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ïulV ^ en ^ urent chassez par les Narfes, fous l’Empereur*nien , qui la rétablit dans fa premiere splendeur , aprés<L Elle fut détruite par les Lombards,& depuis elle cnan-p “ c v situation , ses habitans ayant bâti une nouvelle Ca-] a e a deux milles de-là, se servant de ses ruines, & ne vou-ij * point abandonner un Pays li délicieux & íi fertile, oùtoi EtT1 ^ e que la nature s’cfforce de donner à l’hommev j e Ee qui se peut imaginer d’utiìe & de commode pour lat r . * n c faut pas s’étonner si l’abondance, qui s’y rencon-q.. 1 de toutes choses, amollit tellement farinée d’Annibal,Ji e ‘Cfut ensuite incapable de combattre. On voie encoreCtS e jf es antiquitez de cette ancienne ville, à travers lesron-p a i . les épines, principalement celles des Temples, desp * s 8c.des Théâtres, avec une infinité de Colomnes Sc deRie r^ Ues ' L on y admire aussi fous terre des voûtes prodi-Vo' U j«P our ^ur longueur & pour leur hauteur, des reícr-d eau, & autres bâtimens.
f) a n ouvelle Capouë est Archiépiscopale, fortifiée par lebri Ve ^oltourne,Lc défendue de pluíieurs bastions faits dela^ 6 5 êc d’un Caâteau fl tnqué de tours avec un fossé tres-Eaf' ^ Ur ^ a ?otte par où l’on entre dans la ville du côté deon voit Saint Sebastien , representé en peinture ,l, a j^ de flèches, avec ces mots écrits à ses pieds, Sanfte Se-tnl ií ‘r' e ora P ro nobtí\ Sc au dessus, N olt tuners , quia protectorhzí tim ' plâce du Marché est environnée de quantité debass* édifiées , & au milieu il y aune Fontaine avec sonde f-^orné de pluíieurs Statues. La Maison de Ville & celleder . Ehevêque f° nt ^ es P* us heaux Palais deCspouc. Ceflui dans !a grande Place , assez proche du Dôme,
' H-sUss Cathédrale, médiocrement grande, êc ì plata nc j * a c °mpartimens dorez. Elle est ornée de fa tour,aussiciac >e que les Sépulcres qu’on y voit. Celle de l'Annon-r onn C ' considérable par son Architecture , & toute envi-lx q ee de pilastres canneîez, qui sortent hors de la muraistu’j.ç 011 plat-fond est riche dans ses dorures & dans ses pein-( pj a / Les Chapelles qui sont autour de cette Eglise sont'tr^^es d une telle maniéré , qu’on les découvre d’une ex-L'P >rr 3 Vautre, ornées aussi de peintures fort exquises.
° de des Dominicains est remarquable par fa grandeure Ur j r hs Tombeaux fort anciens. II y a encore des chosesÇ 0 H r S è v°ir dans celles des Jésuites, des'Cipucins & desvissa lerS- La ville est assez peuplée. Ses Citoyens sont ci-p ro 1x Etrangers, & son y voit beaucoup ae Noblesse,*1 «n r tn les habits, & fort polie dans ses mœurs. * four nulú'ìt r C ^‘ l S e de France & d 3 Italie Jouvin de Rochefort, Voyager 'de Malte.
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Peuples de l’Amerique Septentrionale. Cette
tr ent “‘ " a presque rien de sauvage. LeOr climat est sur let,, C .stdatriéme degré de latitude. Ils jugent par leurs loixti c ^|- r ENrs Coutumes, & chacun y jouit de son bien en par-SiTl nsl>étenduè ’ de terre ’ L a ri 1682. M de la Stlleíi a A e fl Ue s François étant abordez vers le lieu où sont lesatlons ^ es Cappa, ils vinrent les reconnoître en canot,le s ^ ar d accepté le lignai de paix qu’ils l»ur presenterent, ilsstduisirent dans leur village, où les François étant arri-me 1 senr une tres-grande multitude de peuple ,au milieuCh e 5? ue . lle àoient plusieurs Archers rangez par file. Letcp» dju avoit pris M. de la Salle par la main, déclara à tou-tt c demblée qu’il étoit envoyé par le Roy de France pourso sp nno ;t r e l’Amerique Septentrionale, & pour prendre^e s ^uplessoussa protection, ce qui fut reçu avec aegran-CA 3 n3 Uesde j°yc**No.''vrist Pelât. de íAmerique Sept.169-7.5u tre r P^DOCE. Grand Pays de sAíïe Mineure, qui a eu^°bt lP 1S dtre de ^oyaum-. Ce Pays qui s’étend jusqu’aulatj c L' Ux 'n,a pour bornes à sOùest, la Paphlagonie, la Ga-^ Une partie de la Pamphilie ; au Midy, la Caramanie;Ve, Va,U ’ LAntita.urus prés de la petite Arménie,le Mont^bti ^ une partie de sEuphrate ; & au Nord,le Pont-
^anr'^ 00 r ' va g e a sétenduë d’environ quatre censcin-boq e ss 11 sies,ou cent cinquante de nos lieuës; mais Stra-S uì e , 1 k pL JS grande longueur de la Cappadoce, prise^It&r Lycaonie & la Phrygie jufqu'à sEuphrate, versïsos j 1 Arménie, que de trois mille stades, ou cent trente-ÌUsqy» e n ° S henës;& fa largeur,prise depuis la mer Majeureftaj çs au m ont Taurus , que de dix-hujt cens quatre-vingtîriijj. ?.^u soixante Zc seize de nos lieuës. La Cappadoce an U i X Principaux Lycaste , Vatiza, Neo-Ceíârée, CeTabaok "Vazi, Cnirisonde,Trebizonde, Derbe, Ccsarée,^o nc , Nazianze, Cucuse, Saíum, Sentine, Quisso ,
c 0 q, àueli, Anarsuran, Tascia, Arcaloga, Suvas, Jani-‘Uorme. Amasse est la ville capitale de la Cappadoce.
Ses Montagnes font l’Antitaurus,le Scordisque & l’Argée;
C - Pays, quoy que plus avancé vers le Sud que ceiuy duPont, est pourtant plus froid. II produit du bled , fur toutdu froment ; mais le terroir le plus avancé vers le M:dy, &au dessous du mont Taurus, porte peu d’asbres fruitiers, Scne sert que de patinages, comme plusieurs autres Contréesde cette Province. Ce qui est autour du mont Argée,estentierement stérile, Sc un peu plus loin on trouve une cam-pagne assez longue, toute pleine d’un feu caché ; de forteque les habitans font obligez de chercher ailleurs les chosesqui leur font nécessaires pour.la vie. Toute laCippadoceest presque lans bois; mais le mont Argée a une grande fo-rêt qui supplée à ce défaut. Les lieux qui sont au dessus sontremplis de feux cachez, & il y a de seau froide qui ne pa-roît point , le dessus étant couvert d’herbes pour la plusgrande partie. II y a aussi quelques endroits marécageux ,d’où l’on voit sortir des fiâmes la nuit, ce qui est eau le quele bétail tombe quelquefois dans des fosses ardentes. CePays nourrit toutes sortes d’animaux, principalement deschevaux & des mulets. En général,les Cippadociens étoieutrudes;mais ceux qui demeuroient vers la Comane Pontique,étoie-nt délicats. Ils parloient une Langue barbare,& nonpas la Grecque, & payoient au Roy de Perse , outre unecertaine somme d’argent, quinze cens chevaux,mille mu-lets , & sept cens brebis. C etoient de sort bons hommes decheval, & ils se plaisoient à erre gouvernez par des Rois,disant qu’il leur étoit impossible de vivre en liberté,fan?avoi’r quelqu’un qui les commandât. Le premier qu’ils reçu-rent pour leur Roy fut Ariarate , qui eut plusieurs succes-seurs de son même nom. Ensuite la Race Royale ayant man-qué, ce Peuple, allié des Romains qui luy permettoient devivre libre, choisit pour Roy Ariobarzane vers fan 646. dela fondation de Rome. Ce Prince ayant été plusieurs foischasse par Mithridate, fut rétabli par Pompée. Ensuite Ar-chelaiis, qui étoit d’une autre famille , & que ConstantinPorphyrogenete dit avoir été gendre d’Henry Roy desJuifs, fut élevé au Trône ptr Marc-Antoine. Aprés fa mortles Romains réduisirent la C ippadoce en Province,sous Au-guste, selon le memi Constantin, & dans la quatrième an-née de l’Empire de Tibere,selon d’autres. Depuis ce temps-là ce furent des Proconsuls qui la gouvernèrent! Elle vintensuite sous s obéissance des Empereurs Grecs, qui tenoienttout le Levant que les Romains avoient conquis. Vers fan1260. Alexis Comnene, pere de Théodore Lalcaris, établitun nouvel Empire à Trebisonde, qui comprenoit la Cappa-doce & la C,dchide.
La partie Mediterrance de la Cappadoce fut appellée au-trefois Leucofyrie , ce qui est caufc qu’Herodote a donné lenom deLeucolyricns à tousîesCappadocicns.Quelques-unsappellentaujourd’huy la Cippadoceàr<rJrL,nomquiest com-mun à la Gaiatie & à la Paphlagonie. Les autres sappellentGcnjch Sc Toccaf, mais Leunclave &■ Geoffroy disent que cenom est encore commun à !a Ga;anc & à ía Paphlagonie.Toute t ois .on prend communément Toccat pour la Cappa-doce. Quant au nom d ‘Alaih-he que Pinct luy donne , oncroit qu’il est pìûtôt dû à la petite Arménie, que quelqucs-uns appellent Alai lie Sc Anadatile- 11 y avoit en ce Pays làquantiié de Magts, & plusieurs Temples de Dieux Persans.Us assommoient les bêtes à coups de levier, & ne les égor-goient pas. Ces Mages, que l’on nommoit Pyretes, avoientun Autel où ils gardoient force cendres, A un feu qui nes’éteignoit j imais. Us entrçient tous les jours dans sencein-te où sAutel ctoit, & saisoient leurs imprécations,en tenantdevant le feu prés d’une heure de temps, un faisceau deverges, Sc portant fur la tête une mitre avec des bandes quipendoient des deux cotez, Sc qui leurtrouvroient les lèvres.Cria fe pratiquoit au Temple d’Anaïte & d’Aman , dont laStatue étoit portée en pompe. Les Cappadociens tenoientaussi pour Dieux les Jumens & les Montagnes. * Davity,Cappadoce.
CAPRANICA. Ville de l’Etat de l’Eglise dans le Patri-moine de Saint Pierre. Elle est située fur une colline, entrele Lac de Bracciano & ceiuy de Roneiglione. Cette ville,quia été assez bonne, devient tous les jours moins considérable.* Maty , D’ttionna'rc de Hollande , 1701.
CAPR ARA. Ifle du Golfe de Venise, située fur les cô-tes de la Capitanate, Province du Royaume de Naples. C’estla plus Septentrionale de celles de Trimiti. U y a des Géo-graphes qui la prennent pour l’ancienne Teutria ; & d’autresdisent que Teutria est fille de S. Domin. * Maty, Dict. deHolU 1701.
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