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Tome I. [A - D.]
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1213. & Pétrarque parle de luy dans son Triòmphe d’À*-mour.

CABILO & Cabilomm. Noms Latins de là ville de cbáions-fur-Saône,

CABIN. Riviere de France en Gascogne. Elle arrose l’Ar-chiprêtré de Theursan, l’un des six de l’Evêché d’Aire,& vase rendre dans la riviere de Guy prés d’un grand bois, quiappartient à f Abbaye de Pontaut. * Atlas.

CABIRES. Ville ancienne dont Plutarque fàit mentiondans la vie de Lucullus. II dit dans la même Vie que laProvince des Cabeires étoit peu éloignée de l'Arrnenie.Ainsi il semble qu’elle étoit dans la Cappadoce, & il fuioitpasser le fleuve Lycus, pour venir de là harceler les Ro-mains qui aísiegeoient lâ ville d’Amifus, comme fit Mithri-date. Etienne de Vrb'tbm parle de la ville de Ctbeiria , qu’ilplace dans FA fie Inférieure. * Le Pcre Lubin, Tables Géo-graphiques.

CABIROLE. Montagne des Pyrénées, nommée en La-tin Cabiroliìs Mons. Elle est fur les confins du Comté de Foix,de celuy de Cerdagne Sc du Conferans. * Maty , Ditt. deìloll. 1701.

CABLAN. Ville d’Asie dans la Prefqu’Iste de lînde de-là le Gange,en Latin c ablanum. Elle est située fur la rivierede Menant, entre les villes d’Ava & de Transiane. Cablanest capitale d’un Royaume qui dépend du Roy d’Ava. *Maty, D:ïï. de Holl. 17OÏ.

CABO. Royaume du Pays des Negres eh Afrique. IIs’étend le long du fleuve Rio-grande du côté du Sud, & ondit qu’il s’y trouve des mines fort riches.

CABO-CEIRA. Péninsule attachée au Continent del’Afrique par une étroite langue de terre, que les flots dontelle est battue des deux cotez, inondent pendant le flux dela mer. Ils se retirent au reflus & elle devient guéabie. CettePéninsule est vis-à-vis & à un mille de l’ifle de S; George.C’est de-làqu’on porte à celle de Mozambique qui en,estproche, grand nombre dé fruits que produit la terre-fer-me, auffi-bien que quelques raisins Sc figues d’Espagne;maisparticulièrement une grande quantité d’aííèz bonne eau,quimanque à la Mozambique, où il n’y en a point d’autre quecelle de pluye , que l’on conserve dans des citernes. * Am-bajfadede Dom Gantas de Sylva Figueroa. De la Croix, Relationde la Base Ethiopie.

CABO CURÇO. Cap d’Afrique ,qui a donné son nomà la Place la plus considérable du Royaume de Fez. CettePlace qui est tout proche du Cap , n’est qu’à deux lieuës duvillage de la Mine. Les habitans de Cabo-Curço font grandsPescheurs, Sc fournissent de poisson ceux de Commendó ,de la Mine , Sc la plus grande partie de leurs voisins. Ilsprennent de l’or& des denrées en échange. Á une lieuë qeCabo-Curço vers le Levant, tout contre le village de Mouré ,est le Fort de Nassau, bâti par l’ordre des Etats Généraux ,& livré ensuite à la Compagnie des Indes Occidentales. CeFort est situé fur une roche, & flanqué de quatre bastionsrevêtus. La mer en lave le pied, Sc le village de Mouré , quicontient prés de deux cens cases ,1’environne de tous cotez,à la réservé de celuy de la mer. II releve du Roy d’Acanis-Petit, ainsi que le> village d’Icom, qui n’en est éloigné qued’un quart de lieuë fur le bord de la mer à l’OLiest. Avantque les Hollandois fussent maîtres du Château de la Mine ,on n’ofoit fortifier ce Fort de Nassau.Les remparts n ltoientque des bastions de terre, où il y avoir à refaire quelquechose toutes les années. On en ufoit de la forte pour se mé-nager avec les Portugais & les Negres ; mais lorsque lesHollandois se furent saisis de ce Château,ils ne s’attaeherentplus àgarder tant de mesures, parce qu’iîs n’avoient plusqu’un ennemi à combattre. Ainsi ils songèrent à mettrele Fort de Nassau en état de se défendre contre les Negres.Us y firent de nouvelles fortifications, & on raccommodales vieilles. On augmenta la garnison, & outre les SoldatsEuropéens,on y mit cinquante Negres d’une fidelíté'éprou-vée. Comme on peut compter fur leur courage , il ne lêroitpas aisé de se rendre maître dé cette Place. * De la Croix,Relat. de l’Afrique, Tome 3. Villault, R elat. des côtes d’Afrique.

CABO DE AQUER Place d’Afrique dans la Provincede Hea , l’une de celles du Royaume de Maroc , en LatinCaput Aqtianm. Elle est entre Meza &Trefana,au pied dugrand Atlas, avec un Port fur la mer Atlantique. Les Por-tugais s’y fortifièrent en 1505. & oq l’appelloit alors Santa-Cruz,. Les Maures qui les en ont chassez il y a déjà long tempsla nomment D.inumia.

ÇABO DE ENGANO. Nom que les Espagnols don-

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nent à un Promontoire de la partie Orientale de l’ss- sspagnole. Ces mots veulent dire cap de Tromperie. U est e íl .ron à cent cinquante mille pas de la ville de Saint Dmingue. . ' . A

CABO DE RUYPIREZ. Cap d’Afrique qui se trou* ,au dix-huitiéme degré. Au Midy de ce Cap la côte estl^ u& va prés de trente milles du Nord-Oiiest au Nord. P° . Jsuivant vers le Sud , fous le dix-neuviéme degré trentemutes,, on trouve un Golfe que les Portugais noww .Praia dax Ncves, ou Golfo Pno. Le Paysd’alentour est re ?’Ld’arbres, Sc le rivage de dunes. La Baye ou le Port deAmbroise est fous le vingt & unième degré, & la cotelenteur est sablonneuse. On volt ensuite le B aixo d’A ntt>n ! vViava ou de Cafado , que les Flamans nomment en ! eur ,ss c ;gue, VEcueil des Mouettes , à cause du grand nombre d .oiseaux qui s’y tiennent. 11 est prés des confins du R 0 ! #me deMaraman, à plus de cent lieuës de Cabo-Neg r0,De la Croix, liv 4. c 1,

CABO DE SAN FRANCISCÔ. Cap d’Asriquestu^côte Méridionale des Cafres, en Latin Promontorittm $Francifá. U est au Levant du Cap de Bonne- Espérance,tre la Baye de Formosa Sc celle de Lagoa. ,,,,

, CABO DE TRES FORÇAS ou Cap des trois F****,Place d’AFrique dans la Province de Garet, que qUy^ ^uns prennent pour la ville de Metagonitis de PtoIewee>pour le Cap Metagonium de Strabon , & d’autres pont „cienne ville de Sejtidrâ . Cette Place s’avance dans E 11,6assez prés de fa pointe du côté de i’Orient, font trois p e ‘ t J,Ifles, qui par la maniéré dont elles font situées, sorw^figure d’un triangle. * De la Croix, Hift. d’Afrique I ott#CABO F A L S O. Cap situé à sept lieuës de ce jq 0 juBonne EfperancevOn l’appelle Cabofalfi, parce que d £ „il paroît s’avancer dans la mer à peu prés de la mêmeque l’autre, quoy qu’il ne soit pas íi haut. * MandeiWvdes Indes •, li 3.

Les François rappellent Cap-faux. Voyez. Cap-Fai#;CABO FORMOSO. Pointe d'Afrique form êe Jyl’extrêmité Orientale du Royaume d’Omvetre. Ce n0 o e oii>a été donné par les Portugais. Depuis la riviere ô e . u£ j tjùsqu’à ce Cap,qui est à 4. degrez 8. minutes deSeptentrionale, la côte est íi basse , qu’encore qtssss j}couverte d’arbres, on ne la sçauroit plus voir dés qu 0en pleine mer à la hauteur de vingt-cinq brades. A u ss,jj 1

chant du même Cap, est une petite riviere prés de M, $

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on a bâti le village He Sangtna. A main gauche au a $

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l’embouchûre de cette riviere, il y a unparoît quand l’eau est basse. Entre Cabo Pormofooù la riviere de Calbarie , qui est à vingt cinq liët> eSPromontoire vers le Levant, il y a sept autres petite* ^res, dont tout le Pays est entrecoupé. La premiere e piNon , à une petite lieuë du Cap. La seconde est Rio Od j* ^en est à íìx lieuës,& à 4. degrez 10. minutes de lannm e j.]Jembouchûre est fort Iarge.Les noms de ia troisième -^ , { ||e*quatrième ne font point connus. On sçait seulement Asont de la même grandeur que les deux premieres, ^ r Jíéloignées l’une de 1 autre. La cinquième porte leSaint Nicolas. La sixième s’appelle Rio de tres lrw inS A 0 t^septième Rio Sambrem. Cette derniere remonte vers le p#Oiiest. L’embouchûre de toutes ces rivières étant ° CL Já

par des bancs de fables,elles ne font navigables que p 0 e(1 d

esquifs, & seulement pendant la belle saison , qui

Pays-là depuis Novembre jusqu’en Avril. Quatre ée^Jfvieres font marquées dans quelques Cartes fous les n °^,ssRio de Lempto , Rio de Tilano , Rio de S..nta Barbara ,6cR í0Bartholoméo. * De la Croix , Reiat. de l’Afrqae , Tome Z-, 0$CABO MISERADO. Cap d’Afrique, à dix-hu-^,ou environ de Cabo Monte. C est une montagne f° rt b) ^principalement du côté du Nord. Ce Cap a reçu ce 11 |> e jiiiPortugais, où parce qu’il est environné de roches ^° úí u<fqui feroíent périr un navire s’il en approchoit, plus p f Fde demi-lieuë, où parce que les François, qui yrrefois maílacrez, crioien t miséricorde. La petite rlV 'jjsí>‘j tDuro, appellée ainlì parce que les habitans de ce ÌR 11 ’*cruels, environne ce Cap, A sc jette dans lam er í $Oiiest, que ce même Cap regarde. Elle ne porte 4canots. Les François ayant mouillé à demi-lieuë d eí ]}C \f' 11 666. à l’embouchûre de cette riviere, pour faitetratìc,les Maures ou Negres qui étoient venus à bss b/dresserc-nt une loge au bord de la mer.1I ne parodlss^^case à l’entour,!es moins éloignez étant à demi-lieue Atbois. Leur Capitaine étoit astis fous un arbre, Si