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Tome I. [A - D.]
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. four se rendre ensuite dans un Golfe qui gort'e le mêmenom de Girace. * Maty, D'â. de Holl. 1701.

BUCQUAN. Province d’Ecosse, bornée au Nord & à1 -O rient par l’Orean Calédonien ; au Midy par la Provincede Marris ; & à l’Occidentpar celle de Murray. C’est unedes plus considérables de f Ecosse Septentrionale, pour faâìtuation & pour fa fertilité. On y trouve grande quantité”de bœufs, & quelques-uns veulent qu’elle ait pris son nom<ìe là. La commodité du trafic la rend tres-peupîée. Soncommerce principal consiste en laines, & la communication-que ce commerce donne aux habitans leur apporte avec l’a-ibondance divers autres avantages. Cette Province se d ivisejen plusieurs Contrées, dónt la plus grande est celle de Buc-quan , où font les bourgs de Frascr-burg & de Peter-head,au dessus du Cap de Buchanness. Les autres font le Pays deGareosch, où est le bourg de Inner-ouri ; le Pays de Boyn,où font les petites villes de Bamff & de Cullen;le Territoired’jEnzy; les Contrées de Strath-yla, de Balveni, de Strath-awen & de Strath-dovern , & le Pays de Strath-bogie. Detous ces lieux il n’y a que les villes de Bamff & de Culen,&3 e bourg d’Inner-ouri qui ayent droit d’envoyer des Dépu-tez au Parlement- * Audiffret, Geogr. Tome 1.

BUCQUOY. B aurg des Pays Bas avec titre de Comté ,en Latin Bucq’toia. II est dans l’Artois fur les confins de laPicardie, à trois lieues de Bapaume vers le Couchant.*’* Maty, piâ.de Hollande 1701.

BUCRA EXTREMA. Les Latins appellent ainsi le Capde Bafcara^cbt ou de Sc d ami en Sicile. •

BUDA. VETUS. Nom Latin d’Alt-offen,ville de la BasseHongrie.

BU DAIS Plaine qui s’étcnl entre la bouche duNieper &celle du Danube, fune de celles qui font comprises entre leBadziaCK &TUk; aine,ce qui fairque ceux qui l’habitent fontappellezTartares du Ëudziack. CesTartares là font libres,&ne reconnoisscnt ni le Cham ni le Turc. Ils font beaucoupplus vaillans & plus aguerris que ceux de Crim, étant tousles jours dans 1 occasion. Ces Peuples ont pour habit unechemise de toile de coton , qui ne leur descend que demi-pied au deflous de la ceinture, un caleçon & des hauts-de-chausses de drap en étrier. Leurs armes font un sabre , unarc avec son carquois garni de dix-huit ou vingt flèches,& un couteau à leur ceinture. Ils portent un fusil afin depouvoir allumer du feu , une alêne & cinq ou six brasses decordelettes de cuir pour lier les prisonniers qu’ils peuventfaire en campagne. II n’y a que les plus aisez qui ayent descottes de maille. Les autres font fans armes défensives; maisfort adroits & tres-vaillans à cheval. Ils y font les jambescourbées , & en marchant au grand trot', ils ont une telleadresse, que quand leur cheval est hors d’haleine, ils fau-tent de dessus fur un autre qu’iís-merient à la main , afin demieux fuir s’ils font poursuivis. Ces chevaux qu’ils appel-lent Baquemans , font mal faits & laids, mais tres-bons pour3 a fatigue.Us ont le crin du col fort touffuLcpendant jusqu’à'~terre,& la queue de même. Ces Tartares ne sçivent ce queç’est que des moutons,& préfèrent la chairde cheval à touteautre. Cependant il faut qu’un cheval soit tout à fait horsd’état de rendre service, quand iìs fc refoívent à íe tuer.Comme iis sont divisez par dixaines lors qu’ils vont à laguerre, s’il fe trouve un de leurs chevaux dans la troupe quine puisse plus marcher, iìs fégorgent, & s’iis ont de la fari-ne ils y mêlent le sang avec la main, aprés quoyils le fontcuire dans un pot,ce qui est pour eux un mets des plus déli-cats. Pour la chair ils la coupent en quatre quartiers, & euprêtent trois à ceux de leurs camarades qui n’en ont point,neretenant qu’un seul quartier de derrière, qu’ils coupent pargrandes rouelles à fendrait le plus charnu , & épaisses feu-lement d’un à deux pouces. Us mettent ces rouelles fur ledos de leur cheval, qu’ils sellent ensuite par dessus, en lesanglant le plus fort qu’ils peuvent., Aprés avoir couru deuxou trois heures, iìs dessellent leur cheval dont ils recueil-lent f écume avec le doigt, & arrosent ces mêmes roiielles,afin qu’elles ne fe dessèchent pas trop. Cela fait ils les re-tournent de f autre côté , & aprés qu’ils ont couru de nou-veau deux ou trais heures, la chair est cuite à leur gré com-me si c’étoít une étuvée. Qjant aux autres endroits du quar-tier qui ne íê peuvent couper par grandes roiielles, ils lesfont bouillir avec un peu de sel, mais fans écumer le pot,persuadez que se serait ôter toute la faveur Le le meilleur sucde la viande. L’eauest toute leur boisson quand ils en ren-contrent;cari’eau même est quelque chose de rare poureux,A tout le long de l’Hiver ils ne boivent que de la neige son

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! cíuë. Ceux d’entr’ëux qui sont les plus accommodez,me les Mordus ,011 Gentilshommes, & autres qui ontjuméns,en boivent le lait, qui leur tient lieu de vin & t * c ^de-vie. La peau des chevaux leur sert à faire des bridf*»fouets & des cordelettes. Ils en couvrent aussi leurs le ’& ne portent point d’éperons, ce qui les oblige d’avoirfouets. Pour le pourceau ils n’en mangent non plus q ue jJuifs, & poussent si loin f horreur qu’als en ont, 9 ue£ so 0 uils pillent quelque village, ils enferment dans une g ra i!quelque autre lieu tout ee qu’ils en peuvent trouveiy*tent le feu aux quatre coins. c H

Ils ne font leurs marches qu’à fort petites jourf>é £ »règlent si bien leur temps,qu’ils puissent être de retour aV .que les glaces soient fondues. Us prennent leurs route 5des valons qui soient voisins l’un de l’autre , & cela P° ur u jcouvrir, & n’être point découverts pàr les Cosaques » jj,font aux écoutes en divers lieux, afin d’être informes .leur marche. La même raison les empêche de faire des tIe soir quand ils campent. Us envoyent devant battre , ftrade,& tâchent d’attraper quelque Cosaque, pour 3langue de leurs ennemis. Si-tôt qu’ils approchent de Uticre de quatre Ou cinq lieues, ils sont une alte dedeUtrois jours en un lieu choisi où ils puissent être à cstU zAlors ils sont prendre haleine à leur armée , qu’ils ch v *en trois. Les deux tiers sont destinez pour former anC °iL%& ils divisent encore l’autre tiers en deux. L’un de ces $corps s’avance fur la droite, l’autre fur la gauche, & ucette disposition ils entrent dans le Pays. Le corps d ar >va lentement avec les ailes, mais continuellement, ì a . síainsi que le jour, fans employer plus d’une heure à re P a >j|$les chevaux & fans faire aucun dommage, jusqu’à ce Q .soient entrez soixante ou quatre-vingt lieuës dans le 1 LQuand ils font fur la retraite, le corps de farinée V 3 ^jours le même train que le reste, & alors le General de ta ^les ailes qui couvrent chacune de leur côté, jusqu’à c: iOH^six lieuës loin de leur corps. Chaque aile qui peut etf* ^huit à dix mille hommes, sc divise de nouveau endouze troupes,chacune de cinq à six cens Tartares,q ul ^dans les villages,& les assiègent en faisant quatre c£5 T,jt,garde tout à "f entour, avec de grands feux touteahn qu’aucun Paysan ne leur échape. Us pillent & bru ^tuant tous ceux qui osent leur résister, & prenant ceì f?J%ìfe rendent, hommes,sommes,enfans à la rnammeiíe,bess ^chevaux, bœufs, vaches,chèvres & autres animaux-.'reviennent jamais par où ils sont entrez ; au contraire J** mécartent, & font une efpece de ronde, pour mieux eVl olI ['rencontre de leurs ennemis. Aprés avoir fait diverse 5ses ils rentrent dans les campagnes désertés de la faon 11qui ont trente à quarante lieuës d’étenduë, & là fe v yjef-en feureté , iis se reposent cinq ou six jours, pendaibj^quels ils partagent leur butin. Quand les Tartares son 1 ^des courses dans la Pologne, ils ne sont ordinairement^dix à vingt mille, à cause qu’un plus grand nombre lf 5découvrir trop tôt. Etant arrivez à vingt ou trente ^ eUla frontière, ils séparent leur armée en dix ou douzepes, chacune de mille chevaux, & en envoyent laqui sont cinq ou six bandes à la droite, éloignées I e5 m,des autres d’une lieuë & demie,& f autre moitié à laà une pareille distance, ce qui fait un front de dix 0 ,lieuës avec des coureurs qui vont devant prendre ’ 3 L]!Ces Tartares entrant en cet ordre dans la frontière,entre deux fleuves, & vont toujours au dessus des ^des rivières, & par le plus haut Pays, où ils n’entr cn ^plus avant que de six à dix lieues. Us ne s’y arrêtent q uejours, pillant & ravageant tout, & chacun s’en }í cl

son quartier. 11 y a ordinairement huit à dix mille 3^dans ces plaines du Budziacx, Us font séparez en rrojss ^mille chacune, éloignées les unes des autres.de dix 3 pdlieuës pour faire quelque butin & ne fe point nui^’ ^0Cosaques qui veulent passer ces plaines, vont en 3 1

c’efl^-dire, qu’ils marchent au milieu de leurs ch ar ^dont ils mettent huit ou dix de front, & autant fu{riere. Us font au milieu avec des fusils, des demi-p^so jtf'des faulx emmanchées de long. Les mieux montez lon.fitour de leurs tabors,avec des sentinelles avancées d’ç^ fa'de lieuë, à la tête, à la queuë, & fur chaque aile. S 1 -tares découvrent les Cofaqups les premiers, ils inarl j’jissrarement à les battre. Ces campagnes sont couverte 5 “ yo 1 *bes épaisses de deux pieds de haut, qui empêche^ 1 Ljtf sne puisse les reconnoître à la piste. Us fe séparent en Afoi ,[ítroupes de dix chevaux, & marchent au grand tioi’fi