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w !eu . x ^ es P^ us remarquables qu’on y trouve font Yenne,’ £ ' oisse y ’ Baronnie proche du Rhône ; Château-Sai ’,ê arc ? nn ^ e '> la Val de Crene ; Montbel, Comté prés denJGenis ; Gerbais ; Saint Genis,& le Pont de Beauvoisin,.u'f-ede Savoye & moitié de Dauphine. * Davity, B iigty.
qjj '-'GlE. Province du Royaume de Tremeçen en Afri-p e j ei ? Latin Bugiâ. Elle a au Couchant celle d'Alger à] a ç r °it de la ville de Tenez ; au Levant celle d’Asrique , à& 0nil '. e c de Col; au Septentrion la mer Mediterranée ;niis Mic! y taNumidieou la Getulie. Quelques-uns ontAut c ^ Contrée au Royaume de Tunis;mais les meilleursç etl eurs . la placent, suivant Ptolemée en celuy de Treme-B est la Mauritanie Césarienne. C’étoit autrefois unbl|p ailt "e. Les Goths s’étant emparez de la Barbarie, éta-siégé de leur Empire à Bugie, vers la décadencede s c U y de Rome, & ils en furent chassez par Abny Royd Q x. ara Lns l’an 76a. Cent ansaprés Joseph,premier RoyB Ue - aroc , ayant conquis 1 le Royaume & le Château de^ ^ âonna â Flueha-Urmeni, descendant des Saralîns,
Aps-Royaume devint tributaire ensuite des«Rois de Tunis,de Y Ce ^ a il fut réduit en Province, & fit partie de celuyre tl( j re ? le Çe n ,jusqu'à ce qu"A bu Ferez Roy de Tunis ayantde s« U £ ta t à Tremeçen tributaire, laissa dans Bugie un^oir S a PP e Hé Abdulazis, avec le titre de Roy. L aîné,iHq,.! 1 nor nmoit Hutmen,eut la Couronne de Tunis aprés lafr ere pere,•& son régné dura quarante ans. Amarfonaîi^ qui eut la Province de Zeb , se souleva contre sonít Par] B eaucou P de villeSjappuyé par lesNumides
te j « - Arabes ; mais enfin il fut défait & pris par son sre-nià jj Juy donna le choix de perdre la vie ou la vûë. Com-baflj choiíït le dernier, Hutmen le fit aveugler avec unster e cuivre ardent. Abdulazis, qui étoit le troisièmeíe §ne ^da le Royaume de Bugie, où luy & ses descendansC' e B r , etlt b jusqu’à f entreprise de Dom Pedro de Navarre.
que cette Province a repris le nom dedloyaume,de { 0 c d Q « été annexée au Royaume de Tunis. Ce ne fontsoij ta j s c dtez que montagnes escarpées,où naissent plusieursBe re ^ es > & où il y a diverses habitations d’Azuagues & dépch es eres st>rt vaillans, qui se piquent de noblesse. Ils font
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gros & en menu bétail, & ont quantité d’Arque-
c 'le a , gens de cheval. Ces montagnes font d’un si distilibe rt ^ Cí j? > ssue la plupart des Peuples se maintiennent enle S o.» Ens se soucier de la puissance des Rois. II y a dansgUes lne . s de grandes Communautez d’Arabes & $Azua-to Usà^ 1 er rent par les campàgnes sous des tentes,S? Vivent
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e$ à p m dme forte. Ils font braves, & ont quantitéib , >, quoy que la plupart ne soient que faiseu
d’ar-faiseurs de
0,5 tjuv ici «. iìc. luicui tjta lauvuj 2 viw
orp e 'y styes ou tapis à la Moresque. Ils vivent de farine
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^Utg p de f hair, de noix & de figues,qu’ils font sécher pour’fUejq ânn ée. Us ont des mines de fer, & ils le mettent ent t]o IJ j* o es endroits par petites pieces qui leur fervent det Ve ch ils ont aussi de la monnoye d’or & d’argent,‘es. p^coup de lin & de chanvre, dont ils font leurs tonëu erre Ont robustes, & s’entrefont presque incessamment la^ V ^ S Moissonnent beaucoup de bled dans les plaines,b Ca ex ,internent jaloux de leurs femmes, qui ont un air^Pùal te " Ecs villes de ce Pays font Bugie, qui en est la^ec a ^ > Gigeri , Miciie., Migana, Tezteza, Zamora &C j ‘ Les montagnes’ s’étendent le long de la côte f espace«luette lieues, & n’en ont que dix de large, & qucl-,das S ^° uze * Elles font toutes des dépendances du petitôpale’pP e uplées.dùine Nation fort belliqueuse. Les prin-L a .? nt Beni-Jubar, la Abez &: Auraz.
Pliis d e 1 - ^0 Rugie est grande, & avoit dans fa splendeur] Vin S t "ùl!e maisons habitées. Les Romains font bâ-® tre nte a ,P en ^ e d’une gránde montagne qui regarde la mer ,E Gig e . leu ^ s d'Algér en tirant vers le Levant, & à douzeEll e ét 0 - ri ,c \ e ^utre côté à la hauteur de Dence ou Dunie.MUf e s iI: , c <finte de bonnes murailles fort hautes, lors que leJ tUi na Chlsma tique de Carvan , appelle Caim f assujettit &c ôte e ° Elle s’est repeuplée depuis, & elle est fur
ob eli e aux 3 s’étendant de là jusqu’au haut de la montagneIe fcstie a u P e Forteresse bien fermée , & des Palais à la Mo-?éu autr^r^i^Ol"^ forts que beaux. Du côté de la mer, il yO a ti es ^o Château avec trois tours. Les maisons font bienp , es ru ës assez bien faites, si ce n’est qsselles vont enS^ées* p o" le cours de la montagne. II y a plusieurs Mof-6S Oornrn C ^ es 5 Cloîtres, Auberges & Flôpitaux. Les Ara-c ’est f 01 cettc ville Bigeya ou Btigeya. Les uns croyente Thabraça, & d"autres 1 ’lgilgilis , l’Vz>iub, ou le
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Saldé de Ptolemée, qui luy donne 22. degrez de longitude,& 32. degrez & 30. minutes de latitude. Elle est environnéede vergers, principalement vers le Levant, & plus loin cefont des forets épaisses, où il y a grand nombre de singes &de lions. Quoyque le Pays rapporte fort peu de bled , leshabitans ne laissent pas dc vivre à leur aise à cause du com-merce de f Europe. Cornue Abdulazis qssils ont eu pourRoy étoit un Prince fort doux, qui entretenoit amitié avectout le monde, ils ont vécu tres-long-temps en paix ; maisenfin le désir de s’enrichir leur ayant fait armer des flûtespour courir les côtes de la Chrétienté, le Roy Ferdinandne pouvaat souffrir les maux qu'ils caufoient, envoya con-tre eux Dom Pedro de Navarre, Hui en 1510. partit poufvenir attaquer Bugie avec quatorze grands vaisseaux char-gez de troupes. Les habitans ne f eurent pas plutôt apperçû*que lans f attendre ils s'enfuirent dans les montagnes, quoyqu'il y eût dans la ville plus de huit mille hommes capablesde la défendre. Ils s’imaginoient qu’aprés que Dom Pedrol’auroit pillée, il se retireroit aussi-tôt ; mais il y fit bâtir.unChâteau fur la côte, à f endroit où il y a une bonne rade, &mit garnison dans f ancien qui étoit fur le bord de la meriComme il étoit là avec quinze mille combattans qui forti-sioientla Place, un Roy Maure, neveu de celuy qui savoirabandonnée j & qui abusant du gouvernement que ce ne-veu luy avoit confié, pendant qu’il étoit allé recevoir lescontributions de quelques villages révoltez, f avoit fait ar -rêter à son retour pour mettre sa couronne sur sa tête , serendit à Bugie le jour de Pâques. Cet oncle cruel avoit plusfait. II luy avoit fait passer un bassin de cuivre ardept fur lesyeux, & ce Prince étoit demeuré prisonnier jusqua la ve-nue du Comte Pedro de Navarre. Alors comme chacun sesauvoit, on luy ouvrit sa prison, & il s'enfuit dans les mon-tagnes , d'où il revint quelques jours aprés avec huit ou dixchevaux, & autant d’hommes à pied , accompagné d'unjeune Cheque j qui étoit de ses amis. II portoit un étendardblanc pour fa seureté, & fut fort bien reçu par le Comte,qui ayant été instruit de son avanture, le mit entre les mainsdes Chirurgiens de fa ilote, qui luy coupèrent la chair despaupières, que f ardeur du feu avoit collée fur ses yeux.Le Roy Maure, en reconnojffance de ce bienfait, s'offrit àluy servir de guide jusqu’au lieu, où son oncle & les habitansétoient cachez entre des montagnes, à sept lieues de là. Onles surprit,&f on en tua plusieursssans ceux qsson sit prison-niers. Le butin fut grand. On leur prit neuf cens chameaux,autant de vaches, quantité de chevaux, de mulets, de mou-tons & de brebis, beaucoup d’or, d’argent L d'étoffes defoye, avec tout f équipage de f Usurpateur, & ses pierre-ries. Ce fut ainsi que Bugie passa fous la domination desRois de Castille. Elle y demeura pendant quarante-cinqans, & cinq cens soldats qu’ils y tenoient en garnison danstrois Forteresses, saisissent quelquefois des courses dans léPays > Sc emmenoient des troupeaux & des esclaves. Bar-berouffe voyant combien cette ville apportoit d’obstacles àses conquêtes , & le Roy Usurpateur de Bugie, que lesEspagnols avoient dépossédé, joignant ces instances à cesconsidérations, résolut à f assiéger Fan 1512. U vint avecdouze galères remplies de Soldats,& trois mille Mauresquece Roy avoit amenez des montagnes ; mais aprés Lavoir ca-rtonnée huit jours,cç Corsaire qui avoit reçû une blessureau bras gauche , s’en retourna à Tunis, & le Roy se retiradans les montagnes. Cependant Barberousse voulant éfacerfa honte, revint à la charge en 15 14. 11 s’empara du premierChâteau par la chute de la tour que les coups de canon aba-tirent, & força la garnison de se retirer du côté de la villesAinsi il l^aûroit réduite à capituler, si Martin Reuteria n’eûtamené du secours auxassiégez dans cinq vaisseaux, montezd’un grand nombre de gens de guerre, qui obligèrent Bar-, berousse à se retirer du côté de Gigeri. L’Empereur Char-les-Quint à qui la conservation de cette Place parut d’uneextrême conséquence pour mettre Alger à la raison , sicbâtir sur la montagne un Château qui commandoit à la ville;mais toutes ces précautions n’cmpêcherent point que fanI55J. Salharraës Gouverneur d’Alger ne vint l’assieger parterre avec plus de quarante mille hommes, parmi lesquelsil y avoit dix mille Mousquetaires Sc Albalêtriers ; & pafmer avec vingt-deux flûtes ou galères. Aprés s’être saisi duChâteau Impérial que les Espagnols abandonnèrent, parcequ’ils ne s’y pouvoient pas bien défendre, il attaqua celuyde la mer, où étoient feulement quarante Soldats, & l’ayantbattu pendant cinq jours, il le prit d assaut. II mit ensuite le\ liege devant le grandChâtcau,où k Commandant Dom Aloníé1 • I i i iij