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Tome I. [A - D.]
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CAP

x]on lln2e degrez & demi, éh entrant dans celle de Genii, qùin( ^le sien au Paysque nous appelions aujourd’huy Gui-Vois ^ es habitansdu Cap Vert ont cet avantage fur leursw .j ns que la Jiistice y est mieux rendue aux particuliers,]j s ^^gifTent avec plus de prudence & plus de secret dansi ses regardent la grandeur & la conservation deî Cc at ’ êc quhls distribuent fort également les peines & les^Penses. Le Prince en composant son Conseil, a sur-Z c e gard à sage , & sait exercer les Charges de judicaturèw 1 }* qui ont le plus d’experience , & ceux-cy donnentS ì° urs audience aux parties, 3 c jugent les prôcez fur

la guerre d’une façon bien particulière. Touspi u jj ^ font capables de porter les armes font départis enc,.] a p Urs Regimens, & logez en des quartiers destinez pourÇ a OUS les Ingarafes , qui font comme leurs Mestres del' 0r jP'■ Ainsi dés que l’occasion fe présenté, on fait passerp ui£r re d’un quartier à l’autre, & par ce moyen on met unefces^te armée sur pied en fort peu de jours , lans quhl soitc 0nr ‘ n de faire de nouvelles levées, par ce que les places sontlui ^vóes aux fils des Soldats qui succèdent à leurs peres, &hu., c °ûtent au Prince que ce quhl leur fait payer pour

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Vfçj^Ppointcmens, puisquhls apportent avec eux leurs vi-

ft^ur bagage. Leur Pays est plat, uni & marécageux ;S>bie rcs dertile en bétail, en vin , en coton, en y voire, endc cn chevaux. L’air y est fort bon & sain, quoy°nt n ^ ^marque fort peu de changement aux saisons. UsHérité de fer dont ils forgent toutes sortes d’instru-Sui f - Coutils ; mais ils n’ont ni or ni argent monnoyé, ccft r ait quhls échangent tout, aussi-bien entr’eux qu’avec lesc llirs n ^ rs .Leur plus grand commerce consiste à troquer des^dci ^ CS ^^laves quhls font à la guerre. Ils ont entr’euxl«s difference de Nobles & de Roturiers. Us appellentii eiïl ' ers Sàhibobos; Ce sont comme des Chevaliers pour^ r ar>H 0nt beaucoup de respect ; mais moins que pour lesfo nt qu’ils appellent Tenhalas. C’est parmi ceux-cy quhls

5cc Qrri e t ;ctìon de leur Roy ; mais il faut qu’il ait trente ansc °Uv ^ * S ‘ Dans le temps que le Pays des Jalofes fut dé-iti 0rt par les Portugais, Biran ayant été élu Roy aprés lati>é p son pere, à l’exclusion de ses deux freres aînez, futav 0 í r ^pX; & Beomi frere utérin de Biran,avec qui iltîijljjr^iours été fortement uni, prit les armes pour faireS ^oie élection en fa faveur, voyant que les deux autres3u 0v ^ rendus odieux par leur mauvaise conduite , maisil il eût une belle armée, fes amis l’abandonnerent, &iloy >° n traintd’aller mandierdu secours en Portugal. Le'^'irie T H' aprés savoir fait instruire en la Religion Chrê-íVe c * so fit baptiser avec toute fa famille, & le renvoyaâeç D e stote considérable, sous la conduite de Pedro VazC ^fe rf 5 au 9 uel n donna ordre de bâtir un Fort à l’embou-fraic-tr L rivière de Senega, dans le dessein quhl avoit de(j Cr fi us avant dans l’Afrique jufqu’au Pays des Abif-l °Us c ° nt ‘i n avoit qu’une connoissance bien confuse ; maisSelcT grands projets avòrterent.

ce que le sieur de la Croix rapporte dans le quatrié-t Miyc rile de fa Relation de f Afrique, ce Cap Vert est un

^0r at1 lt: âe la Nigritie où son voit quantité de citronniers,5 rdeu r ^ e f s st & palmiers, dont sombre peut garantir desUtig c S brûlantes de ce climat. II y en a des espaces de* a 'fc c^ ns - Leurs cimes surfissent si proprement, que fanssoill e ^rusion elles se mêlent, & son pourroit dire que dec °'orp n tes >ches ne font qu’un plat-fond soûtenu par milleparité Cs P at urelles ; leur dessus paroît comme une char-&bi er Pairie. Le Pays nourrit une prodigieuse quantité de"c bêtes farouches, de petites vaches, & des mou-f'cfi } ceux de Barbarie à queue traînante de demi-de s cabris C n grand noipbre. Le ris & le millet^itau 2a * C outre avec de seau , titnnent lieu de pairi aux^ ' qui dardent les poissons dans la mer, 3 c les rnan-l^es c arern ent. Ils chassent de même, en lançant des za-rì fal> n ^ re ^ es btetes & les oiseaux. Le secret de tremperA v ìti H ric l Uer Rs armes à feu , leur est inconnu. Ils boiventi a tb re , c palmier. Ce vin est blanc & doux au sortir de?ílp S ' il devient si aigre en deux jours, qu’aprés ceû n en ÍÇauroit plus faire aucun usage. Ils ont abon-i 3 ag er e Coc ° s , fruit merveilleux qui donne à boire 8 c à6S ^ e tui °'? t kusernble. Les armes dont ils fe servent sont

Rs qu ..-Piques, des zagayes, des arcs, des flèches & des fa-jV s pendent à leur ceinture. Ils ont des chamcautìiean Cr * eur , s uuirs & l’yvoire quhls negocient. ên yj,ooup d’autres marchandises eomme de la poudre

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isor fur le bord du Senega, Lt du muse qui vient de plusoin. Il y a peu de chevaux ; quoy quhls soient petits ils nelaissent pas d'avoir autant de finesse & de beauté qùe ceuxde la côte de Melinde qui passent pour les plus beaux quonauifle trouver.

CAPACCIA. Ville du Royaume de Naples dans la Prin-cipauté Citérieure. Elle est lurnomiìiée Nuovœ , à cause dèC apaccia Vecchia, qui étoit autrefois fur une montagne oùl’on en voit encore les ruines qtii gardent son nom, au lieuque Capaccia N nova est dans une plaine. Elle a titre de Du-ché, & n'est guere éloignée de la mer & du lieu où fut san-çienne ville de Pesti. Son Evêché est suffragant de Salerne.

* Davity.

CAP ALITA. Ville assez grande des Indes Occidentales-Elle est dans la Province de Guaxaca', en un Pays plain , quiest rempli de brebis & de gros bétail, & ôù il y a quantité defruits excellens, particulièrement de ceux quhls nommentVin as óu Ananas & sandias. Us font gros comme des citrouil-les , & on les appelle en Europe Mêlons d’eau. Ces fruits sefondent en la bouche comme de la neige, & sont bons pourapparier la soif que cause la grande chaleur qu’il fait en cePays-là, qui est bas 8 c marécageux. II est situé proche de lamer du Sud. * Thomas Gage, Nouvelle Relation des Indes Oc-cidentales , i. part. ch. 9.

CAPANABASTLÀ. Grande Vallée de la Province deChiapa dans les Indes Occidentales , próche du Prieuré dèComitlan. Elle est considérable par le grand nombre de bé-tail qui s’y trouve, & qui nourrit non seulement la ville dèChiapa,mais aussi tous les lieux voisins.Cc qui contribue en-core beaucoup à la rendre renommée,c’est une grafide riviè-re qui sort dés montagnes de Cachumatlanes,&fe va rendreà Chiapa des Indiens, & de là à Tabafco. On y pefche unetres-grande quantité de poisson ; mais elle est cause de plu-sieurs désastres qui arrivent aux hábitans, dont les enfans jauflì-bien que les veaux & les poulains, lorfqu’ils appro-chent du bord de seau sont bien souvent dévorez par le»crocodiles, qui sont en grand nombre dans cette rivière, &friands de chair. Quoyque la ville de Chiapa & Comitlansoient dans un climat extrêmement froid, à causé que cesont dés lieux situez fur les montagnes , comme la Vallée déCapanabastla, est dans un fond, il y fait tres-chaud,& depuisle istois de May jusqu à la Saint Michel, il y arrive souventde grands orages, accompagnez de tonnerres 8 c d’écláirs. Léprincipal bourg, où il y a un Prieuré qui s’étend vers Soco-nuzeo, s’appelle aussi Capanabastla. II est habité par plus dehuit cens Indiens. Celuy d’ízguintenango qui est encoreplus grand, est au bout de la Vallée vers le Sud, & au pieddes montagnes de Cuchumatlanes. Le bourg de Saint Baí-thelemi que l’on trouve à sautre bout de cette même Val-lée vers le Nord , est encore plus grand que ces deux là.Toiis les autres sont situez vers Soconuzco où la chaleur vatoûjours en augmentant, aussi-bien que les tonnerres & le‘séclairs, parce quhls approchent plus des côtes de la mer duSud. Quand à la Vallée , elle peut avoir quarante milles delong, & dix ou douze de large. Outre la grande quantitéde bétail que son y trouve, il s’y recueille tant de coton',que c’est la principale marchandise du Pays. II s’en faitquantité de mantes, & les Marchands les y viennent acheterde divers endroits, si ce n’est que les habítans lés changentpour du Cacao avec ceux de Soconuzco & de Suchutepegne»II n’y croît point de froment ; mais il y vient beaucoup deMahís. * Thomas Gage , Nouvelle Relation des indes Occident'•z. p art. ch. 14.

CAPANaCIA. Hôtellerie célébré en Italie, prés de la-quelle ôn voit les ruines de l’ancientie ville de Vicus MatrinuCette Hôtellerie est située proche de Sutry, dans le Patri-moine de Saint Pierre, Province de l’Etat de l’Eglise.* Ma-ty , T>iâ de Uoll. ïjoí.

CAPÀNONE. Bourg òu village de la Toscane dans léPi fan. Quelques Géographes le prennent poúr l’anciennéTriturita. 11 est situé fur l’embouchûre de là rivierê d’Ârnoi* Maty, Dict. de Holl. I70I.

CAPAR. Rivière d’Afrique qui arrose le Pays des Nè-gres. Elle a fa source en des montagnes nomméesMacamá-la, où l’on voit une grande roche de cristal..* Dê la Croix j,Relation d‘Afrique, Tome 2.

CAPARA; Petite ville d’Espagrìe âú Royaume de Léon.Elle est située dans la Province d’Estremadure prèíque aúmilieu entre Merida & Plaisance. .

CAPARDIEL ou Zapardiel. Rivière d’Efpagne dans léRoyaume de Léon. Elle arrose Médina de Campo, & cofi-1 T11