figures, qui le font paraître fort ancien. Lautre queson eroit avoir été la demeure des Comtes de Flandre, &qui tient une face toute entiere de cette place , est considé-rable par la grandeur de ses bâtimens,& par la magnificencedes appartemens qui le composent, ornez de quantité depieces fort rares. II est bâti de grosses pierres de taille fa-çonnées & embellies de miniatures, enforte que toute cetteplace est environnée des plus beaux édifices de la ville. II ya deux portes qui la ferment. Peut-être que ce font les an-ciennes de Bruges,du temps que îe premier Comte de Flan-dre , nommé Lideric, fonda BEglile de Saint Donat. Celledes Jésuites est estimée la plus belle de la Province de Flan-dre. Le Tableau du Maître-Autel est une Résurrection &une Apparition de Nôtre-Seigneur à la Sainte Vierge. CeTableau est tres-bien fait, ainsi qu’un autre de médiocregrandeur j représentant Saint François Xavier, qui tâche deconvertir des Gentils. Ses Confessionnaux au nombre dehuit font tres-beaux, & d’une rare menuiserie. L’Eglife deSaint Jacques, & celles de Sainte Walpurge, de Sainte Anne,de Sainte Croix & de Saint Gilles font des plus notables. Lesautres Eglises les plus remarquables font celle des Domini-cains fondée en 1233. par la Princesse Jeanne Comtesse deFlandre 6e de Hainaut, F Abbaye de S. Barthelemi l’une desplus anciennes de Flandre, desservie par des Chanoines Ré-guliers de l’Ordre de Saint Augustin, & la magnifique Ab-baye de Sainte Marie des Dunes de l’Ordre de Cîteaux. II ya aussi un grand Convent de Chartreux, fondé l’an 1318. &la Maison de Sainte Anne ou des Religieuses Chartreuses. LeMartire de Sainte Ursule & de fes Compagnes est tres-bienpeint dans le Chœur de leur Eglise. II se fait tous les ansdans celle de Saint Basile une Procession folemnelle le jourde 1 Invention de Sainte Croix, en commémoration d’unepartie du Sang précieux de Nôtre-Seigneur qu’on y garde ,& qu’apporta le Comte de Flandre Thierri d’Alface, à sonretour de la Terre-Sainte , où il la reçut à Jérusalem deFoulques d’Anjou Roy de Jérusalem dont il avoit épousé lafille.'Un des avantages dont fe glorifie la ville de Bruges,c’est que Philippe , fils de l’Empereur Maximilien, & perede Charles-Quint y a pris naissance. On tient qu’elle futnommée autrefois F.mtm Menuru \ à cause d’un Templeconsacré à Mercure, du temps qu’on appelloit Gand FanumMartis. Cette ville est divisée en six quartiers ; fçavoir, deSaint Jean, de Saint Donat, de Notre-Dame, de S. Jacques,de Saisit Nicolas & des Carmélites. Sa Châtellenie étoit fortgrande, lorsqu’elle comprenoit la Terre-franche, qui s’é-tendoit depuis Bourbourg jufqu’en Zelande. Cette Terreque l’on appelle autrement le Franc de Bruges, renferme toutce qui est entre Nieuport & l’Iste de Cadfant. Philipped’Alface, Comte de Flandre, la démembra de la Châtelleniede Bruges, pour diminuer la puissance de cette ville qui luydonnoit de l’ombrage. Jeanne, fille de Baudouin, Empe-reur de Constantinople, permit aux habitans de cette Terrede ne reconnoître que le Tribunal du Conseil Souverainde la Province, & Philippe le Bon, par son Ordonnance de14361, voulut que le Franc de Bruges fit un Corps séparédans les Etats de la Flandre , à la charge que les Troupesqu’on y leveroit en temps de guerre, serviraient fous l’éten-dard de Bruges. Depuis ce temps-là, il a été convoqué auxAssemblées par les Lettres particulières du Conseil de laProvince. * Le P. Boussingaut, Voyage des Fays-Eas. Audif-fret, Geogr. Tome 2.

B LiUGES. Petite ville de France dans le Bearn, en LatinBruga. Elle est située à la source de la riviere de Neas,à trois

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