Band 
Tome I. [A - D.]
Seite
439
JPEG-Download
 

/

B U L

B U N

]ç ° n ade la peine à distinguer la tisseure de Fotivràge. II?. r pendent par derrière jui'qu’à la ceinture, & ces femmesouchent fort rarement depuis qií’elles les ont agencez des e te f° rte * Leurs chemises font auííi brodées de fil de dif-*te, couleurs. Terbellis Chef des Bulgares ordonnaÏ'A * quelqu’un vouloir accuser un autre, on n écoutât pasH ^ufateuren jugement avant qu’on fût informé du fait,ê'ost convaincu de n’avoir pas dit la vérité, on leáamnoit à la mort. Ce Chef étoit fi ennemi des trom-5l^ rs &des larrons, qu’il défendit de leur fournir aucuns

439

q r . ens y& voulut que lesbiens de ceux qui contrevien-j- 0r ^ ent à cette loy fussent confisquez , & que le larron fûtfut une roue. Il commanda que l’on arrachât les^ ' êt fit d’expreffes défenses de donner Faumône, asin(W ^àactw cherchât à gagner fa vie. Les Bulgares font^ n vr V ^ S ?-rfonnes qui portent quelques marques d’u-fo. . n< r e distinguée. On les figure ordinairement barba-tt) 0 - Iîlais ils ont plus de douceur que les Serviens,& sententdv . e sauvage. Ils font braves & vaillans, &fort capablesv oi / ,ter du trouble, soit en leur Pays,soit dans les Contréesle$ ’ rna * s on les a tourmentez de tëlle forte, que les fil-s 0nt rt l es des plus considérables familles de leur Nationv ^ 0Ur ^huy mariées à des Bouviers ou Bergers, tantritZ peu de cas de la Noblesse. Ils ont pour leur nour-gU e ^ la chair, le lait, & le fromage de leurs bêtes. La LanI-a d § a ' re du .Pays est FEfclavonne.peu tíu l&arie a eu autrefois des Rois , dont plusieurs fonte^nus. On fçait pourtant que Je Pape Innocent III.

f? Cardinal Léon en ce Royaume où il couronna leti e •/q l°'Jean' en 1104. Ces Peuples reçurent la Foy par-Pa rt - 066. par les foins de Paul, Evêque de Populanie , &l_e S û Y er s Fan 970. & ils suivirent ie schisme des Grecs.

S de Hongrie dans la fuite des temps mirent ce Ro-í^in ^ 0US l eur domination , & y laissèrent toûjours un^.particulier. Marc Crajovifch étoit élevé à cette di

iWf lou ? I e règne de Jean Paieologue, Empereur de Con-Par ]' n °Pl e ) contre lequel conspirèrent la plupart des Grecs

ce t ^ a Ppuy que ce Prince leur donna Ce fut ce qui obligeaà Cq. ^Pereur d’implorer l’affistance de Morid ou Amurath,

». .>"> Cftt»_ r. _«>._ í: _j _ _ , . . .

guerre fournit 1 o cession de conquérir le preh Plus fortes places de la Thrace, de la IVÍacedoine, deìovi f 78 ie &de F Albanie. II défit en particulier Marc Cra-de Ce ç’ qui fut tué dans un autre combat par Bajizet, filsHem e ^àan. Les Bulgares qui avoient été vaincus ancien->îiain s ri pPa r Marcus Licinius Crassus qui les soumit aux Ro-I ) t're l A urent entierement assujettis par les Turcs fous FEm-O^t,. 1 ^uaurath II. Ils font accablez de diverses charges.fo Urn . cs Impositions ordinaires, ils font obligez de leurfon t r to ns les trois mois de dix hommes Fun, & lorfqu’ilsCria b f 11 ? a flèmblez on les mene en divers Pays où k Turctiis af) oin pour la guerre. Ils ont encore le dur tribut desde c j n S 5 dont ils font contraints de donner auííi de dix FunPar pJï cinq ans, & lorsque le choix est fait, on les menediffg 5 an<a es troupes à Constantinople où ils font instruits endan s J ««dees en renonçant au Christianisme. On voittyie Bulgarie force Chrétiens qui suivent FEglifeGrec-Vir 0 5 n , trente fois autant que de Turcs. On y compte en-ípir ilu ° UZe mille Catholiques Romains fous la Jurifdíctiondeç e “ £ dedeux Evêques Latins qui font ceux de FííTo &NussT 03 » q«i fe tiennent en la partie de la Bulgarie lac be ( jçÇ ì tentr jcnal e ,8í proche du Danube. II y a un Patriar-^ran^^Jgarie, qui tient toûjours quelqu’un à la Cour du^ trib^ ei ê neur pour y conduire les assures; mais il paye%^ Ut , Con siderable. * Davity , Bulgarie. Hifi. & Defir. du‘ r .J de Hongrie , lv. A- 1688.

de la Contrée d u Nord Jut-

i\Ur e de Hongrie , fv. 4-1688-a^J-GRAYlA. Nom Latine

£tpíî inemarcK ' ^ue ceux du Pays appellent Venftjsd.^ c ienr, 1 '”" ^'viere de Grece, que les Latins nommoientd!e j rr ‘ e ? ent Heraclw fluvim. Elle coule dans la Livadie où)P r ds q° e v 'd e de Bulis quiluy communique son nom,e de fe jette dans le Golfe de Lepante,à trois"Ipropiti vers le Levant. * Maty, Hicx. de Hollande

s'^ a ?e'd E ORN. Fontaine de Westphalie, proche du^denbecK, dans la forêt deTeuteberg. Ses eauxle Uë ° n 5 ante s ; mais leur cours ne s’ctend pas plus d’uneÎ 4 r e> ’quoy elles fe précipitent dans des abîmes fousle te q - c 9 ui Fa rendue fa meule est une chose fort fingu-? v oir q 1 , w Ct ^ observée pendant plusieurs siécles. Apres^ e Ure s a e environ une heure, elle cvíToit pendant trois* ’ recommençoit ensuite à couler, puis elle retenoit

j encore fes eaux pour les répandre comme'aup3ravant ) & con-tinuoit de cette forte par une vicissitude surprenante ; maisdont les temps n’étoient pas toûjours reglez. LesProtestansétant entrez l’an 1630 dans le Diocèse de Paderborn , cettefontaine qui jettoit fes eaux íï abondamment qu’elies fai-foient tourner les moulins d’une forge, tarit tout à coup, &cessa entierement de couler jafqu’en 1638. qu’eîle repritson premier cours aprés que les ennemis furent sortis duPays. On aíïeure que depuis ce temps-là elle ne coule pluspar intervales; mais qu’elle donne des eaux continuellementcomme font les autres sources * MommentaTaierbornenfì.t.

BÚLLLS. Ville de France dans le Beauvaisis. Elle est as-sez ancienne , & située fur la rivière de Brefche , à quatrelie'rè'sde Beauvais, & à douze de Clermont. Son Tcr ùtoircproduit quantité de tres bons lins, dont les Fîamans & ceuxdu Hainaut tissent leurs bel es toiles de H >1 ande, Baptiste& Cambray. * D ivity-, Duché' de Valois.

Les Latins appellent cette ville Bulkutn , & donnent cimême nom à Bedt, bourg ou village d’Angleterre.

BULLET. Bourg de Suisse dans k Canton de Bern , enLatin Bulletum. On le prend pour Fancienne Ab’olka , villedes H Ivetiens. Ce bourg est situé dans le Pays de Vau d, àdeux lieues d’Yverdun vers 1 e Couchant Septentrional.*Maty, Dift. de H)IU I70I.

BULLOCHES. Peuples d’Àsie que Jarric appelle Bollo-ques. Ils font dans les Etats du Mogol, se leur Pays confineci’un côté au Royaume de Multan , & d’un autre aux T er-res qui font habitées par les Put tans. Leur ville capitale estBucKara. On trouve ensuite celle de Succara, & aprés avoirpassé de grandes forêts qui durent trois journées enticres, onarrive à ia ville de Gorra» II y a de là cinq lieues jafqu’àcelle deNorry , qui est la derniere de ce Pays d u côté desPuttans. Quelques-uns croyent que c’est celle qu’Auanie,au rapport du Persan Aviadat, appelle Negmot, ou les Put-tans vont aprés avoir passé leurs montagnes. Les Bullochesfont forts & grands comme des Geans, d’une conversationdouce ; mais opiniâtres, & fe nourrissent de chair humaine.Burchar dit qu’íls font Corsaires par mer , & Voleurs parterre. • Ils s’addonnent fort à l’agriculture, & font adora-teurs du Soleil, à la réserve des habitans de Succara qui sui-vent la Rel gion de Mahomet * Davity, Pays des Bullochss.

BULLOITES. Peuples d’Asie dans les Etats d u Mogol.Robert Covert Anglois qui les nomme aussi Pythagoriciens ,leur donne pour bornes d’un côté la ríviere d’Andere quiles sépare du Pays du Can de Camouve , & de sature la ri-vière de Tamlno ou de Tamlico, par laquelle ils font divi-sez des Indostans ou du Royaume d’Agra. Leurs villes fontGorra, Sandaye, Erafmie, Zmgreene, Barrandon, Tranado,Zaioberdée & Haudée. On trouve en ce Pays là quantitéde laines semblables à celles d’Efpagne, à cause qu’il s’ynourrit une infinité de troupeaux de brebis. On fe sert decette laine pour faire des rubans que les Turcs mettent au-tour de leurs bonnets. On en fait aussi des étoffes de grand& de médiocre prix. Les forêts du même Pays font pleinesd’élephans,de lions, de tigres, de singes, &rautres animauxsemblables. On y trouve aussi force hôtelleries, où font lo-gez & nourris les chevaux & les chameaux , sins qu’il encoûte rien à leurs maîtres. Les Bulloites surent autrefois in-fâmes & traîtres, & l’on tient qu’ils font mourir encore au-jourd’huy les femmes aprés k décès de leurs maris, suivantleur ancienne coutume. Si quelques-unes refusent de fe sou-mettre à cette barbare Loy, elles font obligées de fe couperles cheveux , & de s’habiiler de noir, & c’est pour elles unesi grande infamie,que lorsqu’elles viennent à tomber mala-des, elles ne trouvent personne qui les veuille secourir;Celles qui ont assez de courage pour souffrir le feu , vontavec des tambours, des flûtes, & autres Instrumens de Musi-que , au lieu où elles doivent être brûlées. On y plante unmorceau de bois en terre , & l’on creuse une fosse en leurprefence. D ms 1 e temps qu’on les attache à ce bois, leursamis & leurs plus proches parens invoquent leurs Dieux enfe mettant à genoux. On met de petits sacs de poudre à ca-non en certains endroits du corps de ces malheureuses, &par ce moyen le feu les étouffe sitôt qu’il est allumé. * Da-vity , Pays des Bulloites. G

BUNGO ou Bungunt. Iste du Japon, avec une ville de cemême nom située fur 1 a côte Orientale prés d’un Golfe,entre ffuney qu’elle a au Septentrion, & ufuqui au Midy.Ces Insulaires diffèrent en habits & en langage du reste dela Nation. Le bonnet des hommes est retroussé du côté gau-che avec une legere étoffe, qui retombe fur l’épauk droite*